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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 08:38
 
 
( Théophile Gautier est né à Tarbes, où je vis maintenant. Baudelaire
lui a dédié "Les fleurs du mal". On a donné son   nom à un lycée, où 
 d'ailleurs d'autres hommes de lettres ont été élèves, comme  Jules
Laforgue, et Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. )
  
 
 
 
 
LYCEE-T.-GAUTIER.jpg
 
 
 
 
 
 

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,9460967230_62e71cbb59.jpg
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,2606314595_1a252728d7.jpg
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,                    
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,2176352671_a2d2c664e9.jpg
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.
 
 
                     Théophile Gautier, Premières Poésies
 
 
 
 
T.GAUTIER.jpg
 
                                                                       Théophile Gautier
 
 
(Biographie trouvée sur Wikipédia)
 
 
 
 
 
 
Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, est un poète, romancier et critique d'art français.
Né à Tarbes, Théophile Gautier est cependant parisien dès sa première enfance. Il fait la connaissance du futur Nerval au Collège Charlemagne et s'intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu'il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse bataille d'Hernani, le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833 dans Les Jeunes-France.
Il publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Le Roman de la momie, 1858).
En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse d'Émile de Girardin : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires…). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une larme du diable, 1839). En mai 1845, il accomplit un grand voyage au-delà des Pyrénées dont il rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). D'autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.
En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire dédie Les Fleurs du mal au « poète impeccable » et Théodore de Banville salue le défenseur de « l'art pour l'art », précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle » écrit Gautier dans son poème L’Art, dernier pèce de Émaux et Camées, édition de 1872).
Il continue à publier des articles ou des poèmes mais aussi une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il est nommé bibliothécaire de la princesse Mathilde et fréquente les salons littéraires du Second Empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner… et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré…).
Il meurt en 1872 laissant l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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commentaires

C

Bonjour Cacao


Ce poète en autre a eu une vie bien remplie.. Merci pour toute ces infos sur son parcours littéraire et artistique.... j'ai beaucoup apprécié le poème.


Gros bisous et belle journée


Chronique
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C


C'est gentil Chronique. Merci beaucoup. Bisous.



L

formidable poétique qui chante une douce mélodie....je me laisse emporté par cette mélodieuse  harmonie....dans laquelle vogue le joli temps de vie....celui que dans l'été on
vit....merci... belle journée à toi
bisesssssssssss
claude

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C


Le poète rend hommage au poète, en vers ! Merci Claude. Grosses bises et bon 15 Août.



M

...pas facile à retenir enfant quand il fallait le réciter. Aujourd'hui, nous l'appréçions différemment!


Gros bisous du jour de Mireille du Sablon
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C


Heureuse que tu vois maintenant Théophile Gautier d'un autre oeil ! Grosses bises.



P

Et dire qu'en classe je ne l'aimais pas ! En lisant le charmant poème que tu as sélectionné, je n'ai qu'une envie :
faire comme lui ! Beau mardi Cacao   Gros bisous
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C


Bonjour Paulette ! Oui, ce poème donne envie de profiter des heures calmes de l'été. Belle journée. Grosses bises.