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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 10:01

     

 

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                   Cacao, dit Prunie L'Aventurière, tu connais la route qui arrive face à

 

la falaise. Il faut éviter de rouler trop vite pour prendre le virage à gauche, si l'on

 

veut ne pas courir de risques. Il y a déjà eu beaucoup d'accidents. Rarement

 

graves, sauf un. 

 

C'est là aussi que, contre le rocher, les allemands ont fusillé pendant la guerre

 

un jeune résistant. Une plaque à sa mémoire y est accrochée. Longtemps sa mère

 

est venue fleurir l'endroit, jusqu'à son décès.

 

Le lieu ne manqua de fleurs que quelques mois, ensuite ce fut le tour d'une autre

 

maman d'apporter des bouquets. Une dont le fils s'était tué en voiture, s'écrasant

 

de plein fouet contre la falaise. On a dit qu'il allait trop vite, ou s'était endormi au

 

volant. Un malaise était peu probable, car il était fort jeune.

 

Comme elle vient de mourir aussi, je pensais qu'il n'y aurait plus de fleurs . . .

 

Et bien, figure-toi qu'il y en a, et que c'est moi qui les y ai mises !

 

Mais, chut . . . C'est un secret, juste entre toi et moi. J'ai promis. On m'a demandé

 

de les déposer très discrètement, en prenant bien soin que personne ne me voie.

 

Tu te demandes pourquoi ? Je ne connaissais ni sa mère, ni ce jeune homme, donc

 

tu es bien intriguée n'est-ce pas ?  

 

Je sais que je peux te faire confiance, alors ce grand secret, je vais te le dire.

 

Parmi toutes les dames chez lesquelles je travaille, il en est une qui m'a demandé

 

de le faire. Son nom, tu ne le sauras jamais, n'essaie pas de m'interroger. 

 

Elle ne peut s'en occuper elle-même car son mari ne doit surtout pas le savoir.  

 

Depuis le drame, elle n'a cessé de penser à  la pauvre maman. Et la culpabilité

 

l'a torturée. Mais elle ne pouvait pas parler.

 

L'accident n'avait à priori pas eu de témoin. Pourtant, il y en avait un. Elle.

 

Non, Cacao, elle n'était pas en voiture, elle ne l'a pas croisé, ne lui a pas coupé

 

la route. Elle était à pied, loin en arrière, dans la ligne droite qui mène au

 

virage de la falaise, si bien qu'elle a tout vu.

 

Pourquoi n'avoir rien dit ? Parce qu'elle était mariée. Et alors, diras-tu, où était le

 

problème ?

 

Car tu ne connais pas encore le grand double-secret.

 

Elle seule sait. Que ce n'était pas un accident, mais un suicide. . . Et elle seule en

 

connaît la raison. Enfin, toi et moi aussi maintenant . . .

 

Le jeune homme était son amant. Il en était absolument fou, et voulait vivre avec

 

elle. Longtemps elle lui a promis de quitter son mari. Elle a souvent pensé à le

 

faire, elle hésitait, ne pouvant s'y résoudre. 

 

Mais ce soir là, elle avait pris sa décision. Tandis qu'ils roulaient, elle lui annonça

 

qu'ils ne se verraient plus, que c'était mieux ainsi. Il s'arrêta au bord de la route.

 

Pendant plus d'une heure, assis près d'elle, il la supplia, essaya de la convaincre.

 

Rien n'y fit, ni la colère, ni les larmes. Elle lui dit qu'il l'oublierait, qu'il avait

 

toute la vie devant lui . . . 

 

Alors, il lui demanda de descendre. Elle prit cela pour de la rage lorsqu'il démarra

 

à fond de train. Les feux arrière s'éloignèrent de plus en plus vite dans la nuit.

 

Elle songea à la falaise. Pourvu qu'il n'ait pas un accident !

 

Non, Cacao, il ne rata pas le virage. Il fonça de plus belle. Droit devant lui.

 

Il ne tourna pas le volant, elle vit qu'il n'essaya pas . . .

 

Voilà. Maintenant tu sais pourquoi, de temps en temps, quand il y aura peu de

 

passage, j'irai porter des fleurs là-bas . . .

 

  

 

 

        

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Published by cacao - dans PRUNIE ET CACAO
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 09:26

BON LUNDI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 10:46

bon dim 

 

 

 

Tout se perd... même au lit..

-"T'avais l’habitude de me tenir la main quand nous étions jeunes.  
Le mari lui prend la main, puis tourne le dos et s'endort.
À peine assoupi, il entend sa femme :
   
-"T'avais aussi l’habitude de m'embrasser."
Un peu irrité, il lui donne un petit bisou sur la joue et se retourne pour dormir.
Quelques minutes plus tard, il entend :
- "Même que, des fois, tu me mordillais le cou."
 Exaspéré, le mari repousse les couvertures et se lève brusquement, énervé...
Surprise, la femme lui demande :
- "Mais où est-
ce que tu vas ?"
Le mari répond :- "Chercher 
mes dents !!!  
 NB: si je vous envoie ce message en grand format.... c'est pour vous éviter d'aller chercher vos lunettes... !!!!!
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 12:02

VERFTIGE 4

 

 

 

Pour lire les 2 histoires précédentes, cliquez sur :

 

            Du 7e étage au 7e ciel ? ( 1 )      et 

  

 

 

Du 7e étage au 7e ciel ? ( 2 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prunie parlera à fille. Dès la verra. Pas d'autre façon. Associations de bénévoles ne donnent pas nom des membres. Ni  coordonnées. Que prénoms. Pas toujours réels. Ainsi.

 

 

 

Fille reviendra. Prunie essaiera. De trouver quelque chose à lui dire. Pour qu'elle ne saute pas. Quoi ? Ne sait pas encore. Sauf que c'est dommage. Pas suffisant. Trouvera mieux. Verra sur le moment.

 

 

 

 Le lendemain. Prunie va chez la dame. Comme d'habitude.  Suppose ne verra pas fille aujourd'hui. Vient souvent... Pas tous les jours... Quand même.

 

 

 

Circulation très dense. En approchant de l'immeuble. Comme souvent. Plus peut-être. Avancer doucement. Temps passe. Dernière rue. Tout à fait bloquée.

 

 

 

Réussir à se garer. Finir à pied. Dame attend. Besoin d'une présence. Va s'inquiéter.

 

 

 

Se dépêcher. Courir un peu.

 

 

 

Beaucoup de monde. Au pied de l'immeuble. Gyrophares. S.A.M.U. Police. Camion de pompiers.

 

 

 

Impossible approcher. Civière. Loin. Par-terre. Ombres autour. Blouse blanche. Pompiers. Recouvrent forme sur civière. Même la tête.

 

 

 

Prunie a compris. Ascenceur. 7e étage. Monde. Interdiction d'entrer.

 

 

 

Se présenter. Parlementer. Atteindre salon. Par miracle. Gens encore.

 

 

Dame. Très calme. Comme toujours. Sur lit médicalisé. Toute maigre. Et blanche.

 

 

 

Sourit à Prunie. Comme d'habitude. Répond au bonjour. Gentiment.

 

 

S'assoir sur canapé. Attendre.

 

 

 

Dame et elle. Se regardent. Simplement. Sans émotion particulière. Bruit autour ? N'entendent pas. Tout est normal. Silence habituel.

 

 

 

 

 

Prunie va se lever. Bientôt. Arranger coussins. Cette fois, dame va demander monter lit. Plus haut possible.

 

 

 

Prunie se rassied. Reste à regarder. Dame. Qui flotte. Dans l'espace. Toute blanche. Et maigre. Au milieu de l'immense baie vitrée. Entr'ouverte. Dans ciel très bleu. Avec juste quelques petits nuages. Blancs. Comme sommets montagnes. Si proches.

 

 

 

Bien plus tard. Nuit tombe. Prunie se lève. Froid commence à rentrer. Fermer la baie. Doucement. Convenir avec dame pas assez riche pour chauffer dehors. Comme d'habitude.

 

 

 

Dire au revoir. Entendre répondre au revoir. Tirer la porte. Lentement. Sans  bruit.

 

 

 

Prunie sait. Reviendra demain. Sera dernier jour. Dame sera morte. La trouvera. Toute maigre. Et blanche. Dans calme. Et silence. Habituel. De ce 7e étage.

 

 

 

Tout ira bien. Sinon pour le mieux. Dans le meilleur des mondes.

 

 

                                                                                  

 

                                                     F I N.

 

 

 

                                                                                     Cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:59

VERTIGE 5   

 

 

 

 

 

. . . La fille ne bouge pas. Prunie L'Aventurière songe à se lever. Pour arranger les coussins de la dame. Lui masser le dos. N'ose pas. Temps Bloqué. Arrêté. 

 

 

 

 Changement d'image. Très lentement. La fille referme la baie. Se retourne. Quitte la pièce. Vague au revoir. Porte d'entrée... Imperceptiblement... Silence absolu revient.

 

 

 

Prunie se rend compte qu'elle se déplace. Se voit debout. Remontant la dame sur les oreillers. Proposant à boire. Portant un verre. Parlant. Comme d'habitude. Sur le temps. Sur rien du tout.

 

 

 

La dame répond. Très bas. Comme toujours. Avec chaleur. Et intérêt. Comme si chaque mot était important.

 

 

 

Puis ferme les yeux. Prunie se rassied. Attend. Sans ennui. Dans ce silence. Si simple. Si doux.

 

 

 

« Cette fille, elle regarde dehors parce qu'elle va sauter dit la dame. Elle vient de plus en plus souvent. C'est normal. Je la comprends. Elle calcule. Comment elle fera... Dit toujours qu'il faut aérer... C'est pour bientôt. Je crois... » 

 

 

 

« Oui... C'est sûr. Quand même... C'est dommage. Il faudrait l'empêcher. »

 

 

 

« Mais pourquoi ! Si elle en a envie...  Elle a raison. Dans sa situation... Elle ne supporte plus. Elle est à bout. »

 

 

 

« Je le vois bien... Sans doute le mieux pour elle... Sera soulagée... Mais quand même... »

 

 

 

« Pourquoi ça vous gêne ? Moi ça m'est égal. Au contraire... Si ça lui fait plaisir... »

 

 

 

« Vous avez raison. A sa place... Seule chose à faire... Mais quand même... »

 

 

 

                                                                        Cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                           A     S U I V R E . . .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VERTIGE 3 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:43
 VERTIGE-2.jpg 
 

 

 

La fille est debout dans le salon. Près de l'immense baie vitrée. Immobile. Semble regarder au loin. Sans doute le ciel. Très bleu. Avec juste de très

petits nuages. Et la montagne. Si proche. Si "différente", vue de ce 7e étage.  

 

 

Prunie L'Aventurière voit la fille de dos en entrant dans la pièce. La dame est allongée. La tête calée dans les coussins. Comme d'habitude. Bloquée dans ce lit médicalisé. Si jeune encore. Toute maigre et blanche. Si blanche. Comme la montagne que la fille regarde. Peut-être.  

 

 

Prunie dit bonjour. Gaiement. Comme d'habitude. Comme si elle ne savait pas. Que la dame est en train de mourir. Doucement. A petit feu. A petite journée. Terminant son abonnement aux soins palliatifs. Sans regret. Sans envie d'y souscrire à nouveau. Même pour trois mois. Même pour un mois.

 

 

La dame répond bonjour. Faiblement. Mais gaiement. Comme toujours.

La fille ne bouge pas. Semble n'avoir rien entendu.  

 

 

Ce doit être elle. La bénévole qui vient parfois. Passer un moment avec la

dame. Lui remonter le moral. Lui parler.  

 

 

Prunie ne l'a jamais croisée. Connait juste son existence. Par la dame.

Qui a dit : Vous savez, cette fille est bien malheureuse ! Elle a beaucoup de problèmes. J'en ai les larmes aux yeux chaque fois qu'elle me raconte son histoire.

 

 

L'histoire, Prunie la connait. Vu que la dame lui en a parlé. Souvent. Tous les jours..

 

 

C'est vrai qu'elle n'est pas gaie l'histoire. Donne carrément envie de sauter. Par la fenêtre du 7e étage. Illico. Du moins c'est ce que Prunie ferait. Si la même chose lui arrivait . . .

 

 

Dans un sens, c'est bizarre de raconter des trucs si tristes à quelqu'un. Pour lui remonter le moral. Mais bon. La dame ne s'en formalise pas. Au contraire. Elle aime bien les histoires tristes. Parce qu'elle peut ensuite les répéter à Prunie. Qui les aime bien aussi.

 

 

Ainsi tout va pour le mieux. Dans le meilleur des mondes. Dans le calme de cette pièce. Où l'on a ôté des meubles. Pour pouvoir mettre le lit. Face à la télévision. Allumée sans le son. Comme d'habitude. Pour qu'on apprécie le silence. Et le temps qui passe. Doucement. Très lentement.

 

 

Prunie s'assied sur le canapé. Comme toujours.

Et la dame lui sourit. Comme d'habitude.  

 

 

La fille ne bouge toujours pas. Fascinée par le paysage. Ou endormie debout. Prunie ne sait pas...

 

 

 

 

                                                                                     Cacao.

 

 

                                                                                                          

 

 

 

 

 

 

                                                          A      S U I V R E   .  .  .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:39

 

 

 

 

 

HUMOUR-CHATS.jpg

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:34

cailloux lacmort faucille         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            L ' A M O U R   ET   L A   M O R T  

 

 

 

                                  . . . / . . . 

 

 

. . . Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse
A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
"Nous aussi nous aimons !"

Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
La Nature sourit, mais elle est insensible :
Que lui font vos bonheurs ?

Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,
C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.
Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,
Et vous laisse la mort.

Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ;
Le reste est confondu dans un suprême oubli.
Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :                                               
Son voeu s'est accompli.

Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines,
Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,                                 
Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines
Vous jettent éperdus ;

Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre
Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre                         
L'Infini dans vos bras ;

Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims,
Ces transports, c'est déjà l'Humanité future
Qui s'agite en vos seins.                                                                  

Elle se dissoudra, cette argile légère
Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ;
Les vents vont disperser cette noble poussière           
Qui fut jadis un coeur.

Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame
De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
Dans les âges lointains.

Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l'amour.
Chacun rapidement prend la torche immortelle                   
Et la rend à son tour.

Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,
Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,                      
De la tenir toujours : à votre main mourante
Elle échappe déjà.

Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
Il aura sillonné votre vie un moment ;
En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme
Votre éblouissement.
                                                                                               
Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
Si son oeil éternel considère, impassible,
Le naître et le mourir,

Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu !
Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,
Et pardonnez à Dieu !

 

 

 

 

Louise Ackermann (1813 - 1890)

recueil :Poésies philosophiques

 


Copyright © 1998 - 2013 - Toute La Poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 21:24

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:58

Bon café 

 

 

 

 

 

 

Si vous souhaitez lire la 1e histoire, cliquez sur :

 

                                                                                      Prunie L'Aventurière : Une fille dans le vent . . .

 

 

 

 

 

 

                                   

 

 

                       Depuis qu'elle travaillait chez la Veuve Douairière,

Prunie L'Aventurière savait que, chaque mardi soir, le petit-fils

venait dîner après son entraînement de rugby. Ces soirs-là, bien

évidemment, elle ne devait pas aider la vieille dame à mettre sa

chemise de nuit et sa robe de chambre avant de partir.

 

 

La mamie devait rester sur son 31 pour recevoir le jeune homme.

   

D'ailleurs, disait-elle, elle n'avait aucune difficulté à se

déshabiller seule. C'était bien parce que Prunie était là qu'elle

lui demandait d'habitude de l'aider . . .

 

 

 

Un mercredi après-midi, Prunie L'Aventurière arriva au travail,

fraîche et dispose, et dans les meilleures intentions.

 

 

 

- Pas de ménage aujourd'hui, Prunie, tout est propre.

Vous irez dans la buanderie, où vous trouverez le sac de sport

de mon petit-fils.

Il faut laver les vêtements à la main, car il y a des inscriptions

dessus.  

C'est fragile, la machine les abîmerait.

Faites ça dans le lavoir. Vous brossererz aussi  les chaussures,

qui sont très boueuses.

 

 

-  Comment ? Le lavoir n'a que l'eau froide ? Mais tant mieux !

   Laver cela à l'eau chaude ! Vous n'y pensez pas ! C'est fragile !  

 

 

 

- ? ? ?  ! ! ! ? ? ?

 

 

 

- Je vois que, comme d'habitude, vous faites semblant de ne

pas comprendre. Quelle mauvaise tête ! J'en parlerai à mon

ami M. V. le Président du Conseil Général . . . 

J'aimerais bien savoir pourquoi le Conseil Général ne m'envoie

que des paresseuses !  

Si ça continue, je vais demander quelqu'un  d'autre. 

Quelqu'un qui voudra travailler  . . .

 

 

 

          . . . Laver n'importe quoi , ou peigner la girafe, Prunie

L'Aventurière s'en moquait . . .  Elle s'exécuta.  

 

 

Quelques jours plus tard, en dînant avec des amis, elle raconta

son histoire.

 

 

-  Je me demande ce qu'elle va m'inventer la prochaine fois !

 

-  La prochaine fois ? Mais voyons, tu laveras les maillots de

    toute l'équipe !

 

 





 

   


 


 



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