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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:14

 

 

5182612555_cc21dc9fa6.jpg     Petit Noiraud, le seul des trois chatons à être

 

     resté dans le quartier, continuait à profiter de

 

     sa vie de chat libre. Parfois, il disparaissait

 

     quelques jours, revenait un peu éclopé, suite

 

     à une bagarre, mais jamais gravement.

 

     Pourtant, une fois, il fut plus sérieusement blessé

 

     que d'habitude. La propriétaire des poneys le trouva

 

     prostré dans la paille, une grande plaie au côté.

 

     Impossible de l'approcher, si l'on essayait, il

 

 devenait fou furieux. On aurait voulu l'attraper pour le faire soigner, peine perdue.

 

Cacao fut chargée de lui donner à boire et à manger dans la remise à paille.

 

Il s'était réfugié en hauteur entre les bottes. Elle lui plaçait la nourriture le plus près

 

possible, car il se traînait à peine. Il ne mangeait guère, ce qui était mauvais signe.

 

Chaque fois qu'elle y réussissait, elle pulvérisait sur sa plaie un désinfectant donné par le

 

vétérinaire. Le chat n'appréciait pas, mais après quelques jours, il comprit sans doute qu'on

 

voulait l'aider, et bougea moins. Même si le produit manquait souvent sa cible, envoyé de

 

trop loin, peu à peu la plaie commença à cicatriser légèrement.

 

Petit Noiraud mangeait de meilleur appétit et semblait plus dynamique.

 

Ce fut très long avant qu'il ne reprenne des forces.

 

Presque désespérant. La plaie était encore vilaine, il fallut mettre du produit pendant des

 

jours et des jours.

 

Enfin, Petit Noiraud mangea mieux, fit de petites sorties, très courtes, hors de sa tanière.

 

On reprit espoir et l'on eut raison. Il avait perdu du muscle, s'y reprenait à deux fois pour

 

sauter sur la charrette. Mais il voulait y arriver. Retrouver ses habitudes et son "restaurant"

 

favori.

 

Lentement, il redevint plus agile. On notait ses progrès avec joie. C'était un chat solide.

 

Il est depuis longtemps tout à fait guéri et continue sa vie semi-sauvage dans le quartier,

 

à la grande joie de Cacao.

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:53

 

 

5364295909_f7c7040ddb.jpg  Près de la maison de Cacao, se trouve

 

 un enclos, où vivent quatre poneys, et

 

 deux chèvres. Contre leurs abris, il y a

 

 une remise à paille, où un matin, la

 

 propriétaire des poneys trouva une 

 

 chatte et trois chatons nouveaux-nés.

 

 La chatte défendait ses petits, on ne pouvait l'approcher.

 

 Les deux filles décidèrent de la nourrir et de tenter de faire adopter les chatons.

 

 Elles savaient que c'était mission impossible, et ce fut le cas.

 

Trop de bêtes en pire situation étaient à placer. Les petits grandirent, éduqués

 

par leur mère. Il y avait quatre pensionnaires au "Restaurant de la Charette", que

 

vous connaissez bien maintenant.

 

On ne fit guère preuve d'imagination pour les baptiser. La chatte devint Minette.

 

Le chaton roux, Petit Rouquin, le tigré, Mini-Maurice. Et le noir, Petit Noiraud.

 

La propriétaire des poneys avait réussi à attrapper la chatte pour la faire stériliser,

 

puis, faute de mieux, l'avait remise en liberté auprès de ses petits. Tous étaient

 

en pleine forme, et semi-sauvages.

 

Le premier à partir faire sa vie fut Petit Rouquin. Puis ce fut le tour de Mini-Maurice.

 

On espéra qu'il ne leur était rien arrivé de fâcheux et qu'ils étaient heureux

 

ailleurs.

 

Un jour, longtemps après, on ne vit plus la chatte. Son sort inquiéta davantage,

 

mais peut-être avait-elle trouvé une bonne maison.

 

Le seul à être toujours là, c'est Petit Noiraud... 

 

 

   

 

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