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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:37

 

 

 

             Lorsque Brigitte, sa collègue était en congé, Prunie

L'Aventurière la remplaçait parfois chez Mme Deschamps. 

Qui habitait en rase campagne, comme l'on s'en doute.

 

Ces jours-là étaient agréables pour P.L'A. Travail facile :

Emmener la mamie faire ses courses à " Inter ".

Brigitte n'ayant pas son permis, elle allait à vélo à l'épicerie

du village voisin pour le "dépannage".

Le reste du temps, la mamie visitait les grandes surfaces, avec

un faible pour " Inter ", le plus proche il est vrai, grâce à

l'obligeance d'un voisin. Prunie n'en savait pas plus.

 

- Je suis bien contente que ce soit vous la remplaçante !

Allez, ma liste est prête, on va à " Inter". Vite,descendez les

sacs ! On boira plutôt le café en rentrant.

 

(Prendre le café avec les personnes âgées est l'une des activités

"principales" des aides à domicile. Avec des variantes, bien sûr :

Thé, jus de fruits,eau gazeuse, voire petit vin blanc, et plus si

affinités...  Le tout avec, suivant l'endroit, biscuits, gâteaux

maison, crêpes, gaufres, caramels, bonbons et chocolats, pommes,

poires et scoubidous-bidous.)

 

Voici donc la grosse Mme Deschamps et P.L'A. on the road again

vers le mythique " Inter". Après quelques minutes délicates :

Installation de la canne, du parapluie, (au cas-où, vu le ciel

sans nuage et le soleil donnant), et subsidiairement de la mamie,

dans la petite Ford Ka. Ce n'était rien par rapport à l'extraction

à venir, et le chargement qu'il faudrait caser ensuite... Car Mme

D. ne plaisantait pas quand il s'agissait de faire les courses à

" INTER ". Comme le chantait Renaud dans "Banlieue Rouge" :

"En cas d'guerre, en cas d'crise ou d'victoire de la gauche"...

 

Bref, tout se passa au mieux. Chacun revint, dans l'ordre,

s'attabler devant le café et les crêpes : Prunie, les sacs, la

canne, le parapluie, et la Mamie Nova. Un peu essoufflée, mais

ravie de tout ce qu'elle avait "trouvé" à " Inter ".

 

- Savez vous pourquoi, Prunie, j'aime aller "aux" courses avec

vous ?

 

- ... ( Prunie supposait dans sa tête que Mme D. adorait le fait

qu'elle avait comme elle une grande capacité à "branler"...)

 

- Comprenez-vous, d'habitude, j'y vais avec mon voisin.

Il est bien serviable, je ne dis pas... 

 

Mais, comme il n'a pas le permis, on y va en tracteur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by cacao - dans PRUNIE ET CACAO
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 10:01

     

 

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                   Cacao, dit Prunie L'Aventurière, tu connais la route qui arrive face à

 

la falaise. Il faut éviter de rouler trop vite pour prendre le virage à gauche, si l'on

 

veut ne pas courir de risques. Il y a déjà eu beaucoup d'accidents. Rarement

 

graves, sauf un. 

 

C'est là aussi que, contre le rocher, les allemands ont fusillé pendant la guerre

 

un jeune résistant. Une plaque à sa mémoire y est accrochée. Longtemps sa mère

 

est venue fleurir l'endroit, jusqu'à son décès.

 

Le lieu ne manqua de fleurs que quelques mois, ensuite ce fut le tour d'une autre

 

maman d'apporter des bouquets. Une dont le fils s'était tué en voiture, s'écrasant

 

de plein fouet contre la falaise. On a dit qu'il allait trop vite, ou s'était endormi au

 

volant. Un malaise était peu probable, car il était fort jeune.

 

Comme elle vient de mourir aussi, je pensais qu'il n'y aurait plus de fleurs . . .

 

Et bien, figure-toi qu'il y en a, et que c'est moi qui les y ai mises !

 

Mais, chut . . . C'est un secret, juste entre toi et moi. J'ai promis. On m'a demandé

 

de les déposer très discrètement, en prenant bien soin que personne ne me voie.

 

Tu te demandes pourquoi ? Je ne connaissais ni sa mère, ni ce jeune homme, donc

 

tu es bien intriguée n'est-ce pas ?  

 

Je sais que je peux te faire confiance, alors ce grand secret, je vais te le dire.

 

Parmi toutes les dames chez lesquelles je travaille, il en est une qui m'a demandé

 

de le faire. Son nom, tu ne le sauras jamais, n'essaie pas de m'interroger. 

 

Elle ne peut s'en occuper elle-même car son mari ne doit surtout pas le savoir.  

 

Depuis le drame, elle n'a cessé de penser à  la pauvre maman. Et la culpabilité

 

l'a torturée. Mais elle ne pouvait pas parler.

 

L'accident n'avait à priori pas eu de témoin. Pourtant, il y en avait un. Elle.

 

Non, Cacao, elle n'était pas en voiture, elle ne l'a pas croisé, ne lui a pas coupé

 

la route. Elle était à pied, loin en arrière, dans la ligne droite qui mène au

 

virage de la falaise, si bien qu'elle a tout vu.

 

Pourquoi n'avoir rien dit ? Parce qu'elle était mariée. Et alors, diras-tu, où était le

 

problème ?

 

Car tu ne connais pas encore le grand double-secret.

 

Elle seule sait. Que ce n'était pas un accident, mais un suicide. . . Et elle seule en

 

connaît la raison. Enfin, toi et moi aussi maintenant . . .

 

Le jeune homme était son amant. Il en était absolument fou, et voulait vivre avec

 

elle. Longtemps elle lui a promis de quitter son mari. Elle a souvent pensé à le

 

faire, elle hésitait, ne pouvant s'y résoudre. 

 

Mais ce soir là, elle avait pris sa décision. Tandis qu'ils roulaient, elle lui annonça

 

qu'ils ne se verraient plus, que c'était mieux ainsi. Il s'arrêta au bord de la route.

 

Pendant plus d'une heure, assis près d'elle, il la supplia, essaya de la convaincre.

 

Rien n'y fit, ni la colère, ni les larmes. Elle lui dit qu'il l'oublierait, qu'il avait

 

toute la vie devant lui . . . 

 

Alors, il lui demanda de descendre. Elle prit cela pour de la rage lorsqu'il démarra

 

à fond de train. Les feux arrière s'éloignèrent de plus en plus vite dans la nuit.

 

Elle songea à la falaise. Pourvu qu'il n'ait pas un accident !

 

Non, Cacao, il ne rata pas le virage. Il fonça de plus belle. Droit devant lui.

 

Il ne tourna pas le volant, elle vit qu'il n'essaya pas . . .

 

Voilà. Maintenant tu sais pourquoi, de temps en temps, quand il y aura peu de

 

passage, j'irai porter des fleurs là-bas . . .

 

  

 

 

        

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