Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 02:21

 

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Comment "gagner" une heure de travail… Sans travailler. . .

En étant payé. . . Evidemment !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Par "Cacao-Les-Bons-Tuyaux" (sur les conseils d'Hervé)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  LES    POTS    DE    RETRAITE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      C'était le temps où Prunie L'Aventurière travaillait dans une usine.

 
Le temps aussi où l'on parlait encore en francs. Voici l'histoire :

 

 

 

 

 

Dans cette usine, on fait les 3/8. Les équipes de jour, dont elle fait

 

partie, travaillent une semaine de 5h à 13h, la suivante de 13h à 21h.

 

Parfois 22 h, quand c'est nécessaire. Même si c'est dur de se lever à

 

4h du mat', que les matinées sont longues, on peut dire que les après-midis

 

sont interminables . . .

 

Enfin, à 19h, on a quand même le plaisir de la pause. Vingt minutes, que

 

tout le monde attend avec impatience. Manger un peu, discuter beaucoup,

 

avant de retourner finir la journée.

 

Il en était cependant un qui avait de l'imagination, pour échapper, parfois, 

 

au travail après la pause . . . Hervé . . .

 

. . . Juste avant la sonnerie espérée de 19h, il s'approcha un soir de

 

la machine de Prunie-L'Aventurière..

 

--  Tu vas au pot de retraite de Jean-Pierre Delorme ?

 

--  Non, non, je ne le connais pas. Je ne savais pas que tu avais travaillé

 

avec lui.

 

--  Pas du tout. Je ne le connais pas non plus. Mais, moi, je vais à tous

 

les pots de retraite. Pas toi ?

 

--  Non. Comment tu fais ? Il faut être sur la liste. Qui t'as invité ?

 

--  Personne ! Pour être sur la liste, il suffit de donner dix francs ! 

 

Quand j'entends parler d'un départ, je me renseigne pour savoir qui

 

ramasse l'argent, je donne dix francs, le gars m'inscris, et hop !

 

Je vais au pot de retraite. Tu sais bien que c'est une tolérance de

 

s'absenter dans ces cas-là. 

 

--  Mais tu n'as pas peur qu'on le remarque, que tu vas à tous les pots ?

 

--  Bof, la liste est dans le bureau du chef. Personne ne la regarde

 

jamais. Tu sais bien qu'il n'y a plus personne après 19h. A la rigueur,

 

s'il prenait fantaisie au régleur de me chercher, on lui dirait : "Hervé ?

 

Mais il est au pot de retraite, t'as qu'à vérifier, il est sur la liste ! "

 

Mais pourquoi veux-tu que le régleur pense à moi. Il a bien assez de

 

boulot quand on l'appelle sur une machine en panne. Et moi, je risque pas

 

de l'appeler, elle tombera pas en panne, ma machine !

 

--  Il y a longtemps que tu fais ça ? 

 

--  Des années. Personne s'en est jamais aperçu. Le régleur, du moment

 

que tu l'emm... pas, il voit même pas que t'es pas là. Je te donne ce

 

tuyau, parce que t'es sympa.

 

Et, sans seulement réfléchir que si tout le monde faisait comme lui,

 

on finirait bien par s'en apercevoir . . . à la première sonnerie,

 

le brave Hervé courut au vestiaire se changer.

 

 

                                                                       

                                                                  Cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 09:17

 

 

                                                 Pour lire la première histoire :

 

 

 http://cacao.over-blog.fr/article-prunie-l-aventuriere-une-fille-dans-le-vent-121379085.html                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

                                

 

 

                       Depuis qu'elle travaillait chez la Veuve Douairière,

Prunie L'Aventurière savait que, chaque mardi soir, son petit-fils

venait dîner après son entraînement de rugby. Ces soirs-là, bien

évidemment, elle ne devait pas aider la vieille dame à mettre sa

chemise de nuit et sa robe de chambre avant de partir.

La mamie devait rester sur son 31 pour recevoir le jeune homme.

D'ailleurs, disait-elle, elle n'avait aucune difficulté à se

déshabiller seule. C'était bien parce que Prunie était là qu'elle

lui demandait d'habitude de l'aider . . .

 

Un mercredi après-midi, Prunie L'Aventurière arriva au travail,

fraîche et dispose, et dans les meilleures intentions.

- Pas de ménage aujourd'hui, Prunie, tout est propre.

Vous irez dans la buanderie, où vous trouverez le sac de sport

de mon petit-fils. Il faut laver les vêtements à la main, car il y a des

inscriptions dessus. C'est fragile, la machine les abîmerait.

Faites ça dans le lavoir. Vous brosserez aussi  les chaussures, qui sont

très boueuses.

-  Comment ? Le lavoir n'a que l'eau froide ? Mais tant mieux !

Laver cela à l'eau chaude ! Vous n'y pensez pas ! C'est fragile !  

- ? ? ?  ! ! ! ? ? ?

- Je vois que, comme d'habitude, vous faites semblant de ne pas

comprendre. Quelle mauvaise tête ! J'en parlerai à mon ami

Monsieur V. le Président du Conseil Général . . . 

J'aimerais bien savoir pourquoi le Conseil Général ne m'envoie que

des paresseuses !  

Si ça continue, je vais demander quelqu'un  d'autre. 

Quelqu'un qui voudra travailler  . . .

 

 

. . . Laver n'importe quoi , ou peigner la girafe, Prunie L'Aventurière

s'en moquait . . .  Elle s'exécuta.  

Quelques jours plus tard, en dînant avec des amis, elle raconta

son histoire.

-  Je me demande ce qu'elle va m'inventer la prochaine fois !

-  La prochaine fois ? Mais voyons, tu laveras les maillots de

 toute l'équipe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 08:47

 

 

 

 

 

 

 

 

       - Vous l'avez depuis longtemps, votre chatte Mimine ? demanda

Prunie L'Aventurière à la vieille dame chez laquelle elle travaillait.

- Trois ans.

- Votre fille m'a dit que c'était une chatte perdue qui est arrivée un

beau jour.

- C'est ce qu'elle croit. Je vais vous dire une grand secret. Mais que

cela reste entre nous.

- D'accord.

- Il y a trois ans, ma femme de ménage était là. D'habitude si souriante,

elle avait l'air bizarre. J'ai fini par lui demander ce qui la "travaillait".

Elle m'a avoué avoir dans sa voiture depuis le matin une petite chatte.

Son  autre patronne lui avait demandé d'aller la perdre en forêt pour s'en

débarrasser. Elle ne pouvait pas s'y résoudre.

Alors, allez donc savoir pourquoi, moi qui n'ai jamais eu d'animaux, je lui ai

dit :

- Allez la chercher, on dira à ma fille qu'elle est arrivée toute seule.

Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête à ce moment-là, mais je ne

l'ai jamais regretté. Dès que j'ai vu Mimine, j'ai su que nous étions faites

pour nous entendre. Comme un petit miracle. Avec ma femme de ménage,

nous avons tout organisé pour son confort, elle s'est adaptée en un clin

d'oeil, et depuis, elle ne me quitte pas.

En effet, Mimine adorait se blottir sur les genoux de la vieille dame, ou

sur son lit, ronronnant à ses pieds.

Là, elle était dans le jardin. Les deux femmes l'observaient, Prunie avec

attendrissement, la mamie la couvant des yeux.

Elle faisait un petit tour d'inspection de son territoire. Soudain, elle

sauta dans la grande vasque de primevères, où elle s'affaira à essayer en

vain d'attrapper un papillon. Elle était si jolie à s'agiter au milieu de

toutes ces couleurs... Et les primevères piquaient un peu du nez...

- Si ma fille voyait ça ! Ses plantations ! Vous essaierez de les arranger

un peu, Prunie... Et puis, si elle n'est pas contente, on lui dira que c'est

le vent... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 22:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

                       Sur la nationale, Prunie L'Aventurière croisa un été un chien

qui errait. C'était un setter anglais, qui ne semblait pas savoir où il allait.

Soudain, il obliqua à droite, prenant le petit chemin menant chez Cacao.

 Prunie s'y rendit bien vite. 

Le chien était là, couché devant le portail, visiblement épuisé. Elles lui

donnèrent à boire, le nourrirent, puis essayèrent de comprendre d'où il venait.

Pas de nom sur le collier, pas de médaille, pas de puce électronique, ce qu'elles

firent vérifier par le vétérinaire. Que faire ? Comme d'habitude ... téléphoner

dans chaque mairie, fourrière, gendarmerie locale, laisser ses coordonnées et

attendre...

Trois jours passèrent, on promenait le chien, qui gambadait de tous côtés,

flairant des pistes d'animaux, mais revenait toujours.

 Le quatrième jour, un homme téléphona. Une fourrière lui avait donné le

numéro. Il cherchait désespérément son setter. Parti en vacances, il l'avait

laissé à la garde de son père. Un matin, le papi ne l'avait pas trouvé dans son

enclos, mais, peu inquiet, s'était dit qu'il allait revenir. Plusieurs jours furent

perdus avant qu'il ne se décide à prévenir son fils, qui rentra immédiatement.

Au téléphone, Prunie lui décrivit l'animal, tout correspondait.

Le chien avait fait plus de trente kilomètres dans la direction où était partie

l'auto de son maître.

 L'homme arriva bien vite, avec son petit garçon. Et là, il n'y eut pas de doute :

 le chien était fou de joie et n'avait de cesse de monter en voiture. On le laissa

 faire, l'enfant resta près de lui à le cajoler. Le maître remercia vivement , et

 jura que, dorénavant, il emmènerait la bête partout avec lui.

 Au moment du départ, on trouva le setter et l'enfant, rompus par tant

d'émotion, profondément endormis sur le siège arrière...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 10:11

 

 

 

 

 

 

 

 

         - Dites-moi, Prunie L'Aventurière, fit la mamie, vous le prenez,

vous, le compteur "LAINKY", (elle prononce comme ça)... Il paraît qu'il

est très controversé... cette histoire d'ondes... Ca me fait peur...

 

Prunie pensa en elle-même que rien ne pourrait aggraver la méchanceté

et la suffisance de cette vieille dame-là, vraiment plus "affreuse" que

la plupart de ses autres clientes.

 

- Je n'ai pas encore pris de décision, Mme Beurk, c'est vrai qu'avec tout

ce qu'on entend...

 

- Ah ! Mais attention ! Je vous vois essuyer mon écran de télé avec le

chiffon micro-fibres. Ce n'est pas la première fois !

Vous allez me le rayer ! Sachez que c'est un poste qui vaut très cher.

Et puis vous allez me détraquer les chaînes. Depuis que j'ai la T.N.T.

il faut faire très attention ! Vous n'avez pas la T.N.T. vous, ça se voit !

 

-Si,si, je l'ai...Tout le monde l'a... Ou peut l'avoir...

 

-Ah bon... En tous cas, tout le monde n'a pas un poste de cette valeur.

Vous ne vous rendez pas compte ! Vous allez finir par l'abîmer !

Arrêtez tout de suite avec votre chiffon !

 

Prunie, qui effleurait vaguement la surface de l'écran, comme d'hab,

juste par acquit de conscience, répondit :

 

-Mais Madame, il faut bien enlever la poussière, sans compter parfois

les "cacas" de mouches... (avec Mme Beurk, dire "chiures" vous aurait

valu la porte sur le champ).

 

-Alors trouvez une autre solution... D'ailleurs vous dites des bêtises, il

n'y a jamais de mouches chez moi. Et de la poussière, il y en a très peu.

Je suis propre, moi !

 

Prunie savait bien qu'il y avait peu de poussière, car aucune voiture 

ne risquait de passer le long de chez Mme Beurk. Sa maison se situait 

dans un immense parc, fort arboré, avec pelouses et superbes massifs

de fleurs, le tout très bien entretenu par un jardinier de la même 

association qu'elle. Mme Beurk n'en profitait guère, n'aimant pas sortir,

du fait qu'il faisait toujours trop lourd, ou trop froid, ou que le petit

vent qui soufflait n'était "pas bien chaud". Malgré tout, elle mettait

de temps à autre le nez dehors, pour faire sa provision de petits cailloux,

qu'elle lavait soigneusement ensuite, avant de les ranger dans sa "corbeille

à chats" sur un appui de fenêtre. Elle était bien obligée de sortir pour cela

vu que Prunie L'Aventurière avait toujours refusé de s'acquitter de cette

tâche.

Prunie ne put s'empêcher de dire :

- Oui, c'est sûr... comme vous ne voulez pas aérer, la poussière rentre

moins. Cependant, en hiver, le chauffage en met un peu. Et puis il en vient

aussi quand vous ouvrez pour jeter les cailloux sur les chats... 

 

Mme Beurk ne l'écoutait plus. occupée à son sport favori : jeter de petites

pierres sur les chats du voisinage, qui osaient venir gratter ses parterres,

et, de plus, y "faire". 

Sur des chiens, elle ne risquait pas d'en lancer, la propriété était ceinte

d'un haut mur, surmonté de "piques" métalliques. Prunie frémissait chaque

fois qu'un chat affolé, chassé par les cailloux, s'enfuyait en vitesse en

escaladant le mur.

 

- Ah ! Il a vite déguerpi, cette saleté ! Alors, vous me trouvez une idée

pour cet écran ?

 

Prise d'une inspiration subite, P.L.A, sachant que la dame maniait l'anglais

à merveille, répondit :

 

- Chez moi, j'ai un "pschitt, pschitt" (la mamie nommait ainsi tous les

vaporisateurs). Je m'en sers pour nettoyer l'écran de mon ordinateur. 

Ce serait sans doute très bien pour votre télé.

Le nom c'est "Screen Cleaner".

 

- Bon, je note. Justement je vais chez le coiffeur cet après-midi. J'en

profiterai pour faire un saut au supermarché. Comment vous dites déjà ?

 

- "Screen Cleaner", Mme Beurk.

 

- Et vous l'écrivez comment ?

 

Prunie, décidée à être méchante :

 

- Comme ça se prononce, Mme Beurk. Je ne sais plus très bien...

 

- Oui, de toute façon, comme vous n'avez aucune instruction... faut pas

vous demander la lune...

 

Et Mme Beurk écrivit, consciencieusement, et "comme ça se prononce",

"Sqwouine Clineur" sur son petit calepin.

 

Le lendemain, elle dit à Prunie que, comme d'habitude, elle avait raconté

n'importe quoi, et qu'aucun produit de ce genre n'était en vente.

Puis, tandis que P.L.'A. enlevait en boucle la poussière invisible dans tout

le salon, elle se lança dans sa gymnastique matinale : envoyer des cailloux

sur les chats...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 21:03

 

 

 

                                        Oscar, le chien d'Onésime est le même.

 

 

         Prunie L'Aventurière avançait bravement à travers champs.

Pas aussi vite qu'elle l'aurait souhaité, ses bottes en caoutchouc,

dans la terre spongieuse, la ralentissant un peu.

 

Grâce au magnifique plan du pépé, elle finit par apercevoir une

maison. Elle avait juste raté une petite route, omise par lui sur le

plan, et s'était retrouvée trop bas, sur le chemin de la rivière.

Soulagée, dès qu'elle fut à pied sec, elle retira ses bottes, remit 

ses chaussures, son plus beau sourire, et prépara son excuse.

 

Ce travail à peine accompli, elle vit se diriger vers elle un très

gros chien, genre bouvier, excessivement beau et pas du tout

menaçant. Il la conduisit vers un atelier, où elle trouva un

monsieur...( Onésime Petit ? ) occupé à casser des noix.

(occupation principale des petits retraités dans la région, de

l'automne à la fin du printemps. Ils amélioraient un peu

l'ordinaire en transformant la récolte en cerneaux, qui se

vendaient beaucoup plus cher que les noix entières).

 

Le monsieur n'était pas vraiment vieux, et l'accueillit très

gentiment.

 

-- Vous avez un beau chien lui dit-elle.

 

-- Ah ! Que Oui ! Et très intelligent . Il s'appelle Oscar, et

regardez, il est gros comme un petit veau !

 

L'homme s'était levé, et P.L'A. remarqua sa petite taille, en

accord il est vrai avec son patronyme. Il ne dépassait en fait la

hauteur de son chien que de la demie-poitrine et la tête.

 

-- Je suis bien chez Mme Henriette Petit ? Je viens pour le

ménage de la part de l'association.

 

-- Oui, oui, oui, elle va être bien contente de vous voir. Elle vient

de se faire opérer, et comme elle n'est pas encore bien solide sur

ses jambes, la mutuelle lui a donné ces heures pour l'aider.

Vous aurez de quoi faire, avec le chien, en ce moment, comme

humide ... j'ai beau lui essuyer les pattes ... il salit toujours un

peu ... mais il est tellement gentil ...

 

Henriette Petit, qu'il appelait bien entendu Paulette, était encore

plus jeune que son mari, fort avenante, et d'environ la même taille

que lui.

 

Elle ne sembla pas se formaliser du retard de P.L'.A, d'autant

qu'Onésime venait de lui indiquer qu'elle était venue à pied. Après

avoir donné ses instructions pour le travail, elle retourna dans

sa chambre. Elle marchait encore mal, s'étant cassé tibia et

péroné, dans une mauvaise chute, en allant appeler son mari, qui

promenait Oscar au bord de la rivière.

 

-- Vous comprenez, c'est boueux, dit-elle à P.L'.A., et

malheureusement j'ai atterri sur un rocher.

Quand il ne casse pas des noix, mon mari passe son temps avec le

chien au bord de la rivière, à embêter les pêcheurs.

 

Ils disent qu'il fait fuir le poisson en parlant trop fort. Le chien

s'amuse bien aussi, et  tous les

deux, ils ne reviennent guère propres !

 

P.L'.A. se dépêcha de faire au mieux son travail. Pour pouvoir

ensuite oser demander la permission de téléphoner, n'ayant pas de

portable. Elle comptait appeler un ami, suceptible de pousser sa

voiture, mais de cela, elle ne dit rien à Henriette et Onésime.

 

Le cher homme venait d'ailleurs d'annoncer qu'il allait jusqu'à la

rivière faire faire un petit tour à Oscar.

 

--  Tache d'être à l'heure pour dîner, répondit Henriette-

Paulette. Sinon, je te préviens, moi,je mange ! Tu te débrouilleras

avec ton chien !

-Ah! Ah ! C'est parce qu'avec Madame il faut manger en vitesse ! 

Après elle s'amuse avec son ordinateur ! Le fils lui a offert ça

pour qu'elle ne s'ennuie pas pendant sa rééducation, et depuis,

c'est la croix et la bannière ! Tiens ! J'aime mieux me taire et

aller à la rivière ...

Oscar ! Où es-tu mon Oscar ? Viens vite ! On va à la rivière.

 

Oscar ne se fit pas prier. Prunie resta avec Henriette-Paulette,

qui, satisfaite du travail accompli, lui offrit un café. Elle osa alors

parler de son coup de fil. Henriette accepta avec empressement,

très fière d'ajouter qu'avec Internet ça ne coûtait rien. Mais que

malheureusement elle ne savait pas aller sur le Net avec son

ordinateur, n'ayant pas encore réussi à comprendre les explications

laissées par son fils.

 

Et, comme il y a un Bon Dieu pour les pauvres gens, Prunie

téléphona, puis passa agréablement le temps en apprenant à

Paulette à se débrouiller avec Internet, jusqu'à l'heure fixée par

l'ami pour le désembourbage.

 

- Quand vous reviendrez, ne dites pas à mon mari que c'est vous

qui m'avez appris. Je lui dirai ce soir que j'y suis arrivée toute

seule ! Il sera bien attrapé, lui qui se moque tant de moi et de

mes "foutaises".

 

A partir de ce jour, tout alla pour le mieux dans le meilleur des

mondes entre Onésime, Henriette, Oscar et P.L'.A. On se

débarrassait bien vite du ménage, puis on passait aux leçons,

auxquelles Onésime assistait volontiers, entre deux séances de

cassage de noix.

Henriette-Paulette avait même raconté, en son absence, qu'il

veillait fort tard pour "surfer", et ne s'en vantait pas.

 

Mais Onésime ne devint jamais un vrai cyber-dépendant.

Préférant, et de loin, continuer à casser ses noix, bien tranquille

dans son atelier.

 

Et le reste du temps, tout le reste du temps, se promener vers la

rivière, par  temps sec ou boueux, pour embêter les pêcheurs en

parlant un peu fort.

 

On raconte aussi que l'été, près du Camping " Verte Rive ", il aime

bien regarder les baigneuses

patauger dans l'eau. Surtout si elles sont jeunes, ce qui n'étonnera

personne...

 

En tout cas pas son chien, Oscar, gros comme un petit veau.

 

 

 

 

 

                                                    F I N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                   

Partager cet article
Repost0
30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 22:14

 

 

 

 

 

 

                                       Enfin un indice ! Prunie L'Aventurière était soulagée ! 

 

Le couple lui indiqua avec force détails la route pour aller chez Onésime et

 

Henriette-Paulette Petit.

 

Elle suivit à la lettre leurs indications, précieusement notées sur le "carnet de

 

bord" qui ne la quittait pas. Elle y mettait les noms, prénoms, adresses,  numéros

 

de téléphone, âges approximatifs, caractéristiques principales de tous ses

 

clients, même très occasionnels. Les noms de leurs animaux, le travail effectué,

 

plus des remarques et critiques sur le caractère et l'attitude des protagonistes.

 

Le pépé, fort obligeant, lui dessina un plan. Toute ravigotée, elle repartit sur les

 

chapeaux de roues, appliquant scrupuleusement ce qu'on lui avait dit. Donc, bien

 

entendu, elle se perdit, et se retrouva dans un petit chemin sans issue. Puisqu'il 

 

débouchait sur la rivière, non loin du Camping "Verte Rive", bien mal-nommé en 

 

cette saison. "Caca d'Oie Rive" aurait mieux convenu, après les pluies

 

diluviennes de printemps.

 

Et, évidemment, en tentant un demi-tour audacieux, elle s'embourba.

 

Il en fallait davantage pour décourager une aventurière de sa trempe.

 

Elle tenta un peu de dégager les roues,  grattant dans la gadoue avec ce qu'elle

 

avait sous la main, le manche de son parapluie. Jugea vite fait qu'elle n'y

 

arriverait pas dans un délai acceptable. Enfila les bottes en caoutchouc qu'elle

 

laissait toujours dans son coffre ... Il faut être prévoyante lorsqu'on passe sa vie

 

à se promener en terre inconnue, voire en milieu hostile.

 

 Puis elle s'en fut à travers champs, ses chaussures à la main. Avec, en

 

bandoulière, son petit sac de travail.

 

Qui contenait : un tablier, des pantoufles, une bouteille d'eau presque vide,

 

quelques biscuits écrasés ... et le petit carnet.

 

Elle n'avait donc aucun souci à se faire, tout irait bien...

 

Une fois de plus, elle s'en sortirait...  

 

 

    

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 18:37

  

 

 

 

 

 

(Texte republié) 

 

 

 

 

                                                O   N   E   S   I   M   E 

                   

               

 

 

                  (CECI        E S T         U N E        H I S T O I R E        V R A I E)      

 

 

 

                                 Ce jour-là, Prunie l'Aventurière fut avertie au dernier moment

 

qu'elle devait remplacer une collègue pour faire le ménage chez Mme Henriette

 

Petit, dans le bourg voisin. En vitesse, elle regarda l'annuaire chez sa précédente

 

cliente, et s'aperçut avec ennui que le village comptait de nombreux Petit, tous

 

avec un prénom masculin. Aucune Henriette. On met le prénom du mari sur les

 

annuaires, et, même devenues veuves les femmes préfèrent le laisser. Elles ont

 

tellement peur d'être attaquées, P.L'A. le savait bien. 

 

Elle partit donc à l'aventure à l'adresse du premier Petit, Claude. Avec un peu de

 

chance, sa femme s'appellerait Henriette.  

 

Ce n'était pas le cas, Claude était célibataire, et ne voyait pas d'Henriette parmi

 

les Petit de sa connaissance. Il lui indiqua l'adresse d'un couple Petit d'un certain

 

age, qui pourrait éventuellement faire l'affaire. Mais, là non plus, la dame ne se

 

prénommait pas Henriette. P.L'A. commençait à se faire du souci, le temps filait,

 

elle serait bientôt vraiment en retard, et finirait sa journée à pas d'heure, comme

 

souvent. Sans compter les probables récriminations d'Henriette sur tous ces

 

gens pas sérieux qui ne voulaient pas travailler, alors que Le Bureau avait

 

formellement promis une remplaçante à telle heure pile.

 

Elle tenta un autre couple Petit, dont les précédents connaissaient l'existence,

 

dans un hameau un peu isolé. Ce n'était pas les bons non plus, Prunie sentait le

 

désespoir l'envahir. Ils ne voyaient pas du tout ... Henriette, Henriette, non je ne

 

connais pas d'Henriette, répétait la mémé pour la dixième fois. Ce qui énervait

 

Prunie. Tout le monde connaît au moins une Henriette, même si elle ne s'appelle

 

pas Petit ...

 

P.L'A. n'arrivait pas à prendre congé. Malgré ses remerciements, et ses adieux 

 

renouvelés, le couple tentait encore et encore de dénicher dans sa mémoire

 

une Henriette Petit. Madame répétait son leitmotiv, Monsieur réfléchissait, en

 

silence, ce qui était déjà ça. Et disait, de temps en temps, entre deux "Henriette,

 

Henriette ..." de sa femme :

 

"Attendez, attendez ... voyons, voyons ... Henriette ...". Et, zou, ce prénom

 

 relançait son épouse, qui recommençait son monologue.

 

Prunie était au bord de la crise de nerfs. Quand ses heures étaient payées, elle

 

supportait héroîquement les rabâchages des personnes âgées. Et avec le sourire

 

encore, jusqu'aux oreilles, même si en esprit elle serrait les dents bien fort.

 

Mais là, en plus de se rendre malade, elle allait perdre deux heures de travail,

 

faute d'avoir été capable de se débrouiller. Cacao se moquerait gentiment d'elle

 

ce soir, lorsqu'elle s'écroulerait chez elle pour lui raconter ses errances.

 

Comme je suis nulle se disait-elle, pas fichue de trouver une Henriette. Pourquoi

 

n'ai-je pas pensé à me renseigner à la Mairie, quelle idiote, mais quelle idiote ! 

 

Le temps d'y aller maintenant, il sera tard, Henriette me disputera bien sûr à

 

mon arrivée, elle téléphonera peut-être même au Bureau pour se plaindre.

 

Et voilà ! On me donnera encore moins de remplacements. On dira que je suis une

 

godiche et qu'on ne peut me confier que des clients dont j'ai l'habitude ... 

 

Alors que cette Henriette aurait pu me faire de l'usage, ma collègue en a pour un

 

moment, on doit l'opérer. Non, vraiment, je m'en veux, je m'en veux !

 

Et soudain, du fond se sa détresse, elle entendit le pépé s'exclamer, non

 

"Euréka", mais "Onésime" !

 

--  Onésime ! Onésime ! Je suis sûre que cette Henriette, c'est la femme

 

d'Onésime !

 

--  Mais non, dit la mémé, la femme d'Onésime, elle s'appelle Paulette !

 

--  Je sais, je sais, mais je sais pourquoi ! C'est parce qu'à l'école, on se moquait

 

d'elle en lui chantant " A bicyclette ! ". Alors après, elle a décidé de se faire

 

appeler Henriette !

 

                                                        

 

                                                                                             ( A     SUIVRE   . . . )

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 23:51
UN TEMOIGNAGE DE PRUNIE L'AVENTURIERE

 

 

-Bonjour, Cacao !

- Par exemple ! Prunie L'Aventurière ! Te revoilà enfin !

- Oui, Cacao. Je t'avais un peu abandonnée. J'ai eu tant à faire ces

derniers temps.

- Que me racontes-tu, Prunie ? Une petite anecdote dont tu as le secret ?

- Oh, une toute petite, Cacao. Il  ne m'arrive pas grand-chose en ce

moment. Mais il y a quelques jours, j'ai pensé à toi, en observant un

instant de vie de tous les jours, qui m'a fait de la peine.

Tu sais que je travaille deux fois par semaine dans la rue E.T.

- Oui, celle de la prison...

- Exactement. Lorsque j'arrive pour 14 H, les jours de visite, il est

très difficile de se garer. Alors je vais plus loin, et je finis à pied.

Ainsi je vois la longue file de voitures le long des trottoirs, et les familles

qui font la queue devant la porte, attendant impatiemment qu'elle s'ouvre

pour aller voir un prisonnier. La plupart du temps, ce sont des femmes.    

Des  épouses ou des mères. Evidemment.. il y a plus d'hommes incarcérés

que de femmes. Ce qui me fait mal au coeur, c'est lorsque je vois des

mamans tenant des enfants par la main. Quelle que soit la faute commise

par leur père, ça reste leur papa. Il y a dans leurs yeux de la tristesse.

Un peu d'angoisse aussi, face à cette porte fermée, et ces hauts murs, si

grands vus de leur petite taille. En même temps, je sens leur impatience,

et celle de leur mère. Que de sentiments mélangés tournent dans cette

rue !  L'ambiance de tension y est palpable. 

- Oui, je comprends, Prunie. Ceux du dehors ne sont pour rien dans les

erreurs de ceux du dedans, mais ils paient quand même le prix fort.

- Je vais te raconter ce qui s'est passé la dernière fois. La file était

déjà longue devant la porte de la prison. Sur le trottoir opposé, une

jeune femme, tanant par la main une petite fille, près d'une vieille voiture

pas mal cabossée, était en conversation avec un policier. Elle lui montrait

des papiers, et l'homme lui indiquait le coin du pare-brise. Elle semblait

désespérée. Je marchais vers mon travail, me rapprochant d'eux. Ne

résistant pas à l'envie d'écouter leur conversation, je me suis arrêtée tout

près, pour rouler une cigarette.

- Tu as recommencé à fumer, Prunie. Ce n'est pas bon pour toi, tu le sais !

- Oui, Cacao. Tant de choses ne sont pas bonnes pour moi. . .

Donc, mine de rien, je tendais l'oreille. . .

- Vous voyez bien que votre assurance est périmée depuis un mois, disait

l'homme.

- Je sais, Monsieur, mais je viens de régler. J'attendais de recevoir    

ma  paye. C'est fait, j'ai posté le chèque aujourd'hui, ils vont m'envoyer

l'attestation.

La petite fille portait une jolie robe rose à volants, et des sandales d'été

ornées d'une marguerite blanche en plastique. Comme sa maman, elle avait

des cheveux blonds dorés, qui frisottaient. Elle s'était fait deux petites

nattes, retenues en haut par des marguerites, assorties à celles de ses

chaussures. Elle pouvait avoir cinq ans, et semblait ne pas comprendre ce

que disait l'homme. Elle avait juste peur. Quelque chose n'allait pas, mais

quoi ? Allait-on bientôt voir papa ? Maman semblait à cran. Elle   parlait

très  doucement, très poliment, mais l'enfant la sentait prête à éclater.

Maman était si jolie avant. Maintenant, elle était  maigre et pâle. Elle

dormait si peu il est vrai. La fillette regardait l'homme.

Qu'allait-il se passer ? Elle ne savait pas. Pourquoi sa maman baissait-elle

les yeux ? Elle était si gaie ce matin en la préparant.

- Je suis obligé de vous verbaliser, dit le policier.

- Je comprends, répondit la dame...

... Tu vois Cacao, j'ai repris mon chemin, sans me retourner. Que pouvais-

je dire...

L'homme ne faisait que son travail après tout. Même si c'est un drôle

de travail. Et qu'on se demande ce qui pousse à le choisir. . .

Seulement, juste avant de repartir, le temps d'allumer ma cigarette, j'ai

fait un clin d'oeil à la petite fille. Elle a eu un timide sourire et a semblé

contente...  

 

 

UN TEMOIGNAGE DE PRUNIE L'AVENTURIERE
Partager cet article
Repost0
6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 12:12

 

 

 

 

 

 

                     Tu sais, Cacao, dit Prunie L'Aventurière, je suis de

 

plus en plus découragée par mon travail . . . J'ai décidé,  sur le

 

tard, après une vie professionnelle déjà bien remplie, de me

 

lancer dans cette activité "d'aide à domicile" à cause du mot :

 

"AIDE".

 

... Pensant être utile, et adoucir un peu la vie des gens dans 

 

les embêtements. J'avais réalisé combien cet "humble" métier 

 

avait de l'importance, avant la mort prématurée de ma petite

 

soeur, puis de mon papa, resté longtemps paralysé.

 

Tous deux avaient reçu non seulement aide dans leurs gestes

 

quotidiens, mais aussi soutien moral extérieur à la famille,

 

leur procurant une bouffée d'oxygène et d'ouverture

 

sur la vie, eux qui ne pouvaient plus sortir...

 

Et bien, vois-tu, en ce moment, j'ai l'impression que mon rôle

 

est complètement dévoyé.

 

-- Pourquoi donc, demanda Cacao ?

 

-- Parce que les bénéficiaires de l'A.P.A (allocation personnalisée

 

d'autonomie) utilisent, à d'autres  fins que celles prévues, les

 

deniers du Conseil Départemental.

 

-- Que veux-tu dire par-là ?

 

-- Je te donne un exemple : depuis trois ans, je travaille pour un

 

vieux monsieur marchant avec un déambulateur, suite à deux

 

opérations des hanches qui ont mal tourné. En principe, je suis

 

chargée de m'occuper de lui et de son bien être : le faire marcher,

 

le promener en voiture, l'emmener chez le médecin ou faire des

 

courses, rendre sa chambre agréable et sa vie plus facile.

 

Et bien, vois-tu, j'ai souvent à peine le temps de seulement lui

 

parler !

 

-- Comment ça ? Tu y vas pourtant plusieurs heures par

 

semaine  !

 

-- Oui, mais le problème, c'est que son dragon d'épouse, qui se

 

fiche de lui comme de l'an quarante, et lui mène une vie infernale,

 

m'utilise pour bien d'autres choses que je ne suis absolument pas

 

censée faire . . . De fil en aiguille, elle en invente toujours plus.

 

Je dois faire tout le gros ménage, nettoyer les congélateurs, les

 

trente ans de graisse cuite collée sur la gazinière et la hotte de la

 

souillarde où elle fait ses conserves de canard, arracher l'herbe

 

des allées, briquer les cuivres, râtisser les feuilles mortes chaque

 

automne, bref, elle me considère comme sa bonniche personnelle.

 

-- Mais pourquoi ne protestes-tu pas ?

 

-- Pour deux raisons : d'abord parce que ce n'est pas loin . . . Tu

 

sais qu'on nous donne très peu de frais de déplacement. Comme

 

ma voiture ne marche pas encore aux courants d'air, j'évite de

 

trop rouler. Et puis, vois-tu, cette sorcière est très copine avec

 

ma chef de secteur . . . alors si j'en parle, ça me retombera sur

 

le nez, et on m'enverra jerker à vingt kilomètres  . . . où ce sera

 

peut-être  encore pire  . . .

 

-- C'est sans doute une bonne femme qui a l'habitude d'être

 

servie !

 

-- Pas du tout ! Ce sont des gens très modestes. Elle était ouvrière

 

d'usine.

 

-- Alors, je ne comprends pas, elle sait pourtant ce que travailler

 

dur veut dire . . .

 

-- Et bien, je vais t'étonner ! L'expérience m'a appris que ce sont

 

souvent ces gens-là qui t'exploitent le plus, et sont le plus infects

 

avec toi !

 

-- Mais pourquoi ?

 

-- Sans doute parce qu'une fois à la retraite, ils trouvent plaisir

 

à se venger, sur aussi subalternes qu'eux, des couleuvres qu'ils

 

ont avalées au cours de leur vie professionnelle ! Sais-tu que la

 

phrase favorite de cette grosse vache, lorsque j'ai des velléités

 

de rébellion, est :

 

" Evidemment, si vous ne voulez pas travailler ..."

 

Figure-toi que depuis quelques jours, à "temps perdu", comme

 

elle dit, elle me fait nettoyer les joints du carrelage d'une

 

vieille douche, immondes car pas entretenus depuis la nuit

 

des temps, à la brosse à dents, alors que lui ne peut plus

 

se doucher, vu son handicap, et qu'elle, elle se lave quand 

 

elle y pense . . .

 

-- Non ! ! !

 

-- C'est comme je te le dis ! Et idem pour le carrelage de toute la

 

maison, où les joints sont encrassés depuis des lustres.

 

Elle a décidé que j'allais tout "resuivre", c'est son expression,

 

petit à petit, pièce par pièce . . . Tu comprends pourquoi j'ai

 

si mal au dos ! 

 

-- Et le pauvre mari ? 

 

-- Oh ! lui, il ne dit rien. Que veux-tu qu'il dise ! Il a besoin d'elle

 

dans son état. Et puis c'est un homme doux et faible. Il s'est

 

fait humilier toute sa vie, il ne va pas réagir maintenant . . .

 

 

 

 

 

 

                                 A     B I E N T Ö T   . . .

 

                                                                              S U R     M O N     VELO   . . .

 

 

 

Partager cet article
Repost0