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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 18:37

  

 

 

 

 

 

(Texte republié) 

 

 

 

 

                                                O   N   E   S   I   M   E 

                   

               

 

 

                  (CECI        E S T         U N E        H I S T O I R E        V R A I E)      

 

 

 

                                 Ce jour-là, Prunie l'Aventurière fut avertie au dernier moment

 

qu'elle devait remplacer une collègue pour faire le ménage chez Mme Henriette

 

Petit, dans le bourg voisin. En vitesse, elle regarda l'annuaire chez sa précédente

 

cliente, et s'aperçut avec ennui que le village comptait de nombreux Petit, tous

 

avec un prénom masculin. Aucune Henriette. On met le prénom du mari sur les

 

annuaires, et, même devenues veuves les femmes préfèrent le laisser. Elles ont

 

tellement peur d'être attaquées, P.L'A. le savait bien. 

 

Elle partit donc à l'aventure à l'adresse du premier Petit, Claude. Avec un peu de

 

chance, sa femme s'appellerait Henriette.  

 

Ce n'était pas le cas, Claude était célibataire, et ne voyait pas d'Henriette parmi

 

les Petit de sa connaissance. Il lui indiqua l'adresse d'un couple Petit d'un certain

 

age, qui pourrait éventuellement faire l'affaire. Mais, là non plus, la dame ne se

 

prénommait pas Henriette. P.L'A. commençait à se faire du souci, le temps filait,

 

elle serait bientôt vraiment en retard, et finirait sa journée à pas d'heure, comme

 

souvent. Sans compter les probables récriminations d'Henriette sur tous ces

 

gens pas sérieux qui ne voulaient pas travailler, alors que Le Bureau avait

 

formellement promis une remplaçante à telle heure pile.

 

Elle tenta un autre couple Petit, dont les précédents connaissaient l'existence,

 

dans un hameau un peu isolé. Ce n'était pas les bons non plus, Prunie sentait le

 

désespoir l'envahir. Ils ne voyaient pas du tout ... Henriette, Henriette, non je ne

 

connais pas d'Henriette, répétait la mémé pour la dixième fois. Ce qui énervait

 

Prunie. Tout le monde connaît au moins une Henriette, même si elle ne s'appelle

 

pas Petit ...

 

P.L'A. n'arrivait pas à prendre congé. Malgré ses remerciements, et ses adieux 

 

renouvelés, le couple tentait encore et encore de dénicher dans sa mémoire

 

une Henriette Petit. Madame répétait son leitmotiv, Monsieur réfléchissait, en

 

silence, ce qui était déjà ça. Et disait, de temps en temps, entre deux "Henriette,

 

Henriette ..." de sa femme :

 

"Attendez, attendez ... voyons, voyons ... Henriette ...". Et, zou, ce prénom

 

 relançait son épouse, qui recommençait son monologue.

 

Prunie était au bord de la crise de nerfs. Quand ses heures étaient payées, elle

 

supportait héroîquement les rabâchages des personnes âgées. Et avec le sourire

 

encore, jusqu'aux oreilles, même si en esprit elle serrait les dents bien fort.

 

Mais là, en plus de se rendre malade, elle allait perdre deux heures de travail,

 

faute d'avoir été capable de se débrouiller. Cacao se moquerait gentiment d'elle

 

ce soir, lorsqu'elle s'écroulerait chez elle pour lui raconter ses errances.

 

Comme je suis nulle se disait-elle, pas fichue de trouver une Henriette. Pourquoi

 

n'ai-je pas pensé à me renseigner à la Mairie, quelle idiote, mais quelle idiote ! 

 

Le temps d'y aller maintenant, il sera tard, Henriette me disputera bien sûr à

 

mon arrivée, elle téléphonera peut-être même au Bureau pour se plaindre.

 

Et voilà ! On me donnera encore moins de remplacements. On dira que je suis une

 

godiche et qu'on ne peut me confier que des clients dont j'ai l'habitude ... 

 

Alors que cette Henriette aurait pu me faire de l'usage, ma collègue en a pour un

 

moment, on doit l'opérer. Non, vraiment, je m'en veux, je m'en veux !

 

Et soudain, du fond se sa détresse, elle entendit le pépé s'exclamer, non

 

"Euréka", mais "Onésime" !

 

--  Onésime ! Onésime ! Je suis sûre que cette Henriette, c'est la femme

 

d'Onésime !

 

--  Mais non, dit la mémé, la femme d'Onésime, elle s'appelle Paulette !

 

--  Je sais, je sais, mais je sais pourquoi ! C'est parce qu'à l'école, on se moquait

 

d'elle en lui chantant " A bicyclette ! ". Alors après, elle a décidé de se faire

 

appeler Henriette !

 

                                                        

 

                                                                                             ( A     SUIVRE   . . . )

 

 

 

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commentaires

E
Oupss la suite bonne soirée bisous mon amie
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C
La suite arrive ! Gros bisous Evy et bonnes Pâques.
C
Bonsoir, <br /> Houlala, c'est pas gagner, cela porte à rire, mais la situation n'est pas aisé. C'est vrai que parfois, des maisons portent les surnoms des anciens propriétaires et loin dans le temps.<br /> J'attends la suite.<br /> Bonne soirée<br /> Bises
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C
Bonsoir Covix. La suite arrive. Merci de ta fidélité sur mon blog. Bonnes fêtes de Pâques. Bises.
J
J'attends avec impatience la suite.<br /> Bizz
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C
J'envoie la suite ce soir. Bonnes Pâques Josiane.Grosses bises. Caresses à tes bêtes.
P
MDR pas facile ces recherches surtout quand la dame change de prénom sans crier gare ! Tu racontes à merveille ces situations dans un village et la conversation avec le vieux couple sent le vécu c'est sûr ! Merci pour ce bon moment et hâte de savoir s'il s'agit bien de la femme de Onésime ! Bonne soirée Bisous
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C
Merci Paulette. Je n'ose te souhaiter de bonnes Pâques dans ces circonstances. Garde courage et espoir. Je pense à toi. Suis allée à la Cathédrale à midi pour Pistache, moi qui suis une "mécréante". Ma petite soeur, morte à 36 ans du cancer un 20 Mars était croyante, je vais parfois à l'église pour elle aussi. Gros bisous.