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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 18:23
 
 
 
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          Aujourd'hui, comme souvent ici autrefois en Janvier, il faisait doux
et le  soleil rayonnait. Je dis autrefois, parce que dans ma jeunesse, j'ai    
longtemps  vécu dans le Piémont Pyrénéen, et je connais ces saisons, où en
Janvier les  roses n'ont toujours pas gelé, où le ciel est pur,et où la
montagne blanche  brille, tout près, au sud.
La différence, c'est qu'actuellement je me trouve à 800 mètres
d'altitude. Qu'il n'y a pas de neige, et que les journées sont douces.
Ce n'est pas tout à fait normal. Décembre a été exceptionnel, et Janvier
commence de même. On nous dit que 2011 a été l'année la plus chaude
depuis longtemps... 2012 sera peut-être différente, nous n'en sommes    
qu'au  début.. . 
Je connais depuis longtemps ce petit village, où je passe, en compagnie
de Maurice, Marcella et Sloopy, une convalescence calme et revigorante.
Mon grand-père (celui des "Glaçons aux moustaches") y possédait    
autrefois une petite résidence secondaire, fruit de son dur travail, et
dont il était très fier. La maison a été vendue depuis longtemps, mais il
me reste dans ce coin les souvenirs de vacances avec "les filles", mes trois
"petites soeurs", dont  l'une manque à l'appel depuis bientôt dix-huit ans,
mais qui "danse" toujours  au soleil près de nous.
Alors, aujourd'hui, j'ai lu. Ou plutôt relu. Dehors, au soleil, à l'abri    
contre le mur de la maison, mes chiennes couchées près de moi, et
Maurice sur mes genoux.
J'ai relu un vieux livre de poche, extrait avec d'autres de  mes bagages :
"La fin de la nuit" de François Mauriac, qui est la "suite",  sans l'être
vraiment, comme le dit Mauriac, de "Thérèse Desqueyroux".
Même s'il est réputé être un  "écrivain de droite", j'aime Mauriac, j'aime
ses atmosphères étouffantes et pleines de non-dits.
Et, tranquille au soleil, j'ai songé que mon accident, même s'il m'empêchait
de faire beaucoup de choses "importantes", en particulier travailler, me
permettait de m'offir des après-midis entiers de lecture. Comme souvent,
autrefois...du temps où j'avais le temps de vivre.
Puis je suis allée marcher avec mes chiennes jusqu'à la nuit tombante,
Décidée à recommencer demain mon farniente, avec  un autre de mes vieux
livres.  
 
 
François MAURIAC (1885-1970)

Élu en 1933 au fauteuil 22

Grand-croix de la Légion d'honneur

Prédécesseur : Eugène BRIEUX
Successeur : Julien GREEN
Romancier, essayiste, critique littéraire et chroniqueur
Biographie
Né à Bordeaux, le 11 octobre 1885.
Issu d’une famille bourgeoise, catholique et conservatrice, François Mauriac devait rester sa vie durant profondément attaché à ses racines bordelaises, ainsi qu’il apparaîtra dans la plupart de ses romans.
Après des études secondaires dans sa ville natale, il prépara à la faculté une licence de lettres, puis quitta Bordeaux en 1907 pour tenter à Paris le concours de l’École des Chartes. Entré à l’École l’année suivante, il ne devait y faire qu’un bref séjour et démissionner dès 1909 pour se consacrer uniquement à la littérature.
Les maîtres de son adolescence furent Maurras et Barrès. Son premier recueil de vers : Les Mains jointes (1909), salué par Barrès précisément, fut suivi d’un autre recueil, Adieu à l’adolescence (1911), et de deux romans : L’Enfant chargé de chaînes (1913), La Robe prétexte (1914).
Envoyé à Salonique en 1914, François Mauriac, réformé pour raison de santé, ne participa guère aux combats. Les années d’après guerre allaient être pour lui celles de la gloire littéraire. Donnant la pleine mesure de son talent romanesque, il publia coup sur coup plusieurs de ses œuvres majeures, Le Baiser au lépreux (1922), Le Fleuve de feu (1923), Génitrix (1923), Le Désert de l’amour (1925), Thérèse Desqueyroux (1927), Le Nœud de vipères (1932), Le Mystère Frontenac (1933).
Satires cruelles du pharisianisme bourgeois, ses romans sont avant tout l’œuvre d’un « catholique qui écrit » comme il se plaisait à se définir lui-même. C’est le combat en chaque homme entre Dieu et Mammon, pour reprendre le titre de l’un de ses essais, que Mauriac décrit, sondant les abîmes du mal et cherchant à percer les mystères de la Rédemption.
Au faîte de sa gloire, François Mauriac allait modifier, au milieu des années 1930, son regard sur le monde ; délaissant quelque peu la littérature, il allait s’engager dans le combat politique. S’éloignant progressivement des positions conservatrices de sa jeunesse, il entreprit de dénoncer la menace fasciste, condamnant l’intervention italienne en Éthiopie, puis le bombardement de Guernica par les nationalistes espagnols en 1937.
Lorsque éclata la Seconde Guerre mondiale, François Mauriac avait définitivement choisi son camp : il appartint sous l’Occupation à la résistance intellectuelle, condamnant l’« excès de prosternations humiliées qui [tenaient]lieu de politique aux hommes de Vichy » ; il participa au premier numéro des Lettres françaises clandestines, en 1942, et publia, en 1943, toujours clandestinement, sous le pseudonyme de Forez, Le Cahier noir.
À soixante ans, le Mauriac d’après-guerre se fit surtout écrivain politique. De 1952 à sa mort, chroniqueur au Figaro, auquel il collaborait depuis 1934, puis à L’Express, il devait livrer chaque semaine, dans son « Bloc-notes », d’une plume souvent polémique, sa critique des hommes et des événements. En 1952, il condamna la répression de l’insurrection marocaine et apporta à la cause de la décolonisation toute l’autorité du prix Nobel de Littérature, qu’il venait de recevoir, en acceptant de prendre la présidence du comité France-Maghreb.
Enfin, après avoir soutenu la politique de Pierre Mendès-France, François Mauriac, dans les dix dernières années de sa vie, devait trouver en la personne du général de Gaulle l’homme d’État conforme à ses vœux, incarnant les valeurs pour lesquelles avait combattu ce « chrétien écartelé ».
Lauréat du grand prix du roman de l’Académie française en 1926, président de la Société des Gens de lettres en 1932, François Mauriac fut élu à l’Académie française le 1er juin 1933, par 28 voix au premier tour, à la succession d’Eugène Brieux. Cette « élection de maréchal » survenait alors que le romancier, gravement malade, venait d’être opéré d’un cancer des cordes vocales.
Sa réception sous la Coupole, le 16 novembre 1933 compte parmi les moments marquants de l’histoire de l’Académie. François Mauriac eut à subir les subtiles perfidies dont André Chaumeix émailla son discours de réception. Cet auvergnat, conservateur et hédoniste, goûtait peu en effet la noirceur de l’œuvre mauriacienne : « Vous êtes le grand maître de l’amertume... À vous lire, monsieur, j’ai cru que vous alliez troubler l’harmonieuse image que je garde de votre région... J’ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu, et la Guyenne pour un nœud de vipères... »
François Mauriac fut fait Grand-croix de la Légion d’honneur, par le général de Gaulle. Il décéda la même année que celui-ci.
Mort le 1er septembre 1970.
 
 
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commentaires

A
<br /> Avec emotion, je prends acte de ton bienetre present et des souvenirs tendres qui viennent t'effleurer.<br /> <br /> <br /> Je te souhaite beaucoup de belles journees comme celle-ci.<br />
Répondre
C
<br /> <br /> Merci beaucoup Armide. Ton gentil commentaire me touche beaucoup. Bien amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br />  bonsoir ma douce cacao,<br /> <br /> <br />  comme il est beau ton article j'ai aimé te lire et te rappeler de tes souvenirs d'enfants  moi aussi j'aime beaucoup lire mais en ce moment avec trop de soucis dans la tête tout<br /> virvolte dans ma tête je n'est pas encore retrouvé ma quiétude la disparition de mon mari  me laisse de progondes blessures 46 ans de vie et tout s'écroule je suis un peu perdue je ne te le<br /> cache pas mais bon  il me regarde au ciel je t'embrasse cacao merci de m'avoir écouté c'est bon les vraies amies merci prend soin de toi douce soirée moi aussi je vais me reposer un peu avec<br /> mes deux toutous vanille et amandine deux adorables bichon  qui ne me lâche pas une seconde bisouss monette<br />
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C
<br /> <br /> Merci ma chère Monette. Je te comprends tu sais et suis de tout coeur avec toi. Je sais que Vanille et Amandine sont adorables et t'entourent bien. Ils vont<br /> t'aider, tu verras, peu à peu, ce sera moins dur. Mais c'est long, je le sais. Les blessures à vif cicatrisent lentement. Tu vas y arriver. Je pense à toi. Très gros bisous.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> une bien belle façon de voir la vie ! Tu as raison de prendre ce temps de lire et de faire ce qui te fait vraiment plaisir ! Bisous<br />
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C
<br /> <br /> Bonsoir Elo ! Oui, j'essaie de prendre le temps de vivre, car je viens de traverser une année terrible, et ai besoin de me ressourcer. Gros<br /> bisous.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> J'aime beaucoup François Mauriac. Pour moi, il fait partie des écrivains classiques à lire et à relire... D'ailleurs, il faudrait que je le relise car ça fait un moment que j'ai ouvert un de ses<br /> livres. Tu me donnes là une bonne idée!<br />
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C
<br /> <br /> Ravie Marc de t'avoir donné l'idée de relire Mauriac. Je trouve qu'il va bien avec l'hiver... Bonne nuit ! A bientôt !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Relire Mauriac dans un cadre de rêve avec Maurice sur les genoux, faire une balade en compagnie de tes chiens : tout un programme ! Moi je te dis : profites-en !!! Car dès que le labeur aura<br /> repris tu regretterais de ne pas l'avoir fait. Saisir les bons moments quand ils se présentent ! Bonne soirée  Bises  Le Chaton<br />
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C
<br /> <br /> Tu as raison Chaton, en plus en hiver, c'est bon de flemmarder. J'essaie de me ressourcer en ce moment. Grosses bises à vous trois.<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Bonjour Cacao, merci pour ce partage qui fait revenir les effluves de la douceur de ces montagnes... et de nous parler ed Mauriac, grand écrivain Français que je n'ai pas lu...mais pourtant si<br /> présent en nous!<br /> <br /> <br /> Bonne journée<br /> <br /> <br /> Bises<br />
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C
<br /> <br /> Oui, Covix, j'aime bien partager les moments agréables de lecture, et en ce moment je prends le temps de vivre et de me ressourcer, après une année 2011 qui<br /> fut très difficile pour moi. Grosses bises.<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> c'est vrai qu'on ne prends plus trop le temps<br /> <br /> <br /> de s'assoir et de prendre un livre .<br /> <br /> <br /> moi aussi j'aimais beaucoup lire mais comme<br /> <br /> <br /> toi , le temps me manque aujourd'hui ...<br /> <br /> <br /> vivement la retraite , bien que , avec tout ce<br /> <br /> <br /> que je dis vouloir faire quand j'y serais , je<br /> <br /> <br /> ne sais pas si les journées seront assez longues ....<br />
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C
<br /> <br /> Oui, en travaillant, les journées sont trop courtes. En ce moment, je profite de mon "repos forcé" pour me ressourcer, et la lecture m'aide. C'est un grand<br /> réconfort pour l'esprit. Mais tu as raison, vivement la retraite, car on prend vite goût au farniente ! Grosses bises.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Bonjour Cacao contente de lire que tu as passé un agréable<br /> <br /> <br /> après midi.<br /> <br /> <br /> je ne suis pas une fan de la lecture,plutôt télé!!<br /> <br /> <br /> j'adore ta photo relaxe<br /> <br /> <br /> bon lundi bises monique<br />
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C
<br /> <br /> Merci Monique. Oui en ce moment j'essaie de me relaxer et me ressourcer à la montagne. Et j'aime lire au soleil. Mais j'apprécie aussi les soirées télé bien<br /> au chaud. Grosses bises.<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> <br /> Juste un petit coucou, dimanche chargé (dans tous les sens du terme)  je reviendrai demain pour tout lire dans une ambiance plus calme.<br /> Bonne nuit et bisou.<br /> Viviane <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Bonsoir Viviane ! Un coucou amical aussi. Bien, ton article sur Hegel. Grosses bises. <br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Ah, les vieux livres ! Ils ont été lus et relus, tellement que leurs dos sont parfois tout décollés, mais c'est ainsi qu'on les aime.<br /> <br /> <br /> Profite bien de tes souvenirs et prends bien soin de toi.<br /> <br /> <br /> Amitiés aux deux et quatre pattes.<br />
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C
<br /> <br /> Bonsoir Jacqueline ! Oui, on aime nos vieux livres. J'en ai déménagé une cargaison, et en ai encore dans mon ancienne maison. Je me régale pendant mon "repos<br /> forcé". J'essaie de prendre soin de moi, et mes bêtes m'aident bien moralement. Bonne et douce nuit. Bien amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Bonsoir Cacao,<br /> <br /> <br /> Savoir prendre le temps de lire , d'occuper son esprit, se cultiver même en relisant certains ouvrages, n'est-ce pas un des "p'tits bonheurs" de la vie?<br /> <br /> <br /> Belle soirée et bonne lecture pour demain, gros bisous, Mireille du Sablon<br />
Répondre
C
<br /> <br /> Merci Mireille ! Je réponds en retard, car je profite justement de mes journées pour lire au soleil, assise sur un caillou, tandis que mes chiennes jouent<br /> dans le pré ! Douce fin de soirée à toi. Bisous.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> c'est super tes moments de lectures !!<br /> on s'y croirait - si bien racontée ton aprem !!<br /> bonne semaine à venir !<br /> gros bisous !!<br />
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C
<br /> <br /> Merci beaucoup Lady M. En ce moment j'ai le temps de me faire un peu plaisir. Ca me change ! Gros bisous.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> trés bon auteur ce françois mauriac...;tu as de trés bonnes lectures...comme quoi un pépin de vie permet de reprendre des lectures enrichissantes et lucratives..c'est toujours intéressant<br /> de lire où de rleire des textes où des romans que l'on découvre sous un autre jour et auquel on fait une analyse différente...j'aime faire cela aussi...je ne peux pas éteindre la lumiére sansz<br /> avoir lu auparavent...merci de ton roman ...j'espére que ton bras ne te fasse pas souffrir...bonne soirée..je t'embrasse<br /> claude<br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Bonsoir Ckaude et bien d'accord avec toi. J'aime beaucoup lire et grâce à mon "repos forcé", je prends le temps. Tu as raison, on s'endort mieux après<br /> quelques pages de lecture, cela "élève" l'esprit. Le bras ça va, j'ai un peu mal, mais supportable, mieux que les premiers jours des broches. Je vais les garder jusque vers mi-février. Vendredi,<br /> j'ai R.V. avec le chirurgien.Douce et belle nuit (étoilée). Gros bisous.<br /> <br /> <br /> <br />