Clafoutis prenait des forces et grandissait. Elle adorait jouer à la
balle avec sa maîtresse, grimpait aux rideaux et commençait à faire ses griffes
sur le canapé. Ludivine la gronda, lui acheta un griffoir, et elle comprit très vite
les interdits.
Quant à la litière, elle s'y habitua dès le premier jour. Au début, comme elle
était trop petite pour y monter, elle s'en approchait. Ludivine l'y posait, et, les
quatre pattes écartées, elle se débrouillait très bien.
Bientôt, elle fut pleine de vitalité et de plus en plus joueuse. Elle aimait bien se
cacher, pour que sa maîtresse la cherche. Puis épuisée, elle sautait sur ses genoux,
la regardait fixement de ses grands yeux verts, qui semblaient reconnaissants, et
s'endormait confiante. C'est là qu'elle se trouvait un jour où Ludivine suivait
un match de tennis de Roland Garros. A sa grande surprise, Clafoutis sauta sur
la table de télévision et, fascinée, se mit à suivre la balle du regard. A droite, à
gauche, elle ne se lassait pas de la regarder et d'écouter son bruit.
Ludivine essaya de la reprendre avec elle, mais rien à faire, la chatte voulait
rester devant l'écran. Pendant toute la quinzaine, dès qu'elle entendait des
bruits de balles, Clafoutis accourait pour suivre la partie.
Puis d'autres jeux vinrent, en ce nouvel été, la jeune chatte profita pleinement
du jardin, s'entraînant sans relâche à grimper aux arbres.
Et Ludivine, grâce aux toutes petites joies quotidiennes, commença à oublier ses
chagrins.
FIN .
