ATTENTION ! ! ! POUR BIEN COMPRENDRE CETTE AFFAIRE
ABRACADABRANTE, IL EST ABSOLUMENT NECESSAIRE DE RELIRE CE BLOG DEPUIS
LE DEBUT AFIN DE :
- SE REMETTRE DANS L'AMBIANCE DRAMATIQUE DE LA SITUATION
- SE REMEMORER TOUS LES PERSONNAGES GRAVITANT AUTOUR DE :
JEANNOT !
P R E T S ? P A R T E Z !
...Que fit donc Jeannot une fois ses lunettes tombées dans le feu ? Regarda- t-il
quand meme "Des chiffres et des lettres" ? Ce serait mal le connaitre...
Pour raconter la suite à Cacao, P.L'A. fut bien sur aux premières loges...
Elle se gara ce jour-là chez Langue De Vipère pour éviter que Jeannot ne raye encore une
fois sa voiture en allant chercher des buches sous l'auvent de son gendre, qui était aussi
son voisin...En remontant la pente qui menait chez Jeannot, elle croisa Lulu La Vamp
terminant en vitesse son tour du quartier pour ne pas manquer le début de "Des chiffres
et des lettres".
- Vous allez chez Jeannot ?
- Et oui, comme d'habitude à cette heure-ci...
- Alors je vous souhaite bon courage. Je viens de le voir dans son jardin, il vidait des
cendres ou je ne sais trop quoi. Il n'était pas bien gracieux, je l'ai trouvé très rouge, il ne
m'a meme pas saluée... C'est pas parce qu'on est veuf qu'il faut tourner malpoli !!!
En effet notre héros était dans son jardin, à fourrager avec ses pincettes dans des
cendres rougeoyantes. P.L'A. l'ignora et entra dans la maison bien décidée à expédier son
ménage sans lui adresser la parole..A l'intérieur, la situation était apocalyptique...une
épaisse fumée, de la cendre sur tous les meubles, particulièrement sur le fauteuil, et tout
un chemin de petits tas noirs, jusqu'à la porte, résultat des trajets effectués avec la pelle
débordante afin de vider ENTIEREMENT, lui expliqua-t-il après, CE GRAND CON DE POELE,
POUR VOIR SI DES FOIS JE POURRAI PAS RECUPERER LES MONTURES...PARCE QUE
LES VERRES... VOYEZ VOUS-MEME, ILS SONT COMPLETEMENT EXPLOSES. NE DITES
RIEN A MA FILLE SURTOUT !
JE VAIS REPRENDRE LES LUNETTES DE MA PAUVRE FEMME...
ELLES NE ME VONT PAS DU TOUT, MAIS MA FILLE NE S'EN RENDRA PAS COMPTE. AU
PRIX OU ELLE A PAYE LES AUTRES, ELLE ME FERAIT TOUTE UNE HISTOIRE ...
... Les mois passèrent, Jeannot rata quelques enterrements, du fait qu'il s'embrouillait
dans la lecture des rubriques nécrologiques, début septembre arriva, avec des averses,
qui inondèrent sa cuisine, et firent sortir les premiers champignons...
Un beau matin, P.L'A. le trouva qui l'attendait tout sourire au portillon de son jardin, de
superbes lunettes sur le nez...
- Alors ! Vous ne remarquez rien ?
- Si, bien sur, vous avez fait refaire vos lunettes sans le dire à votre fille, avec l'ancienne
ordonnance...Mais, si vous y etes allé avec votre moto, ce n'est pas prudent, vous savez
que votre gendre vous a interdit de vous en servir depuis que vous etes tombé dans
la rivière avec vos cannes en allant à la peche...
- Qu'est-ce que vous me chantez-là ! Je n'ai rien fait refaire du tout et d'abord vous savez
TRES BIEN que je prends mon vélo DEPUIS QUE MON GRAND CON DE GENDRE A
ENFERME MA MOTO DANS SON GARAGE...Non, vous ne comprenez rien, ce sont les
miennes, les miennes !!! Pas celles du poele, celles des champignons !
- Comment ça, celles des champignons ?
- Oui, parfaitement, celles des CHAMPIGNONS. Car figurez-vous que ce matin le fils
de Lulu La Vamp est allé AUX CHAMPIGNONS, oui Mademoiselle, AUX CHAMPIGNONS.
Il est arrivé tout fier dans mon salon (d'ailleurs vous trouverez de quoi vous occuper,
du fait qu'il est rentré avec ses bottes crottées) et m'a dit :
- Tiens Jeannot, je te porte quelques cèpes, et ces lunettes que j'ai trouvées. Regarde si
des fois ce serait pas les tiennes...
C'était bien elles ! Impeccables ! Pas une rayure ! Après un an dans le bois !
Oui Mademoiselle ! Ca va en faire parler quelques-uns !
...Et Septembre passa, P.L'A. lava des hectares de carrelage, aspira des kilomètres de
moquette, et Jeannot se régala de ses lectures et émissions favorites.
Les vendanges commencèrent, Jeannot alla deci-delà preter main-forte aux vendangeurs
et faire honneur au vin nouveau.
... Comme il avait rallumé son poele, P.L'A. recommença à se garer chez Langue De
Vipère, qu'elle trouva un après-midi en grande conversation avec Lulu La Vamp.
Elles lui déclarèrent en choeur :
- Ma pauvre fille ! Si vous allez chez Jeannot on vous souhaite bon courage ! Il est tout à
fait fou ! Il a renversé sur la route le container des papiers, et ça fait bien une heure qu'il
fouille dedans à chercher on ne sait quoi... En tout cas il est très rouge, soyez prudente...
P.L'A. bravement, et parce qu'il faut bien gagner sa vie, s'avança sur le chemin...et
rejoint un Jeannot plus désespéré qu'enragé...
- Ma pauvre petite, j'ai reperdu mes lunettes. Je ne m'en suis aperçu que ce matin en
voulant lire mon journal... Hier soir je n'y ai pas fait attention, n'ayant pas regardé "Des
chiffres et des lettres". Parce que je suis rentré un peu tard, vous comprenez, le beau-
frère de mon gendre arrosait la fin des vendanges...je me suis bien amusé, c'est le fils de
Lulu La Vamp qui m'a ramené, avec son tracteur...Et je suis PERSUADE que mes lunettes
sont restées dans le journal d'hier, à la page de la rubrique nécrologique. J'ai l'habitude
de m'en servir de marque- page...
Dire qu'à midi, sans réfléchir, j'ai demandé à MON GRAND FEIGNANT DE GENDRE de
jeter les vieux journaux qui trainaient, sauf un petit stock que je garde en réserve pour
allumer mon poele...A savoir dans quel container il les a jetés... Tant pis, je ne dirai rien à
ma fille, je vais reprendre les lunettes de ma pauvre femme.
...Et le temps passa...Jeannot, trouvant les 31 degrés de température dans son salon un
peu justes, acheta un poele à pétrole pour doubler la mise et occupa son temps à
trimballer en alternance bidons et buches....Mi-Février arriva, lorsqu'un beau matin P.L'A.
le trouva tout pimpant, l'attendant au portillon de son jardin, de superbes lunettes sur le
nez...
- Alors, Jeannot, vous avez finalement parlé à votre fille, elle vous a fait refaire des
lunettes ?
- Non, non, qu'est-ce que vous me chantez, vous ne comprenez rien, ce sont les
MIENNES !
- Comment ça les votres ?
- Figurez-vous, MADEMOISELLE, que le voisin, en taillant sa vigne, les a retrouvées,
accrochées à un piquet. Et je me suis souvenu ... quand je suis allé l'aider à vendanger,
comme j'avais un peu chaud parce que CE GRAND CON avait oublié de prendre la
gourde... les lunettes n'arretaient pas de glisser de mon nez. Alors j'avais eu l'idée, pour
ne pas les perdre, de les suspendre à un piquet...Voyez vous-meme, après un hiver dans
la vigne, elles sont toujours impeccables. Pas la moindre rayure !
P.L'.A. décida illico de passer le soir meme toutes affaires cessantes chez Cacao pour
l'informer de la situation.
A TANTOT
DANS L'METRO....
Note aux lecteurs : Ce premier chapitre est terminé. Jeannot reviendra parfois dans les
autres, pas trop souvent, car c'est un VRAI MECHANT. Vous saurez dans
le second chapitre pourquoi il voulut tuer Sloopy, petite chienne errante,
comment P.L'.A. la sauva, la confia à Cacao, qui réussit à retrouver ses
maitres...
Puis dans quelles tristes circonstances la petite Sloopy revint chez
Cacao quelques années plus tard .
Vous apprendrez beaucoup de choses incroyables encore, mais..
CECI EST UNE AUTRE HISTOIRE . . .
Que vous connaitrez peut-etre un jour... si vous continuez à suivre
" LES AVENTURES DE CACAO "