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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:43

 

 

 

 

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                          Aux  petites lueurs de l'aube, ce matin du 21 Juin, Cacao était

 

dans la noyeraie. Les gamelles étaient mangées, mais comme d'habitude ses

 

appels restaient sans réponse.

 

Ce serait pour ce soir, avec Prunie L'aventurière elles s'en étaient persuadées

 

la veille devant le feu de cheminée.

 

La journée fut longue, puis elle attendit P.L.'A. Elles avaient décidé d'y aller en 

 

voiture, et de se garer le plus près possible des noyers, car si elles attrappaient

 

Miso, elles craignaient trop qu'il leur échappe et disparaisse à nouveau.

 

Cacao conduirai , P.L'A. serait chargée de tenir le chat, à tout hasard elles avaient

 

pris un panier de transport, mais si la bête gigotait trop, il ne serait pas facile de

 

l'y faire rentrer.

 

Elles se garèrent et mirent leurs doudounes malgré la chaleur. Dans leurs poches, 

 

les gants de moto attendaient d'être utiles ...

 

Pas de Miso en vue dans la noyeraie. Elles appelèrent, agitèrent les croquettes,

 

puis s'assirent un moment. Il faisait très doux, ce premier soir de l'été donnait

 

des envies de bonheur, mais l'inquiétude les empêchait d'en profiter .

 

22h approchaient, la nuit serait bientôt là, même si le soleil couchant idéalisait

 

le paysage dans sa lumière orangée.

 

Elles reprirent leurs appels, très fort à cause du bruit de la circulation. Ce serait

 

pire à partir du 1er Juillet, et puis Miso, chat d'appartement, saurait-il survivre

 

longtemps dans la nature ? Quoi que ... Les animaux s'adaptent, les réflexes

 

ancestraux reviennent ... le grand danger restait la route.

 

Les voitures passaient par vagues, il y avait quelques instants de calme, puis

 

les bruits de moteur grandissaient à nouveau. A chaque petite accalmie, vite

 

elles appelaient, encore plus vite elles écoutaient.

 

Après le troisième appel, un miaulement très fort, et répété, se fit entendre. Il

 

ne venait pas de loin, mais d'où ? A chaque moment de silence relatif, elles

 

tentaient de repérer la direction du miaulement. En fait, il semblait venir de 

 

l'autre côté de la route, de tout près ...et de haut ! 

 

Elles levèrent les yeux et aperçurent, perchée sur la falaise, une minuscule

 

tache noire qui miaulait de toutes ses forces. Que faire, comment atteindre le

 

chat ? Si on l'appelait de nouveau, s'il descendait et traversait la route, il se

 

ferait écraser sous leurs yeux, elles en étaient sûres ...

 

Tant pis, c'était à elle d'y aller, de trouver le moyen de grimper ... et ensuite ?

 

Elles traversèrent, tout en parlant au chat, qui ne cessait de répondre.

 

Il se trouvait juste au-dessus du virage où sa maîtresse avait eu son accident ...

 

Peut-être guettait-il de là-haut chaque nouvelle voiture, espérant son retour ...

 

On pouvait contourner la falaise, et grimper par un genre de faux petit sentier

 

très étroit et dangereux. Cacao avait toujours eu le vertige, mais, bravement,

 

elle suivit P.L'A. dans son escalade. En bas, dans le creux de la vallée, il faisait

 

presque noir, mais plus on montait, mieux on y voyait. Ces minutes furent

 

extraordinaires, elles s'élevaient, hors du temps, vers le soleil couchant ...

 

Surtout ne regarde pas en arrière, ni en bas, se répétait Cacao.

 

Prunie avançait, elle fut bientôt très prés du chat, qui recula. Elle ne bougea

 

plus, lui parla. Tout doucement, elle sortit de sa poche une poignée de 

 

croquettes, pour l'appâter. Elle les posa au sol, fit quelques pas en arrière et

 

s'accroupit. Cacao la vit enfiler ses gants de moto ... Le chat alla vers les

 

croquettes, surveillant Prunie. Allait-elle bondir ? Cacao la vit dans sa tête

 

basculer "par-dessus bord", le chat dans les bras, et s'écraser sur le bitume.

 

Le vertige la submergea, elle ferma les yeux ... Non, ça ne pouvait pas arriver.

 

Tout irait bien ... tant de fois dans sa vie Cacao s'était répété ces mots : mais

 

non, tout ira bien maintenant ... et tant de fois une catastrophe s'était produite ...

 

Elle se força à regarder. Prunie bondit une première fois, rata son coup. Le chat

 

recula, effrayé. Elle continua à avancer, accroupie, les croquettes dans la main,

 

très lentement, au ras de la falaise ... et au ras du chat ...

 

Quelle aventurière, cette Prunie, se disait Cacao, plus morte que vive !

 

 Il l'observait, fasciné ...

 

Prunie savait très bien faire de petits miaulements, en cela Cacao l'égalait.

 

Quelques secondes plus tard, elle caressait la bête. Elle ne se pressa pas, il

 

mangeait dans sa main . Puis il tourna autour d'elle, toujours accroupie, et se

 

frotta, d'abord une fois, un peu timidement, puis plusieurs. Il tournait, tournait,

  

et Cacao l'entendit ronronner. Prunit le prit doucement, et tout en se relevant,

 

le fit passer à l'intérieur de sa doudoune, laissant juste sa tête sortir.

 

C'était risqué, mais Miso ne tenta pas de fuir. La descente fut plus difficile que 

 

la montée, Cacao, en tête pouvait s'accrocher avec ses deux mains aux rares

 

genévriers près du sentier. Prunie n'en avait qu'une. De l'autre, elle bloquait Miso.

 

Plus on descendait, plus il faisait sombre. De retour à la "civilisation", le bruit

 

des moteurs s'amplifiait. Mais les phares des voitures arrivant en face aidaient

 

un peu finalement ... Cacao chuchota à son amie qu'elle revenait le plus vite et

 

le plus près possible avec la voiture, mais toutes deux savaient déjà qu'il serait 

 

impossible, en plein virage, de s'arrêter au bas de la falaise, sauf à vouloir se

 

suicider.

 

Il faudrait donc que Prunie traverse songeait Cacao en courant maintenant vers

 

la voiture. Et que le jeune Miso, affolé par le bruit, ne saute pas au milieu de la

 

circulation, pour, s'il en réchappait, s'enfuir on ne sait où ...

 

Cacao, au volant, arriva à toute vitesse au bout du petit chemin qui débouchait

 

sur la Nationale. 

 

Elle vit Prunie, écoutant les moteurs. Lorsqu'elle entendit que c'était possible,

 

elle s'élança et commença à traverser la route. Cacao l'admira de ne pas courir

 

pour ne pas effrayer le chat, qu'elle tenait serré très fort contre sa poitrine.

 

Comme elle devait avoir chaud dans sa doudoune ! Cacao elle-même était  en

  

sueur, mais n'avait pas le temps de se déshabiller. Côté passager, elle ouvrit

 

la portière, et ... un énorme camion descendant la côte lui boucha la vue.

 

Elle n'eut pas le loisir d'avoir longtemps peur de ce qui pouvait se passer sans

 

qu'elle le voie, car 1/4 de seconde plus tard Prunie avait déjà sauté dans la

 

voiture et réussi à refermer la portière sans lâcher le chat ...

 

Il n'y eut pas besoin de boîte de transport, car, dès que Cacao eut reculé au

 

calme du petit chemin, Miso se montra très affectueux, d'abord avec Prunie,

 

puis avec elle. Il  "poussait" avec sa tête contre leurs mains quand on le

 

caressait. Il grignota encore quelques croquettes, but docilement quelques

 

gorgées d'eau, et ne bougea pas des genoux de Prunie lorsque la voiture se

 

mit doucement en route. Les phares éclairèrent ce qui avait été des bordures

 

pleines de fraises des bois, on repassa devant la maison de Cacao, se disant

 

en riant de bon coeur que si Maurice savait qui on caressait dans la voiture ...

 

Et l'on arriva chez l'amie artiste-peintre de Cacao, celle dont on a parlé au

 

début de notre histoire. 

 

Cacao sonna, laissant Prunie avec son nouvel adorateur dans la voiture.

 

Si l'amie ne dormait pas encore, ce qu'elle affirma, elle le cachait bien. Car

 

elle mit vraiment longtemps à répondre, et lorsqu'elle ouvrit, sembla un peu

 

ébourriffée ... En tout cas, on ne vit pas trace de son mari ... mais on entendit

 

derrière une porte un "léger" ronflement assez éloquent.

 

L'animal fut promptement enfermé et installé dans la petite pièce préparée

 

depuis longtemps à cet effet. Rien ne manquait à son confort, vous le supposez

 

bien. Il y resta trois jours, avec de nombreuses visites ... Le matin du quatrième

 

jour, l'amie de Cacao raconta qu'il dressa l'oreille en entendant une voix ...

 

Celle de sa maîtresse qui arrivait, guidée par Cacao. Les retrouvailles furent

 

celles que vous imaginez ... et depuis ce temps-là, Miso coule des jours heureux

 

auprès de sa maîtresse qui, jamais, plus jamais, ne l'emmène en voiture ...

 

 

 

 

 

                           A            PLUS . . .

 

 

 

 

                                                           DANS            L'  AIRBUS . . .

 

 

    

 

 

 

  

       

    

 

 

 

    

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commentaires

K
<br /> <br /> Et comment que je l'ai vu ce film. 3 ou 4 fois. Je l'aime bien parce que l'action se passe dans un quartier un peu délabré, il y a plein de mammies et en plus on croise une foule de gens qui ne<br /> pètent pas plus haut qu'ils sont percés. Un vraie régal. Ca me fait penser qu'il faut que je me lève et que je fasse quelque chose car j'ai la dalle. Bonne journée KKO.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Je me doutais que ce film pouvait te plaire ! Surtout mange bien ! Car lorsqu'on travaille de nuit, il faut se refaire une santé. En règle générale, si on ne dors pas beaucoup, il faut au moins<br /> manger ! Mais je vois que tu le fais ! Comme disait ma grand-mère, la faim est une bonne maladie. A bientôt !<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Belle histoire. Dans mon quartier (en ville, mais il y a  plus de maisons que d'immeubles ) il y a une affiche de chat disparu sur chaque arbre. Les gens laissent leur chat sortir, partent<br /> au travail et s'étonnent. A Nantes, j'avais une chatière: la chaterie (c'est comme ca que j'appelle mes deux) savait donc  qu'elle pouvait rentrer à n'importe quel moment. A dans dix<br /> secondes  sur ton scooter, mais j'ai pas mon casque...<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci beaucoup Kranzler ! La chatière, c'est le bonheur pour le maître et pour le chat ! As-tu vu le film "Chacun cherche son chat "? C'est un film français, mais vu le sujet tu serais bon public<br /> j'en suis sûre ... A bientôt sur ma moto ! (avec casque car je fais partie des gens raisonnables, moi.)<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Ce dernier volet est superbe de poésie et très touchant, une vie sauvée si petite soit-elle honore la Vie toute entière, merci Cacao pour cette histoire si joliment racontée.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci à toi Sylvia pour ta fidélité !<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> <br /> Eh bé dis donc quelle histoire !!!! tu disais quoi ?? au fait ?? allez nunuche, t'avais oublié d'ouvrir ton pébrok le jour où il en pleuvait ????<br /> <br /> <br /> Mais de quoi ? mais de la conn...ie... Ah bon ! j'ai pas tout compris : j'ai loupé le début du film ! quelle histoire !! allez nunuche rendors-toi : ferme ta boîte à camembert, tu<br /> l'ouvriras pour ton dessert....<br /> <br /> <br /> Ca fait rien, j'ai pas bien "imprimé"...à plus tard dans mon side car<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Bonne nuit Nunuche. On pense à toi !<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> é bé dis moi quelle aventure !! un vrai film de chat fiction !! et plein de suspense !! oufff la fin justifie les moyens !! enfin le gros doudou fait ron ron tout doux dans les bras de sa<br /> nounou !! tout est bien qui fini bien............é bé quelle aventure.......allé je va ronronner dans mon fauteuil ............bonne soirée...........bisesss<br /> <br /> <br /> amitiés<br /> <br /> <br /> sumadrad<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Bonne soirée à toi et bonne nuit ! Rêve de terribles et douces aventures dans la nature que tu peins et décris si bien !<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> Tout est bien qui finit bien, à demain dans le train.........<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Je sens que tu es soulagée par cette fin heureuse. Fais de doux rêves Patty !<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> C'est une histoire comme je les aime, une histoire de chat. Le Chaton<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci beaucoup "Le Chaton" ! J'étais sûre qu'elle te plairait. Je t'en raconterai d'autres si tu arrêtes d'abîmer les orchidées de tes "parents".<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> <br /> ah ! j'aime les histoires quand elles finissent bien ...<br /> <br /> <br /> et celle la est trop jolie en plus .<br /> <br /> <br /> pov petit miso , que serait il devenu sans prunie et cacao ?<br /> <br /> <br /> je n'ose même pas y penser ...<br /> <br /> <br /> bisous a vous deux<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci Vikki ! A bientôt !<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Je ne connaissais pas le mot "noyeraie". jamais employé par ici sans doute parce qu il n y en a pas.<br /> <br /> <br /> Bonne journée Cacao.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Tu vois Serge, pour une fois ce blog t'a appris quelque chose ! Merci de ta visite !<br /> <br /> <br /> <br />