3 janvier 2012
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Il ne faut surtout pas, le jour du solstice d’hiver, si l’on est seul, et loin de chez
soi, traverser à pied des quartiers improbables. Marcher au hasard dans des
lotissements calmes et coquets, très « middle class », en cherchant le petit
bureau de poste du coin, pour y faire un changement d’adresse. Il ne faut pas
non plus regarder les guirlandes clignotantes sur les façades, et les gros
Pères Noël accrochés aux balcons ou aux cheminées.
Il ne faut, bien sûr, en aucun cas se souvenir des temps d'autrefois, où le mot
Noël ou fête avait un sens pour vous, et où ceux que vous aimiez étaient
encore là, pour rire autour d'une table.
Il faut seulement marcher, droit, sans rien regarder autour, sans se retourner.
Se dire "qu'en marchant vite, ça ira bien...".
... Puis, si l'on peut, et l'on finit toujours par pouvoir, il faut marcher en
regardant loin.
Loin vers l'avant. Et haut, très haut. Plus haut que la tristesse et le désespoir.
Il ne faut surtout pas se dire que c'est impossible
Cacao, Décembre 2011.
" Je mets mon plus beau sourire, choisi, comme il convient
Je m' dis qu'aujourd'hui tout ira bien... "
William Sheller.

