16 décembre 2013
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LE PRENOM NOEL . . .
À tout seigneur tout honneur : Noël est bien sûr le prénom le mieux placé pour évoquer la grande fête de la Nativité. Curieusement la fréquence d’attribution de ce prénom chute pendant les guerres, comme si la population s’estimait fâchée avec Dieu ou comme si un prénom exprimant la joie n’était plus de mise…
Ainsi, d’une moyenne de 500 de 1900 à 1913, on dégringole à 250 pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale ! La fréquence remonte dès la fin de la guerre à un niveau plus élevé (650). Nouvelle chute en 1939 (on retombe à 500). Explosion à la Libération en 1945, pour atteindre jusqu’à près de 1 300 nouveau-nés nommés Noël en 1948.
Puis le prénom passe de mode et entame une lente décrue. Il n’est plus donné aujourd’hui qu’à une vingtaine de bébés par an.
. . . ET SES FEMININS . . .
Au féminin, le prénom Noëlle, peu fréquent dans le passé, n’était donné en 1900 qu’à une vingtaine de fillettes par an. La moyenne est la même aujourd’hui, mais le prénom a entre temps connu le même pic que son équivalent masculin dans l’immédiate après-guerre.
Autre forme féminine de Noël, Noëla est donné à une trentaine de bébés par an jusqu’à la fin des années 1930.
Quant à Noëlie, il peut sembler d’apparition récente. Pourtant, il était déjà attribué en moyenne à plus de 250 petites filles par an à la fin du XIXe siècle (avec la vogue des prénoms en [ie] : Eugénie, Noémie, Flavie…).
Suivant le phénomène déjà constaté pour Noël, sa fréquence chute de moitié entre 1914 et 1918, remonte après guerre, puis entame une décrue et disparaît dans les années 1940. Noëlie (ou Noélie) réapparaît (avec sa variante Noëllie) dans les années 1980, grâce au retour séculaire des prénoms en [ie] (mais pas les mêmes : Nathalie, Virginie, Aurélie…). Il continue à croître actuellement.