24 février 2018
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Même s'il semble peu dynamique sur cette photo, Maurice- Le-Chat
s'adapte en douceur à son nouvel environnement. Il organise ses journées
comme il en avait l'habitude, et a retrouvé le plaisir de prendre le soleil
sous les laurières. Celles de son nouveau jardin sont beaucoup plus basses,
mais il s'en contente. Revenant de promenade avec Marcella et Sloopy,
juste avant que le soleil ne tombe derrière la montagne, nous le retrouvons
sous sa petite haie bien orientée, s'étirant, ravi de nous revoir,bien que
regardant exprès ailleurs. Comprenant que, pour tous, le moment est venu
d'aller se mettre au chaud.
Il a de nouveau bon appétit, choisit ses endroits de repos, le matin un gros
fauteuil inondé de soleil, en fin d'après-midi le canapé, tout près de sa
"maîtresse". (On sait bien que personne n'est "maître" ou "maîtresse" d'un
chat. C'est lui qui "décide".)
Le soir, après la dernière sortie "hygiénique" des deux chiennes, il sait la
minute exacte à laquelle nous irons nous coucher. Dès que je sors de la
salle de bains, il observe le moment où je choisirai un livre, et, me
devançant, se dirige vers la porte de l'escalier menant à la chambre.
Dès que je l'ouvre, il s'élance, et je le retrouve déjà sur le lit, prêt à
se blottir sur mes jambes pour une douce nuit.
Alors, rien de nouveau sous le soleil, ou les étoiles, me direz-vous . . .
Si ! Pendant que je dîne, comme nous n'avons pas de chatière ici, n'étant
pas chez nous,nous ne pouvons en mettre une, je lui ouvre la porte-fenêtre,
et le laisse sortir pour une dernière exploration "nocturne".
De tout temps, comme tous les chats, il sait, se tenant sur deux pattes,
se montrer à la vitre pour observer, ou signaler son retour.
Lorsqu'on ne le remarque pas, un miaulement bref, mais éloquent, avertit
de l'intention de Monsieur de poursuivre au plus vite sa soirée sur le canapé.
Gratter aux carreaux, il pourrait le faire. Cela lui arrivait parfois, étant
plus jeune.
Mais maintenant, depuis quelques jours, juché sur deux pattes, le museau
contre la vitre, une patte à plat sur celle-ci, il frappe de l'autre deux ou
trois petits coups secs. Tout à fait semblables à ceux qu'utiliserait un
humain pour demander la permission d'entrer.
Alors, pas besoin d'oeilleton pour vérifier si celui qui frappe si tard est
le bienvenu. La petite bouille tigrée aux oreilles pointues s'est montrée, et,
sûre de son "pouvoir", est "retombée sur ses pattes", cachée à notre vue,
mais prête à rentrer, l'air détaché et nonchalant, dès que j'entrebaillerai
la porte.
