
Sur la nationale, Prunie L'Aventurière croisa un été un chien
qui errait. C'était un setter anglais, qui ne semblait pas savoir où il allait.
Soudain, il obliqua à droite, prenant le petit chemin menant chez Cacao.
Prunie s'y rendit bien vite.
Le chien était là, couché devant le portail, visiblement épuisé. Elles lui
donnèrent à boire, le nourrirent, puis essayèrent de comprendre d'où il venait.
Pas de nom sur le collier, pas de médaille, pas de puce électronique, ce qu'elles
firent vérifier par le vétérinaire. Que faire ? Comme d'habitude ... téléphoner
dans chaque mairie, fourrière, gendarmerie locale, laisser ses coordonnées et
attendre...
Trois jours passèrent, on promenait le chien, qui gambadait de tous côtés,
flairant des pistes d'animaux, mais revenait toujours.
Le quatrième jour, un homme téléphona. Une fourrière lui avait donné le
numéro. Il cherchait désespérément son setter. Parti en vacances, il l'avait
laissé à la garde de son père. Un matin, le papi ne l'avait pas trouvé dans son
enclos, mais, peu inquiet, s'était dit qu'il allait revenir. Plusieurs jours furent
perdus avant qu'il ne se décide à prévenir son fils, qui rentra immédiatement.
Au téléphone, Prunie lui décrivit l'animal, tout correspondait.
Le chien avait fait plus de trente kilomètres dans la direction où était partie
l'auto de son maître.
L'homme arriva bien vite, avec son petit garçon. Et là, il n'y eut pas de doute :
le chien était fou de joie et n'avait de cesse de monter en voiture. On le laissa
faire, l'enfant resta près de lui à le cajoler. Le maître remercia vivement , et
jura que, dorénavant, il emmènerait la bête partout avec lui.
Au moment du départ, on trouva le setter et l'enfant, rompus par tant
d'émotion, profondément endormis sur le siège arrière...
