Buffet-vaisselier ancien, venant de sa grand-mère, restauré et décoré par l'amie
de Cacao qui garda Miso quelques jours, pour le protéger du redoutable
Maurice-Le-Jaloux. Artiste-peintre, ses tableaux sont magnifiques, vous
transportent dans un imaginaire passionnant. Elle décore tous meubles et
objets, et peint également des trompe-l'oeil. Mais refuse bizarrement qu'on lui
fasse de la pub, et même qu'on cite son nom ... Merci à elle en tout cas de la part
du petit MISO...
CETTE CHANSON EST DEDIEE A PATTY, CAR LADY D'ARBANVILLE S'APPELAIT
PATRICIA, DITE PATTY D'ARBANVILLE ...
NOTRE PATTY AIDA TANT DE FOIS CACAO A SAUVER DES ANIMAUX ...
ET EN SAUVA AUSSI ELLE-MEME TOUTE SEULE COMME UNE GRANDE ...
HISTOIRE DU CHAT MISO
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Pas un mois ne passait, en général, sans un accident plus ou moins
grave dans le grand virage du haut de la côte, sur la Nationale, la-bas, au-dessus
de la maison de Cacao. Le virage était dangereux, les gens allaient trop vite,
surtout dans la descente. Ceux qui arrivaient en face ne réussissaient pas souvent
à éviter la collision...
Il y eut ce mois-là encore un accident, une dame qui montait la côte dut se jeter
contre la falaise pour éviter, selon les témoins, une voiture folle, qui bien sûr ne
s'arrêta pas. Sa voiture fut très abîmée, la dame eut plusieurs côtes fracturées,
et les pompiers auxquels elle cria de ne pas oublier la boîte de transport dans
laquelle voyageait le jeune Miso, constatèrent en la prenant que le choc l'avait
endommagée...qu'elle était bien "déglinguée"... et que le petit Miso fou de terreur
n'avait pas demandé son reste pour s'enfuir...
Que faire ... La dame appela, ils appelèrent ... finirent par lui dire qu'ils n'avaient
plus le temps, et que maintenant il fallait y aller.
De l'hôpital, la dame, désespérée, appela la Mairie de Triffouillis-Les-Barjos, qui est,
comme chacun le sait, la mairie du village de Prunie L'Aventurière, de Jeannot,
Cacao, Lulu-La-Vamp, Gigi-La-Vamp, Langue-De-Vipère ... et tous les personnages
qui vous sont familiers.
La secrétaire de mairie, qui aimait les bêtes, prit bonne note de l'appel et promit
à la dame de la tenir au courant si on lui signalait quelque chose.
Puis, un peu perplexe, raconta l'affaire à Langue-De-Vipère, qui se trouvait là pour
faire des photocopies des propositions de sorties du Club Des Anciens :
-- Mme L.D.V. , vous qui aimez les bêtes, parlez autour de vous de ce pauvre Miso.
C'est un petit chat noir aux yeux dorés, presque de race, très fin, et très peureux.
L.D.V. promit de s'en occuper, et d'en aviser en premier ses 2 amies, Lulu et Gigi.
Elle était bouleversée, songeant que cela aurait pu arriver à son cher Félix.
Elle se dit en elle-même qu'elle en toucherait deux mots aussi au gendre de
Jeannot, qui aimait tendrement son adorable Mamour... Mais que Jeannot ne
devait, surtout, en aucun cas, avoir vent de l'histoire. Car il aurait fort vite fait,
comme vous vous en doutez, de "REGLER LE PROBLEME".
L.D.V. en était malade d'avance !
Elle savait par ailleurs que beaucoup de chasseurs du village se vantaient d'avoir
"fait des cartons" sur des chats. La prudence et la ruse s'imposaient donc...
L.D.V. ne manquait ni de l'une, ni de l'autre, comme vous le pensez bien.
La secrétaire de mairie fit ce qu'elle faisait toujours dans ces cas-là : elle appela
Cacao.
Lorsqu'on lui disait qu'on ne savait pas qui était cette Cacao, elle répondait :
Mais si, vous savez bien ... c'est la dame qui cherche toujours un chat ... et c'est
jamais le même !
Cacao affirma qu'elle ferait de son mieux. Elle se rendit avec P.L'A. sur les lieux de
l'accident. Toutes deux étaient persuadées que le chat n'était pas loin, ou du moins
reviendrait à l'endroit où l'avait "laissé" sa maîtresse. C'était le mois de Juin, l'air
était chaud et sec, les jours très longs.
Le premier soir, elles montèrent à la fraîche, juste avant la tombée de la nuit, le petit
chemin passant devant chez Cacao, et rejoignant plus haut la terrible Nationale.
Au bout de ce chemin, qui débouchait sur le virage de tous les dangers, se trouvait
une vaste noyeraie, séparée par une haie d'une grande prairie, où l'herbe était très
haute. Puis on apercevait les glissières de sécurité, la route et, de l'autre côté
la falaise.
Avant d'arriver à la noyeraie, elles repérèrent les fraises des bois, presque mûres
maintenant. Elles les surveillaient depuis quelques jours lors de leurs promenades
avec Marcella, pour ne pas rater le moment propice à la récolte.
Bien sûr, ce soir-là, elles ne la prirent pas avec elle, même si elle était très douce, on
ne pouvait prendre le moindre risque d'effrayer le chat.
Leur plus grande crainte était qu'il se fasse écraser ... Cacao avait déjà fait,
dans l'après-midi, seule car P.L'A. travaillait, plusieurs tours en voiture sur la
Nationale. Elle n'avait vu par-terre aucun bout de chat, mais cela ne voulait rien dire
hélas. Il passait tant de véhicules que les lapins tués, et peu à peu hachés menu,
finissaient toujours par disparaître en une heure ou deux.
Les deux filles songeaient à tout cela. Elles marchaient en silence, plutôt inquiètes,
et avec assez peu d'espoir cette fois-ci, même si elles ne se le disaient pas ...
... Au dernier détour du chemin, la noyeraie apparut, déjà très sombre, il y a tant
d'ombre, même en plein jour, sous les noyers ... Pas si sombre cependant, puisque
la première chose qu'elles y virent fut un petit chat noir qui s'échappait vers la haie,
où il disparut ...
. . . A SUIVRE . . .
. . . ALORS , A DEMAIN . . .
DANS L' TRAIN . . .