Comme Cacao n'a pas de photo du jeune MISO, elle vous en offre une de Maurice ...
15 ans 1/2, insuffisant rénal depuis bientôt 3 ans, mais en bonne forme grâce à son
cachet journalier et ses croquettes spéciales. Il a parfois de petites rechutes, mais
le Spasmoglucynol (comme le fait le Spasfon pour les gens) le soulage assez vite ...
Néanmoins, à chaque crise, Cacao et Prunie se font du souci ...
Parfois les antibiotiques et les anti-inflammatoires sont nécessaires. Cacao déteste
lui en donner, il déteste les avaler (de force). Elle l'entoure d'une serviette, seule
la tête dépasse, et Prunie lui met les cachets dans la gorge, les fait glisser avec une
pipette d'eau ... Quand il ne la mord pas ...
Marcella, et maintenant Sloopy, regardent ... fascinées par ce spectacle, en faisant
parfois de petits bruits de gorge, genre gloussements...
HISTOIRE DU CHAT MISO : 2e PARTIE ...
****************************************
Que firent donc Cacao et Prunie après avoir apercu le petit chat noir qui
détalait sous la haie ? Elle secouèrent bien sûr les croquettes qu'elles avaient
apportées, en appelant doucement : Miso, petit Miso ... viens petit Miso ... il est
mignon Miso ... il est gentil ce chat ! Et toutes sortes de "bêtises" que l'on a
plaisir à dire aux animaux, qui ne se moquent, pas eux, que l'on ait le coeur
tendre ...
Rien n'y fit, nulle trace de Miso ... s'était-il enfui dans le pré aux hautes herbes ?
Elles n'y virent pas son sillon. En tout cas, il n'était pas sous la haie, elles l'avaient
consciencieusement vérifié. Elles firent la seule chose qui restait à faire pour ce
soir : déposer près de la haie, à l'endroit où il avait disparu, deux gamelles, une
pleine du contenu d'une excellente boîte, l'autre d'eau, car il faisait très sec. Cela
devenait même inquiétant pour la survie de la petite bête.
Le lendemain à l'aube, elles allèrent voir les gamelles. La boîte était mangée, ça
ne voulait pas dire grand-chose, n'importe quelle bête de la nuit pouvait s'en être
chargé, mais elles reprenaient quand même un peu espoir. Et puis elles avaient vu
le chat ... sauf qu' il y a beaucoup de chats noirs ... aucune certitude que ce soit
Miso ...
Le soir, à la même heure que la veille, elles remontèrent en silence le petit chemin.
Les fraises étaient toujours-là, mûres à point.
Elles arrivèrent à la noyeraie et virent ... rien du tout ...
Patiemment, elles s'assirent et attendirent sans bouger ni murmurer, ce qui tenait
pour elles de l'exploit. Il faisait de plus en plus sombre ... Elles s'enhardirent à
appeler doucement, dirent tous les mots tendres qu'elles connaissaient, et Dieu
(ou Diable) sait qu'elles en connaissaient ... Rien n'y fit ... Elles agitèrent leurs
croquettes, en vain ... Leur seul espoir, très possible, était que Miso, tapi tout près,
les entendait, mais, trop apeuré, ne se montrait pas, préférant attendre leur départ
pour se restaurer en paix.
Elles s'éloignèrent un peu, surveillant de loin les nouvelles gamelles qu'elles avaient
disposées au même endroit que la veille ... et ... comme elles n'avaient pas des yeux
de chat, se décidèrent à rentrer se coucher.
Le retour fut tristounet, elles goûtèrent quelques fraises des bois, à la lueur de leur
lampe électrique, mais n'eurent pas le courage d'en remplir le petit bocal qu'elles
avaient pourtant emporté à cet effet ...
Demain peut-être, se dirent-elles ... l'expérience de Gribouille et de bien d'autres
bêtes retrouvées très tardivement leur faisait garder un peu courage.
... Le lendemain matin, au petit jour, elles remontèrent le chemin pour contrôler si
les gamelles étaient mangées. Juste devant elles, elles entendirent un moteur, puis
virent à un détour de la petite route, l'employé municipal "nettoyant" les bordures ...
et rasant de ce fait toutes les fraises des bois. Ce n'était pas le plus grave...
Il avançait avec son engin, détruisant tout espoir de voir par hasard Miso.
Mais peut-être les gamelles seraient-elles mangées ? Ou pas ...
Elle réalisèrent soudain que l'on entendait un autre vrombissement ... et dès que
la noyeraie apparut, elles virent également dans le grand pré aux herbes hautes
la faucheuse à l'oeuvre. Le temps était au grand beau, c'était le moment de faire
les foins ... La machine n'avait pas chômé, la noyeraie devait appartenir au même
fermier, car sous les noyers, l'herbe, pourtant très fine et basse, comme elle l'est
toujours sous ces arbres, était déjà impeccablement tondue ...
Et lorsqu'elles arrivèrent aux gamelles, elles les trouvèrent en petits morceaux,
éclatées par la lame ...
Qu'allait devenir Miso ? Avait-il mangé quand même pendant la nuit ? Ce n'était
pas impossible, mais comment le savoir maintenant ?
La seule chose restant à faire était de rentrer ... et de revenir le soir, au calme de
la nuit ... Pour se consoler, elles se dirent qu'elles verraient mieux le chat de loin
s'il traversait la prairie fraîchement fanée ... Nous étions le 20 Juin ...
Le lendemain, ce serait l'été, et aussi le jour le plus long ... Elles pourraient donc
y voir, avec leurs yeux de filles, tard, tard, tard, les soirs à venir ...
Et, comme à leur habitude, elles gardaient espoir ...
A SUIVRE . . .
ET . . . A BIENTOT . . .
DANS LA PEUGEOT . . .