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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 14:31

 

 

 

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Plusieurs fois, il entra dans le magasin.

 

Se renseigner sur les parasols. Poser

 

des  questions sur les différents

 

modèles, leur fonctionnement, leur

 

 solidité.

 

 Valait-il mieux un mât en bois ou en

 

 aluminium ?

 

 Une manivelle ? Pas de manivelle ?

 

 Celui-ci était-il fabriqué en France ?

 

Je vais réfléchir, disait-il. Je reviendrai.

 

Il revenait. Avec de nouvelles questions : Quelle taille choisir ? Et la forme ?

 

Rond, carré, rectangulaire ?

 

Vous comprenez, nous ne sommes là que depuis six mois. Nous venons de

 

prendre notre retraite. Mais ma femme est malade. Elle ne peut

 

m'accompagner. J'hésite ...

 

Je reviendrai.

 

Il revenait. Patiemment, le vendeur l'écoutait, essayant de l'aiguiller.

 

Il s'adressait toujours au même. S'il n'était pas libre, il l'attendait,

 

tournant autour du rayon des parasols. 

 

Puis on ne le vit plus,  pendant plusieurs semaines.

 

Un matin, il entra. Le vendeur était libre. On discuta encore des avantages

 

de chaque parasol. Il dit soudain que sa femme venait de mourir. Expliqua de

 

quoi et comment. Donna l'heure et le lieu de l'enterrement. 

 

Compatissant, le vendeur écoutait. L'homme sortit de sa poche l'avis de décès,

 

qu'il lui fit lire.

 

-- Excusez-moi, dit-il soudain. Vous vous en foutez, c'est normal...

 

-- Pas du tout dit le vendeur. Je vous comprends... Alors vous allez réfléchir,

 

pour ce parasol... Et vous reviendrez...

 

-- Non, non, dit l'homme. Je le prends. Celui-ci.

 

Et il repartit avec un beau parasol tout neuf. 

 

Le lendemain, le vendeur alla à l'enterrement d'une femme qu'il n'avait jamais

 

vue. L'homme revint parfois au magasin, y fit même des achats. Mais pas auprès

 

du vendeur de parasols. Cependant, lorsqu'il le croisait, il lui faisait sans rien dire

 

un coup d'oeil complice.

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 22:08

 

 

 

 

 

 

 

 

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                                Tu sais Prunie L'Aventurière, dit Cacao, moi aussi j'ai une petite

 

histoire vraie à te raconter. Elle est moins bien que les tiennes, mais elle me fait

 

toujours rire.

 

Tu connais Carotte, ma nièce, elle a un an et demi de plus que mon chat Maurice.

 

Dire qu'il aura bientôt seize ans !

 

Quand tous deux étaient petits, Carotte venait chez moi l'été avec sa maman. 

 

Elle avait un peu plus de deux ans lorsque cette aventure est arrivée.

 

Un midi où il faisait très chaud, nous avions des invités. L'apéritif s'était prolongé

 

longtemps sur la terrasse. Quand tout le monde a été parti, en rangeant la table, 

 

ma soeur jugea que les saucisses-cocktail restantes avaient eu trop chaud pour

 

être consommables plus tard. Elle me demanda si elle pouvait les mettre dans le

 

bol de Maurice, et je trouvai l'idée bonne. Il dormait à l'ombre de la haie, et

 

malgré nos appels, ne voulait pas rentrer au frais.

 

Il est comme ça,  préférant rester sur la terre chaude. Impossible de lui faire

 

comprendre que la température est plus agréable à l'intérieur.

 

A cette époque, nous n'avions pas encore de chatière. Nous avons tout fermé,

 

portes et volets, pour nous préserver de la chaleur, et nous sommes offerts une

 

délicieuse sieste. Carotte dormait depuis longtemps, à poings fermés. Tout était

 

calme, nous l'avons vite imitée. A notre réveil, elle n'avait pas bougé...

 

Tiens ! dit ma soeur, ton chat est revenu, toutes les saucisses-cocktails sont

 

mangées ! Quel vorace, ce Maurice !

 

Crois-moi si tu veux, je n'ai pas osé lui dire qu'il était impossible, barricadées

 

comme nous l'étions, que le chat soit rentré. Il était d'ailleurs toujours endormi,

 

à la même place, sous sa haie.

 

Simplement, pendant les trois ou quatre jours suivants, j'ai observé Carotte plus

 

attentivement que d'habitude, et constaté avec soulagement qu'elle se portait

 

à merveille. Ainsi que son camarade de jeux, le jeune Maurice. 

 

 

 

 

 

 

     

 

                                                   A     PLUS     TARD  . . .

 

 

 

 

                                                                                 DANS     L'CAR  . . .

 

 

 

                                                                                                                                                         ( A suivre)

"Carotte" à 18 ans.... Les saucisses lui ont fait du bien...

"Carotte" à 18 ans.... Les saucisses lui ont fait du bien...

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