AUJOURD'HUI SAMEDI 9 MARS, C'EST L'OUVERTURE DE
LA PÊCHE A LA TRUITE. A CETTE OCCASION, VOICI UN
SOUVENIR DE PÊCHE DE CACAO . . .
" A LA PÊCHE AVEC M. "


AUJOURD'HUI SAMEDI 9 MARS, C'EST L'OUVERTURE DE
LA PÊCHE A LA TRUITE. A CETTE OCCASION, VOICI UN
SOUVENIR DE PÊCHE DE CACAO . . .
" A LA PÊCHE AVEC M. "



Plusieurs fois, il entra dans le magasin. Se renseigner
sur les parasols. Poser des questions sur les différents
modèles, leur fonctionnement, leur solidité.
Valait-il mieux un mât en bois ou en aluminium ?
Une manivelle ? Pas de manivelle ?
Celui-ci était-il fabriqué en France ?
... Je vais réfléchir, disait-il. Je reviendrai...
Il revenait. Avec de nouvelles questions : Quelle taille choisir ?
Et la forme ? Rond, carré, rectangulaire ?
Vous comprenez, nous ne sommes là que depuis six mois. Nous
venons de prendre notre retraite. Mais ma femme est malade.
Elle ne peut pas m'accompagner. J'hésite ... Je reviendrai.
Il revenait. Patiemment, le vendeur l'écoutait, essayant de
l'aiguiller.
Il s'adressait toujours au même. S'il n'était pas libre, il
l'attendait, tournant autour du rayon des parasols.
Puis on ne le vit plus, pendant plusieurs semaines.
Un matin, il entra. Le vendeur était libre. On discuta encore des
avantages de chaque parasol. Il dit soudain que sa femme venait
de mourir. Expliqua de quoi et comment. Donna l'heure et le lieu
de l'enterrement.
Compatissant, le vendeur écoutait. L'homme sortit de sa poche
l'avis de décès, qu'il lui fit lire.
-- Excusez-moi, dit-il soudain. Vous vous en foutez, c'est
normal...
-- Pas du tout dit le vendeur. Je vous comprends... Alors vous
allez réfléchir, pour ce parasol... et vous reviendrez...
-- Non, non, dit l'homme. Je le prends. Celui-ci.
Et il repartit avec un beau parasol tout neuf.
Le lendemain, le vendeur alla à l'enterrement d'une femme qu'il
n'avait jamais vue.
L'homme revint parfois au magasin, y fit même des achats.
Mais pas auprès du vendeur de parasols. Cependant, lorsqu'il le
croisait, il lui faisait sans rien dire un coup d'oeil complice.
Cacao.



... Le lendemain matin, le nouveau shampooing n'est pas concluant.
Se mouiller la tête est tout simplement ce qu'il ne fallait pas faire...
Elle l'apprend à ses dépens,.. Le temps de boire un café,ses cheveux
frisent et gonflent de plus en plus.Au bout d'une heure, cela prend des
proportions plus ou moins "inquiétantes"...
Cela plaira-t-il à la future fiancée ? That's the question...
Un "léger" doute l'effleure...

Tant pis, se dit-elle, voilà une coiffure Afro...
C'est original au moins !
La voilà qui se prépare, s'habille, se pomponne, se maquille au mieux,
et saute dans sa 4 L.
Avec laquelle, fidèle à la devise des cavaliers "en avant, calme et droit',
elle caracole vers la fête... Car "quand faut y aller, faut y aller" isn'it...

Arrivée au restaurant, pour ne, donc, pas faire "honte" à son "amie",
avec sa 4 L, elle ne s'arrête pas sur le parking réservé aux clients.
Elle contourne le bâtiment, et se gare vers l'entrée de service.

La fiancée du jour, son "amie", l'a vue passer.
Et,sans doute prise du remords d'avoir critiqué la vieille voiture,
se précipite à sa rencontre...
...Là, elle la contemple, médusée, pantoise, épouvantée,horrifiée,
affolée, "échevelée, livide, au milieu des tempêtes", et, bien qu'au bord de
l'apoplexie, du malaise, vagal, cardiaque, définitif...parvient à articuler :
- Mon Dieu ! On dirait "CACAO" ! ! !
... Faisant allusion à la petite fille noire des livres de "Martine",
qu'elles affectionnaient dans leur enfance...
Depuis plus de trente-cinq ans maintenant, ce surnom est resté.
Même si les cheveux de "Cacao" ne sont plus crépus, ni même frisés,
ce nom lui plait beaucoup....






... En ce temps-là, "Cacao" est jeune, pas très riche ( déjà ! )
et ne s'appelle pas encore CACAO....
( Bon, ça commence bien cette histoire, dès le début on ne comprend
rien... Evidemment.. Puisque c'est une des ces anecdotes idiotes
qu'affectionne cette satanée Cacao... )
...Une grande amie lui annonce ses fiançailles, et l'invite au repas
de fête, dans un restaurant chic, assez loin de la ville.
- Tu sais, je tiens à ce que mes invités fassent bonne impression à ma
future belle-famille.
- Ne t'en fais pas, pour ma part, je serai à la hauteur.
Puis elles discutent de choses et d'autres. Au moment de se quitter,
l'amie dit soudain :
- Mon Dieu ! Tu ne vas pas venir avec ta 4 L ?
- Ben..si, avec quoi veux-tu que je vienne ?
- Oui, bien sûr... Pas de problème...
Cacao saisit le message. Si changer de voiture n'est guère possible, soigner
au maximum son apparence l'est.
Elle fait consciencieusement les boutiques, trouve une tenue parfaitement
adéquate à la situation, achète de superbes chaussures, et un sac à main
assorti. Et, bien sûr, prend pour la veille rendez-vous chez le coiffeur.
Pour la première fois, elle a décidé de se faire faire une permanente.
Ainsi, se dit-elle, mes cheveux ne voleront pas dans tous les sens.
Je resterai impeccable.
A la fin de la séance, elle se trouve, certes, bien coiffée, mais un peu trop
frisée peut-être... Pas grave, se dit-elle, une fois rentrée chez elle.
Je vais me relaver la tête, cela atténuera l'effet. Mes cheveux seront
plus flous,ce sera très joli.
Aussitôt dit, aussitôt fait... Le résultat ne l'enthousiasme guère, il ne
change pas grand-chose. On dirait même...mais non, c'est une idée. . .
Une bonne nuit de sommeil va aplatir la coiffure, et le matin, un nouveau
rinçage la défrisera un peu, c'est évident...
( A Suivre...)


AUJOURD'HUI SAMEDI 10 MARS, C'EST L'OUVERTURE DE
LA PÊCHE A LA TRUITE. A CETTE OCCASION, VOICI UN
SOUVENIR DE PÊCHE DE CACAO . . .
" A LA PÊCHE AVEC M. "
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Elle vendait sur les marchés des articles "fantaisie". Toutes sortes
d'accessoires, de bijoux de pacotille. Elle en fabriquait aussi, des créations en
perles, petites, grosses, de toutes les couleurs. Elle aimait surtout faire des colliers.
Les perles noires lui plaisaient beaucoup. Elle trouvait que c'était très chic, un
collier de perles noires. Elle remarqua vite que, si toutes les couleurs trouvaient
preneurs, le noir ne marchait pas. Même en les soldant, les clientes disaient :
" Non, merci, pas de perles noires, ça porte malheur ".
Lorsqu'elle réussit malgré tout à vendre le dernier collier noir, elle décida de ne
plus en fabriquer. Il ne lui restait guère en stock que de quoi en faire un, mais ça
ne valait pas la peine.
Un beau jour, une cliente, l'air hautain et distingué, examinait les colliers. . .
Certains, très originaux et compliqués, avaient demandé beaucoup de travail.
Elle était comblée que la dame apprécie.
-- Ils sont très jolis vos colliers, mais j'en aurais voulu un en perles noires.
De grosses perles.
-- Pas de problème, Madame, si vous pouvez patienter jusqu'à la semaine
prochaine, je vous en prépare un. Choisissez votre modèle.
Ainsi fut fait, et elle mit toute son habileté à assembler un superbe collier,
sa plus belle pièce à ce jour lui sembla-t-il. Elle utilisa ses perles jusqu'à la
dernière. Toute la matinée, elle espéra que la cliente ne lui ferait pas faux-bond.
Enfin, elle la vit arriver et, toute fière, exhiba sa création.
-- Magnifique ! dit la dame. Cela me plait beaucoup ! Oui, oui, oui, impeccable !
Oh ! Mais... Attendez ! Il y a des reflets. Ces perles ne sont pas noires, "noir" !
. . . Non, décidemment, ce collier, je ne le prends pas."
Et elle s'en alla.
Devant l'étalage, une autre cliente avait semblé de loin admirer le collier. Elle
s'approcha :
-- Je suis ravie que la dame ne le veuille pas. Moi, je vous l'achète. Je le trouve
vraiment splendide ! L'affaire fut conclue.
Mais au moment où elle ajustait le fermoir au cou de sa cliente, la précédente
revint :
-- J'ai réfléchi. Finalement je vais le prendre.
-- Trop tard... Je viens de le vendre à Madame.
-- Mais vous n'avez pas le droit, je vais porter plainte ! Je le veux tout de suite !
L'acheteuse se rebiffa, elle l'avait payé après tout. Le ton monta entre les deux
femmes, qui en vinrent aux mains. La dame si distinguée finit par arracher le
collier du cou de l'autre. Les fils cassèrent. Les perles noires s'enfuirent et
roulèrent de tous côtés.
Le placier, voyant la scène, arriva en courant pour les séparer, mais il glissa
sur les grosses perles, et s'étala, sous les rires du public.
Fou de rage, il s'en prit à la marchande, et lui intima l'ordre de ne plus jamais
remettre les pieds dans "son" marché. Ce qu'elle fit. . . A son grand regret, car le
marché de cette ville rapportait bien, en général. . .
. . . Elle se souvint. . . On lui avait dit que les perles noires portaient malheur. . .
Elle n'avait pas voulu y croire. . .
Lorsque la foudre est tombée, exactement en même temps que l'énorme coup de tonnerre,
comme une grosse explosion, Maurice-Le-Chat n'a pas bougé de sa chaise dans la cuisine.
Avec dédain, il a regardé du coin de l'oeil ses deux petites "soeurs" Marcella et Sloopy qui,
sans la moindre plainte, ou le plus petit aboiement, se sont dirigées vers leurs paniers, dans
la salle à manger. Pour n'en pas bouger pendant une bonne heure, la tête entre les pattes.
Toutes deux étaient couchées sur le carrelage, devant la porte-fenêtre ouverte de la cuisine,
lorsque "l'évènement" arriva..
Cacao était assise à la table de la cuisine, ravie de cete pluie, que la nature et l'agriculture
attendaient depuis deux longs mois.
L'ami Actarus se tenait debout près de la table. Entre eux, une prise murale, où rien n'était
branché.
Et, par les deux trous de la prise, en un éclair, c'est le moment de le dire, ils ont vu sortir,
et s'enfuir par la porte ouverte, deux fines lignes de feu parallèles.
Tout alla bien ensuite. Pas de dégâts chez eux, hormis la ligne téléphonique, pas encore
rétablie. Ce ne fut pas le cas, hélas, chez plusieurs de leurs voisins.L'un d'entre eux, chauffé
par géothermie, eut la mauvaise surprise de voir son carrelage se soulever, avec carrément
un cratère au point "d'impact".
Ainsi va la nature, la vie, la bonne fortune, ou l'infortune ...
Et vous savez quoi ? La "Dame aux renards" n'eut aucun ennui, même pas de téléphone.
Elle en est très fière ! D'ailleurs elle a encore "sévi". . . Vous saurez bientôt comment.
Cacao vous souhaite à tous un excellent week-end de Pentecôte et vous embrasse.
A Plus Tard . . .
Dans L'car . . .
P.S. Article envoyé de chez l'amie Patty d'Arbanville, que je remercie.
( Pour la méchante "Dame aux renards", cf article "Les renards", 01/03/ 2011)
Carotte, la nièce de Cacao, celle des
saucisses-cocktail, que vous avez
rencontrée
dans un article précédent,
avait grandi.
Elle approchait de ses cinq ans.
C'était un après-midi de pluie.
Comme cela lui arrivait parfois, elle avait mystérieusement décidé d'être
très sage.
Elle dessinait avec application, et avait rempli de nombreuses feuilles, chacune
destinée à un membre de la famille.
Carotte choisissait fort bien les proportions de ses sujets. On reconnaissait la
maison de Cacao, un peu plus petite que Cacao, qui était bien sûr plus petite
que le chat Maurice, lui-même légèrement plus petit que les copines de Carotte.
Cette enfant avait du caractère, savait ce qui était important, et prouvait son
excellente santé mentale.
Au bout d'un long moment, elle s'arrêta, recompta soigneusement ses oeuvres et
jugea le contrat rempli. Elle se mit en devoir d'écrire en haut de chaque dessin,
avec une extrême application, qui lui fit tirer la langue, "pour untel". Elle prit soin
de vérifier qu'elle n'avait oublié personne.
Puis, inexplicablement, à toute vitesse, elle gribouilla son prénom au bas de
chaque feuille. Cela ne ressemblait à rien. On reconnaissait à peine une lettre ou
deux, et on le lui dit.
-- C'est parce que vous savez pas. C'est une signature. Une signature, c'est
toujours comme ça. C'est maman qui me l'a expliqué. L'autre jour elle faisait
un chèque. Je lui ai dit tu me demandes toujours de m'appliquer, mais toi,
t'écris pas trop bien. Elle m'a répondu que c'était normal, parce que c'était
une signature. Et une signature, c'est jamais "visible" !
A Bientôt . . .
dans mon hélico . . .