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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 12:17

  

 

   AUJOURD'HUI SAMEDI 9 MARS, C'EST L'OUVERTURE DE

       LA PÊCHE A LA TRUITE. A CETTE OCCASION, VOICI UN

                      SOUVENIR DE PÊCHE DE CACAO . . .

 

                     " A     LA     PÊCHE     AVEC     M. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un des rares jours de Mai où il fit beau cette année-là, M., grand
 
pêcheur de truites, et redoutable randonneur, proposa à Cacao de
 
l'accompagner à la pêche.
 
L'air était très doux, et le soleil dorait l'eau et les cailloux de l'Arros,
 
petite rivière pyrénéenne qu'il avait ce jour-là préférée au Gave.
 
M. se percha sur l'herbe au bord de l'un des bras. Cacao s'installa
 
sur une petite "île", contre un rocher, avec lunettes de soleil,
 
bouteille d'eau, et lecture. Le calme de l'après-midi, la douceur du chant
 
des oiseaux, et les fleurs sauvages qu'elle avait repérées pour faire un
 
bouquet, après... l'entraînèrent bien vite vers une agréable somnolence.
 
De temps à autre, elle jetait un oeil vers lui. Pour le moment, il pêchait
 
des branches. Et en semblait fort satisfait. Rien n'altérait jamais
 
son calme et sa bonne humeur. Rassurée, Cacao referma les yeux. Elle ne
 
les rouvrit que lorsqu'il cria, assez fort, une sorte de juron, plus ou moins
 
élégant :
 
Il   venait de pêcher une ronce... Elle se réassoupit, soulagée.  
 
Lorsqu'elle émergea un peu, plus de M.en vue !
 
Où l'artiste était-t-il donc passé ?
 
Pas de panique, elle savait comment retrouver sa superbe voiture, toute
 
neuve et extra-propre, dont il n'avait pas hésité à sacrifier le beau
 
brillant en roulant sur les chemins de terre.
 
Par acquis de conscience, même s'il était improbable qu'il se fut noyé, ou
 
pendu à une grosse branche, avec son fil à pêche, elle s'avança dans la
 
rivière, calme et peu profonde, pour observer l'amont et l'aval local.
 
Pas de trace de M. 
 
Marchant un peu plus dans l'eau, brusquement, elle s'enfonça dans un
 
trou, où, sans sommation, ses bottes se remplirent d'eau glacée.
 
Elle eut du mal à  rebrousser chemin pour retrouver son "île", alourdie
 
qu'elle était par le poids  de l'eau qui flocfloquait fraîchement sur ses
 
jambes.  
 
Le temps de vider ses bottes, d'où il ne sortit aucun poisson, de faire
 
(un peu) sécher ses chaussettes sur le rocher, tout en reprenant, les
 
 orteils au soleil,  sa passionnante lecture, un léger bruit lui fit lever les
 
yeux : M. était là,  canne à pêche verticale, sourire entendu aux lèvres.  
 
Sans un mot, il posa son panier, en sortit un magnifique tissu jaune et bleu,
 
qu'elle lui avait donné, parmi d'autres, pour ses poissons, l'étala sur le sol,
 
et y aligna . . . ceci . . .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 09:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              Plusieurs fois, il entra dans le magasin. Se renseigner

 

sur les parasols. Poser des  questions sur les différents

 

modèles, leur fonctionnement, leur solidité.

 

Valait-il mieux un mât en bois ou en aluminium ?

 

Une manivelle ? Pas de manivelle ?

 

Celui-ci était-il fabriqué en France ?

 

... Je vais réfléchir, disait-il. Je reviendrai...

 

Il revenait. Avec de nouvelles questions : Quelle taille choisir ?

 

Et la forme ? Rond, carré, rectangulaire ?

 

Vous comprenez, nous ne sommes là que depuis six mois. Nous

 

venons de prendre notre retraite. Mais ma femme est malade.

 

Elle ne peut pas m'accompagner. J'hésite ... Je reviendrai.

 

Il revenait. Patiemment, le vendeur l'écoutait, essayant de

 

l'aiguiller.

 

Il s'adressait toujours au même. S'il n'était pas libre, il

 

l'attendait, tournant autour du rayon des parasols. 

 

Puis on ne le vit plus,  pendant plusieurs semaines.

 

Un matin, il entra. Le vendeur était libre. On discuta encore des

 

avantages de chaque parasol. Il dit soudain que sa femme venait

 

de mourir. Expliqua de quoi et comment. Donna l'heure et le lieu

 

de l'enterrement. 

 

Compatissant, le vendeur écoutait. L'homme sortit de sa poche

 

l'avis de décès, qu'il lui fit lire.

 

-- Excusez-moi, dit-il soudain. Vous vous en foutez, c'est

 

normal...

 

-- Pas du tout dit le vendeur. Je vous comprends... Alors vous

 

allez réfléchir, pour ce parasol... et vous reviendrez...

 

-- Non, non, dit l'homme. Je le prends. Celui-ci.

 

Et il repartit avec un beau parasol tout neuf. 

 

Le lendemain, le vendeur alla à l'enterrement d'une femme qu'il

 

n'avait jamais vue.

 

L'homme revint parfois au magasin, y fit même des achats.

 

Mais pas auprès du vendeur de parasols. Cependant, lorsqu'il le

 

croisait, il lui faisait sans rien dire un coup d'oeil complice.

 

 

 

                                                             Cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 01:51

 

 

 

 

 

 

...  Le lendemain matin, le nouveau shampooing n'est pas concluant.

Se mouiller la tête est tout simplement ce qu'il ne fallait pas faire... 

Elle l'apprend à ses dépens,.. Le temps de boire un café,ses cheveux

frisent et gonflent de plus en plus.Au bout d'une heure, cela prend des

proportions plus ou moins "inquiétantes"...

Cela plaira-t-il à la future fiancée ? That's the question...

Un "léger" doute l'effleure... 

 

 

 

 

Tant pis, se dit-elle, voilà une coiffure Afro...

C'est original au moins ! 

La voilà qui se prépare, s'habille, se pomponne, se maquille au mieux,

et saute dans sa 4 L. 

Avec laquelle, fidèle à la devise des cavaliers "en avant, calme et droit',

elle caracole vers la fête... Car "quand faut y aller, faut y aller" isn'it...

 

 

 

 

 

Arrivée au restaurant, pour ne, donc, pas faire "honte" à son "amie", 

avec sa 4 L, elle ne s'arrête pas sur le parking réservé aux clients.

Elle contourne  le bâtiment, et se gare vers l'entrée de service.

 

 

 

 

 

 

 

 

La fiancée du jour, son "amie", l'a vue passer.

Et,sans doute prise du remords d'avoir critiqué la vieille voiture, 

se précipite à sa rencontre...

...Là, elle la contemple, médusée, pantoise, épouvantée,horrifiée,

affolée, "échevelée, livide, au milieu des tempêtes", et, bien qu'au bord de

l'apoplexie, du malaise, vagal, cardiaque, définitif...parvient à articuler : 

- Mon Dieu ! On dirait "CACAO" ! ! !

... Faisant allusion à la petite fille noire des livres de "Martine",

qu'elles affectionnaient   dans leur enfance...

Depuis plus de trente-cinq ans maintenant, ce surnom est resté.

Même si les cheveux de "Cacao" ne sont plus crépus, ni même frisés, 

ce nom lui plait beaucoup....

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 23:44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     ... En ce temps-là, "Cacao" est jeune, pas très riche ( déjà ! )

et ne s'appelle pas encore CACAO....

( Bon, ça commence bien cette histoire, dès le début on ne comprend

rien... Evidemment.. Puisque c'est une des ces anecdotes idiotes 

qu'affectionne cette satanée Cacao... )

...Une grande amie lui annonce ses fiançailles, et l'invite au repas

de fête, dans un restaurant chic, assez  loin de la ville. 

- Tu sais, je tiens à ce que mes invités fassent bonne impression à ma

future belle-famille.

- Ne t'en fais pas, pour ma part, je serai à la hauteur.

Puis elles discutent de choses et d'autres. Au moment de se quitter,

l'amie  dit soudain :

- Mon Dieu ! Tu ne vas pas venir avec ta 4 L ?

- Ben..si, avec quoi veux-tu que je vienne ?

- Oui, bien sûr... Pas de problème...

Cacao saisit le message. Si changer de voiture n'est guère possible, soigner

au maximum son apparence l'est.

Elle fait consciencieusement les boutiques, trouve une tenue parfaitement

adéquate à la situation, achète de superbes chaussures, et un sac à main

assorti. Et, bien sûr, prend pour la veille rendez-vous chez le coiffeur.

Pour la première fois, elle a décidé de se faire faire une permanente.

Ainsi, se dit-elle, mes cheveux ne voleront pas dans tous les sens.

Je resterai impeccable.

A la fin de la séance, elle se trouve, certes, bien coiffée, mais un peu trop

frisée peut-être... Pas grave, se dit-elle, une fois rentrée chez elle.

Je vais me relaver la tête, cela atténuera l'effet. Mes cheveux seront

plus flous,ce sera très joli.

Aussitôt dit, aussitôt fait... Le résultat ne l'enthousiasme guère, il ne

change  pas grand-chose. On dirait même...mais non, c'est une idée. . .  

Une bonne  nuit de sommeil va aplatir la coiffure, et le matin, un nouveau

rinçage la défrisera un peu, c'est évident...

 

 

 

                                                         ( A Suivre...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POURQUOI DIABLE L'APPELLE-T-ON "CACAO"  ?    (Texte de 2012 remanié en 2 parties )
POURQUOI DIABLE L'APPELLE-T-ON "CACAO"  ?    (Texte de 2012 remanié en 2 parties )
POURQUOI DIABLE L'APPELLE-T-ON "CACAO"  ?    (Texte de 2012 remanié en 2 parties )
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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 20:17

 

 

       AUJOURD'HUI SAMEDI 10 MARS, C'EST L'OUVERTURE DE

    LA PÊCHE A LA TRUITE. A CETTE OCCASION, VOICI UN

                   SOUVENIR DE PÊCHE DE CACAO . . .

 

                  " A     LA     PÊCHE     AVEC     M. "

     

PHOTO M.

PHOTO M.

            

 
      Un des rares jours de Mai où il fit beau cette année-là, M., grand
 
pêcheur de truites, et redoutable randonneur, proposa à Cacao de
 
l'accompagner à la pêche.
 
L'air était très doux, et le soleil dorait l'eau et les cailloux de l'Arros,
 
petite rivière pyrénéenne qu'il avait ce jour-là préférée au Gave.
 
M. se percha sur l'herbe au bord de l'un des bras. Cacao s'installa
 
sur une petite "île", contre un rocher, avec lunettes de soleil,
 
bouteille d'eau, et lecture. Le calme de l'après-midi, la douceur du chant
 
des oiseaux, et les fleurs sauvages qu'elle avait repérées pour faire un
 
bouquet, après... l'entraînèrent bien vite vers une agréable somnolence.
 
De temps à autre, elle jetait un oeil vers lui. Pour le moment, il pêchait
 
des branches. Et en semblait fort satisfait. Rien n'altérait jamais
 
son calme et sa bonne humeur. Rassurée, Cacao referma les yeux. Elle ne
 
les rouvrit que lorsqu'il cria, assez fort, une sorte de juron, plus ou moins
 
élégant :
 
Il   venait de pêcher une ronce... Elle se réassoupit, soulagée.  
 
Lorsqu'elle émergea un peu, plus de M.en vue !
 
Où l'artiste était-t-il donc passé ?
 
Pas de panique, elle savait comment retrouver sa superbe voiture, toute
 
neuve et extra-propre, dont il n'avait pas hésité à sacrifier le beau
 
brillant en roulant sur les chemins de terre.
 
Par acquis de conscience, même s'il était improbable qu'il se fut noyé, ou
 
pendu à une grosse branche, avec son fil à pêche, elle s'avança dans la
 
rivière, calme et peu profonde, pour observer l'amont et l'aval local.
 
Pas de trace de M. 
 
Marchant un peu plus dans l'eau, brusquement, elle s'enfonça dans un
 
trou, où, sans sommation, ses bottes se remplirent d'eau glacée.
 
Elle eut du mal à  rebrousser chemin pour retrouver son "île", alourdie
 
qu'elle était par le poids  de l'eau qui flocfloquait fraîchement sur ses
 
jambes.  
 
Le temps de vider ses bottes, d'où il ne sortit aucun poisson, de faire
 
(un peu) sécher ses chaussettes sur le rocher, tout en reprenant, les
 
 orteils au soleil,  sa passionnante lecture, un léger bruit lui fit lever les
 
yeux : M. était là,  canne à pêche verticale, sourire entendu aux lèvres.  
 
Sans un mot, il posa son panier, en sortit un magnifique tissu jaune et bleu,
 
qu'elle lui avait donné, parmi d'autres, pour ses poissons, l'étala sur le sol,
 
et y aligna . . . ceci . . .
 
 
 
PHOTO M.

PHOTO M.

OUVERTURE DE LA PÊCHE A LA TRUITE
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:34
 
 

 

 
   Quand on paresse un peu, beaucoup... On a le temps de lire 
   sur le Net des choses "légères"... et pas toujours "inutiles"...  
 
                                                Diner entre amis

Crise oblige, de nombreux restaurants de quartiers offrent le diner pour le prix d’une consommation. Vous payez votre boisson… et la maison vous régale !

 
Vous avez envie de sortir avec vos amis, mais pas forcément le budget pour aller au restaurant. Le dilemme est cruel : passer la soirée seul devant la télé, ou finir le mois dans le rouge ? Heureusement, vous n’aurez pas à trancher ! La solution : épater votre bande, en proposant un diner… gratuit ! Un couscous copieux ou des moules-frites pour pas un euro, c’est possible. De plus en plus de petits restaurants offrent le diner pour toute consommation achetée. Double bonne nouvelle : dans ces bonnes adresses « solidaires », les verres sont à tout petit prix. Ces établissements proposent souvent des concerts (musique du monde, jazz manouche…), gratuits aussi bien sûr ! Ambiance chaleureuse garantie. Pour profiter de ce bon plan, il suffit de consulter l’office du tourisme de votre ville ou de la région.
 
 
 
 
                        Remèdes anti-stress
 

Après une rude journée de travail, le niveau de stress est au plus haut ! Quelques exercices simples pour faire redescendre la pression et aborder la soirée apaisé...

 
 
Des avalanches d'emails, un open space bruyant, des tensions entre collègues...
La "zenitude" est mise à rude épreuve durant une journée de travail !
Pour faire doucement retomber la pression, voici quelques exercices simples à réaliser dès le trajet vers la maison.
En voiture ou dans les transports en commun, commencez par mettre une musique agréable.
Arrivé chez vous, ôtez tout ce qui comprime votre corps. Cravate, vêtements étroits, soutien-gorge, chaussures...
Et pratiquez des exercices de respiration par le ventre : plusieurs grandes inspirations suivies par de longues expirations.
Les yeux sont très sollicités lors de la journée. Fermez-les quelques instants, cela aide le cerveau à se régénérer. Profitez-en pour visualiser des images agréables, un bon moyen de sécréter des endomorphines, les hormones du plaisir. Ou décrivez un "huit" renversé avec votre regard, sans bouger la tête durant une minute afin de relaxer les yeux.        
Etirez-vous pour délasser les muscles crispés. Et surtout, fuyez téléphone portable et ordinateur !
Un masseur à domicile ? Moins onéreux, pratiquez l’auto-massage : 
Des tempes, en décrivant de petits cercles appuyés avec les index, du
crâne avec le bout des doigts, ou du plexus (au milieu deu thorax) dans le
sens des aiguilles d'une montre    
Et le stress s'évanouit pour passer une bonne soirée.... 
 
 

 

 

 

 

 
 
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 06:08

 

 

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                              Elle vendait sur les marchés des articles  "fantaisie". Toutes sortes

 

d'accessoires, de bijoux de pacotille. Elle en fabriquait aussi, des créations en

 

perles, petites, grosses, de toutes les couleurs. Elle aimait surtout faire des colliers.

 

Les perles noires lui plaisaient beaucoup. Elle trouvait que c'était très chic, un

 

collier de perles noires. Elle remarqua vite que, si toutes les couleurs trouvaient

 

preneurs, le noir ne marchait pas. Même en les soldant, les clientes disaient :

 

" Non, merci, pas de perles noires, ça porte malheur ".

 

Lorsqu'elle réussit malgré tout à vendre le dernier collier noir, elle décida de ne

 

plus en fabriquer. Il ne lui restait guère en stock que de quoi en faire un, mais ça

 

ne valait pas la peine.  

 

Un beau jour, une cliente, l'air hautain et distingué, examinait les colliers. . .

 

Certains, très originaux et compliqués,  avaient demandé beaucoup de travail.

 

Elle était comblée que la dame apprécie.

 

--  Ils sont très jolis vos colliers, mais j'en aurais voulu un en perles noires. 

 

     De grosses perles.

 

--  Pas de problème, Madame, si vous pouvez patienter jusqu'à la semaine

 

    prochaine, je vous en prépare un. Choisissez votre modèle.

 

Ainsi fut fait, et elle mit toute son habileté à assembler un superbe collier,

 

sa plus belle pièce à ce jour lui sembla-t-il. Elle utilisa ses perles jusqu'à la

 

dernière. Toute la matinée, elle espéra que la cliente ne lui ferait pas faux-bond.

 

Enfin, elle la vit arriver et, toute fière, exhiba sa création.

 

--  Magnifique ! dit la dame. Cela me plait beaucoup ! Oui, oui, oui, impeccable !

 

    Oh ! Mais... Attendez ! Il y a des reflets. Ces perles ne sont pas noires, "noir" !

 

    . . . Non, décidemment, ce collier, je ne le prends pas."

 

Et elle s'en alla.

 

Devant l'étalage, une autre cliente avait semblé de loin admirer le collier. Elle

 

s'approcha :

 

--  Je suis ravie que la dame ne le veuille pas. Moi, je vous l'achète. Je le trouve

 

     vraiment splendide !  L'affaire fut conclue.

 

Mais au moment où elle ajustait le fermoir au cou de sa cliente, la précédente

 

revint :

 

--  J'ai réfléchi. Finalement je vais le prendre.

 

--  Trop tard... Je viens de le vendre à Madame.

 

-- Mais vous n'avez pas le droit, je vais porter plainte ! Je le veux tout de suite !

 

L'acheteuse se rebiffa, elle l'avait payé après tout. Le ton monta entre les deux

 

femmes, qui en vinrent aux mains. La dame si distinguée finit par arracher le

 

collier du cou de l'autre. Les fils cassèrent. Les perles noires  s'enfuirent et

 

roulèrent de tous côtés.

 

Le placier, voyant la scène, arriva en courant pour les séparer, mais il glissa

 

sur les grosses perles, et s'étala, sous les rires du public.

 

Fou de rage, il s'en prit à la marchande, et lui intima l'ordre de ne plus jamais

 

remettre les pieds dans "son" marché. Ce qu'elle fit. . . A son grand regret, car le

 

marché de cette ville rapportait bien, en général. . .

 

. . . Elle se souvint. . .  On lui avait dit que les perles noires portaient malheur. . .

 

Elle n'avait pas voulu y croire. . .

 

   

 

       

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:26
 
 
 
 
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Les après-midis d'été se ressemblaient toujours
 
On somnolait dans la quiétude allongés sous le mûrier
 
Sans penser à d'autres jours
 
Celui-là suffisait.
 
A l'ombre le chat endormi offrait l'image du bonheur
 
On pouvait tout oublier autour
 
De longues heures
 
Dans un cocon d'amour.
 
Envahi par cette sensation d'absolu et d'infini
 
Où l'on s'approche du sommeil
 
Quand tout semble endormi
 
Et que pourtant l'on veille.
 
 
 
                                                                        Cacao, Août 2011
 
 
 
 
 
 
           
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 18:01

 

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     Lorsque la foudre est tombée, exactement en même temps que l'énorme coup de tonnerre,

 

comme une grosse explosion, Maurice-Le-Chat n'a pas bougé de sa chaise dans la cuisine.

 

 Avec dédain, il a regardé du coin de l'oeil ses deux petites "soeurs" Marcella et Sloopy qui,

 

sans la moindre plainte, ou le plus petit aboiement, se sont dirigées vers leurs paniers, dans

 

la salle à manger. Pour n'en pas bouger pendant une bonne heure, la tête entre les pattes. 

 

Toutes deux étaient couchées sur le carrelage, devant la porte-fenêtre ouverte de la cuisine,

 

 lorsque "l'évènement" arriva..

 

Cacao était assise à la table de la cuisine, ravie de cete pluie, que la nature et l'agriculture

 

attendaient depuis deux longs mois.

 

L'ami Actarus se tenait debout près de la table. Entre eux, une prise murale, où rien n'était

 

branché.

 

Et, par les deux trous de la prise, en un éclair, c'est le moment de le dire, ils ont vu sortir,

 

et s'enfuir par la porte ouverte, deux fines lignes de feu parallèles.

 

Tout alla bien ensuite.  Pas de dégâts chez eux, hormis la ligne téléphonique, pas encore

 

rétablie. Ce ne fut pas le cas, hélas, chez plusieurs de leurs voisins.L'un d'entre eux, chauffé

 

par géothermie, eut la mauvaise surprise de voir son carrelage se soulever, avec carrément

 

un cratère au point "d'impact".

 

Ainsi va la nature, la vie, la bonne fortune, ou l'infortune ...

 

Et vous savez quoi ? La  "Dame aux renards" n'eut aucun ennui, même pas de téléphone.

 

Elle en est très fière ! D'ailleurs elle a encore "sévi". . . Vous saurez bientôt comment.

 

Cacao vous souhaite à tous un excellent week-end de Pentecôte et vous embrasse.

 

 

 

                                         A     Plus     Tard   . . .

 

 

                                                            Dans     L'car   . . .

 

 

P.S. Article envoyé de chez l'amie Patty d'Arbanville, que je remercie.

 

        ( Pour la méchante "Dame aux renards", cf article "Les renards",   01/03/ 2011)  

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:27

 

 

 

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     Carotte, la nièce de Cacao, celle des

 

    saucisses-cocktail, que vous avez

 

    rencontrée

 

    dans un article précédent,

 

    avait grandi.  

 

     Elle approchait de ses cinq ans. 

 

 

 

 

C'était un après-midi de pluie.

 

Comme cela lui arrivait parfois, elle avait mystérieusement décidé d'être

 

très sage.

 

Elle dessinait avec application, et avait rempli de nombreuses feuilles, chacune

 

destinée à un membre de la famille. 

 

Carotte choisissait fort bien les proportions de ses sujets. On reconnaissait la

 

maison de Cacao, un peu plus petite que Cacao, qui était bien sûr plus petite

 

que le chat Maurice, lui-même légèrement plus petit que les copines de Carotte.

 

Cette enfant avait du caractère, savait ce qui était important, et prouvait son

 

excellente santé mentale. 

 

Au bout d'un long moment, elle s'arrêta, recompta soigneusement ses oeuvres et

 

jugea le contrat rempli. Elle se mit en devoir d'écrire en haut de chaque dessin,

 

avec une extrême application, qui lui fit tirer la langue, "pour untel". Elle prit soin

 

de vérifier qu'elle n'avait oublié personne.

 

Puis, inexplicablement, à toute vitesse, elle gribouilla son prénom au bas de

 

chaque feuille. Cela ne ressemblait à rien. On reconnaissait à peine une lettre ou

 

deux, et on le lui dit. 

 

-- C'est parce que vous savez pas. C'est une signature. Une signature, c'est

 

toujours comme ça. C'est maman qui me l'a expliqué. L'autre jour elle faisait

 

un chèque. Je lui ai dit tu me demandes toujours de m'appliquer, mais toi,

 

t'écris pas trop bien. Elle m'a répondu que c'était normal, parce que c'était

 

une signature. Et une signature, c'est jamais "visible" !       

 

  

                  

                                  

 

 

                                                        

                                                 A      Bientôt  . . .

 

 

                                                                 dans      mon      hélico . . .

 

 

 

 

                                                

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