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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 23:28

 

 

  

 

 

 

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                Sais-tu, Cacao, dit Prunie L'Aventurière, que le monsieur qui avait oublié

 

le soleil va de mieux en mieux ?

 

Je te porte un panier de reine-claude de son jardin. Elles sont mûres à point,

 

tellement sucrées, c'est un délice. Elles sont naturelles, pas comme celles du

 

commerce, mûries au gaz !

 

Il fait des tartes maintenant. Pour la première, je l'ai aidé. Puis il a recommencé

 

tout seul. On se régale. Il en a même porté une à sa voisine, il en était très fier.

 

Oh ! Il faut que je te raconte. Il y a tant de fruits cette année qu'on a fait des

 

confitures.

  

Plusieurs pots, on a passé un temps à dénoyauter les prunes !

 

Et je lui ai donné l'idée de fabriquer des étiquettes personnalisées "maison".

 

Pour offrir les pots à ses amis. Cela l'occupe. Certaines sont très jolies, avec des

 

pleins et des déliés, à l'encre de chine. On a retrouvé un vieux porte-plume.

 

Pour changer,  on a acheté du papier-parchemin. Il le découpe, avec des festons,

 

et toutes sortes de forme. On noircit un peu le bord à la flamme d'une bougie.

 

Il ne faut pas trop l'approcher du papier, au début nous avons eu des aventures,

 

tout partait en fumée.  Ce qui le faisait  rire. Je l'entendais rire pour la première

 

fois.

 

La deuxième fois, c'était avant-hier. Là on ne pouvait plus s'arrêter, et ça faisait

 

du bien. Toute la matinée, on évitait de se regarder, sinon on éclatait. 

 

Figure-toi  que je lui avais conseillé de ne pas mettre trop de sucre. Pour que l'on

 

sente bien le goût du fruit. Moitié moins que de fruits.

 

J'ai fait aussi des pots chez moi avec toutes les prunes qu'il m'a données. Comme

 

il sait que je n'ai pas le temps, il va me fabriquer des étiquettes.

 

Mais pas pour la dernière série. Ni pour moi, ni pour lui.

 

Ces confitures-là, on les garde pour nous ! Attention les yeux les calories !

 

On en avait tellement assez d'enlever les noyaux, qu'on s'est dit que pour nous,

 

après tout, on pouvait les laisser. Il suffirait de faire attention en mangeant.

 

Je l'ai quitté le soir après cette sage décision. Il était convenu de cuire chacun

 

nos prunes, et de vérifier quelle serait la meilleure confiture.

 

Et avant-hier, je suis arrivée chez lui, pas fière du tout. Je me disais qu'il n'avait

 

pas été aussi bête que moi ! Tu penses bien que je n'avais pas apporté un pot 

 

pour comparer mes talents aux siens ! Pourquoi ?

 

Oh ! Là ! Là ! Ma pauvre Cacao !

 

En arrivant, j'ai vu sa tête, j'ai tout de suite compris !

 

Il a dit :

 

--  Vous au moins, vous aurez été plus maligne que moi !

 

--  Et non ! Pas du tout ! C'est horrible n'est-ce pas ! Bah ! On les mangera bien

 

    quand même...petit à petit...

 

--  Mais oui, mais oui. Pas la peine de faire des étiquettes pour celles-là. Comme

 

    ça on les reconnaîtra !

 

--  Je ne comprends pas, s'étonna Cacao.

 

--  Toi qui es si intelligente ? Réfléchis un peu. Nos confitures sont trop sucrées.

 

    Vraiment trop, trop, trop sucrées. Il faut en mettre très, très peu sur le pain.

 

    On a testé. Avec presque rien, c'est mangeable. Mais il nous faudra longtemps

 

    pour tout finir ! Et personne ne nous aidera ! 

 

--  Mais pourquoi ? Vous avez mis plus de sucre ?

 

--  On en a mis pareil. Moitié poids de sucre, moitié poids de fruits. Sauf qu'on n'a

 

    pas pensé aux noyaux. Et ça pèse des noyaux ! Et ça ne risque pas de pomper

 

    le sucre ! Quelle catastrophe ! On a ri toute la matinée !

 

 

 

 

 

 

                                    A          B I E N T Ô T  . . .

 

 

 

                                                         D A N S     M O N     T A C O T  . . .

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:12

 

 

 

 

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                     Tu sais, Cacao, dit Prunie L'Aventurière, je vais souvent faire le ménage

 

chez un monsieur seul. Il est jeune encore, sa femme est morte d'un cancer.

 

 Lui aussi en a eu un. Il est tiré d'affaire maintenant. Cela lui est égal.

 

Il se fout de tout. Ne met pratiquement jamais le nez dehors, alors qu'il fait si beau.

 

Pourtant il a un grand jardin, et même un verger. Les pruniers croulent sous les

 

fruits. Il ne les ramasse pas. A quoi bon, me dit-il ... Autrefois ... Oui,  autrefois, on

 

faisait des confitures ...

 

Il passe sa journée à zapper, devant des séries qui l'ennuient

 

Comme ça me fait de la peine,  j'ai eu une idée hier. Lui demander d'aller étendre

 

le linge, sur les fils du fond du jardin, au grand soleil. Prétextant que j'avais trop

 

de  travail . Et que le temps qu'il me ferait gagner serait bien utile.

 

Il n'avait pas envie de sortir. Il a essayé d'échapper à la corvée en me disant de

 

laisser le reste pour plus tard, que ce n'était pas important.

 

Mais j'ai tenu bon. Et il y est allé.

 

Je l'ai vu de loin traverser le jardin. Je savais qu'il sentait la chaleur du soleil sur

 

son dos et ses épaules. Et qu'il avait oublié depuis longtemps que ça existait.

 

Puis il a étendu le linge. Sans se presser.

 

Pas parce qu'il le faisait de mauvais gré. Pour prolonger ce moment où le temps

 

s'arrête. Au grand air, loin de tout. Le corps réchauffé et consolé par  le soleil.

 

Même s'il brûle un peu. Car tu sais, Cacao, il faut d'abord consoler le  corps ...

 

Ensuite, il a jeté un oeil autour de lui. Et il a un peu marché sur la pelouse. J'ai vu

 

qu'il regardait les prunes par-terre. Toutes ces prunes dorées à point, éclatées

 

au milieu, avec les abeilles qui s'en régalent.

 

Il n'en a pas ramassé une, encore moins goûté. Mais il est resté quelques minutes

 

encore dans le soleil, avant de revenir lentement vers la maison.

 

A dire vrai, je n'étais pas en retard dans mon travail ce jour-là. Il salit très peu.

 

Surtout pas la cuisine. D'ailleurs, il mange à peine.

 

Lorsqu'il est rentré, il ne m'a pas cherchée. J'étais dans le garage.

 

Juste avant de partir, je suis allée le voir. Il était de nouveau dans son fauteuil,

 

les yeux dans le vide, face à sa télé,  avec l'image, mais sans le son.

 

Il a sursauté en m'apercevant.

 

--  Comme vous m'avez bien avancée en étendant le linge, j'en ai profité pour

 

    aspirer l'intérieur de votre voiture. Vous devriez aller la faire laver demain.

 

    En même temps, vous feriez quelques courses. Avec tout le repassage

 

    qu'il y aura à faire, ça m'arrangerait ...

 

Et bien tu vois, Cacao, il n'a pas souri, mais il a hoché la tête.

 

Et je crois qu'il était un peu content.

 

 

 

 

 

 

                       A          B I E N T Ô T   . . .

 

 

 

 

                                                               S U R          M A          M O T O   . . .

 

 

                                                                                             ( A  suivre )

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 19:52

 

 

 

 

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                    Dans ce nouveau chapître, Prunie L'Aventurière va, entre autre, relater

 

 à Cacao, et à elle seule, des histoires plus tristes et plus intimistes, qu'on lui

 

confie parfois, ou qu'elle glane au hasard de ses pérégrinations.

 

Si vous les entendez, c'est sans doute par erreur, ou parce que vous écoutez aux

 

portes ... Mais ce n'est pas grave, vous êtes des amis et saurez tenir votre

langue.

 

 

 

                                                                                                           . . .  / . . .

 

 

 

                Vois-tu Cacao, je fais depuis quelque temps le ménage chez une dame.

 

 Une jeune retraitée, très à l'aise, coquette, dynamique. Et pourtant elle me fait

 

de la peine. Elle est toujours gentille avec moi, et ne me surveille pas.

 

Elle aime beaucoup lire, sur son canapé, sans s'occuper de ma présence.

 

Mais je sens qu'elle est contente que je sois là. Souvent, je remarque qu'en fait

 

elle ne suit plus son livre, elle regarde dans le vide et semble très triste.

 

Parfois elle me parle, raconte qu'elle se promène avec une amie, qu'elles vont

 

au restaurant, au cinéma. Elle fait aussi de la gymnastique, et beaucoup d'autres

 

choses. Mais on dirait que tout l'ennuie, que rien ne l'intéresse, qu'elle fait tout

 

par obligation, non par plaisir.

 

--  Ce que j'aurais aimé, c'est voyager, me dit-elle. M'en aller très loin.

 

--  Pourquoi ne partez-vous pas avec votre amie. Il y a tant de destinations. C'est

 

    si facile maintenant.

 

--   Vous avez raison, mais je n'en ai plus envie. Un jour je lui ai proposé d'acheter

 

    un camping-car, puisque nous étions libérés du travail.

 

--   A votre amie ?

 

--  Non, à lui. Il a répondu : " pas pour le moment ". Et aujourd'hui c'est trop tard.

 

      Il n'est  plus là. Je l'ai perdu. Je me sens complètement abandonnée.

 

--   Je comprends. C'est difficile au début, il faut du temps pour s'habituer.

 

     Il y a longtemps qu'il est mort ?

 

--  Oh non, il n'est pas mort ! Il a juste cessé de m'aimer. Un jour. Je ne sais pas

 

     quand ça a commencé.  Simplement, je me sentais de plus en plus triste et

 

     fatiguée. Je n'avais plus envie de rien, sans que je sache pourquoi.

 

     Quelque chose me tourmentait.  Je n'arrivais pas à saisir. Puis, peu à peu,

    

     j'ai su.

 

     C'était venu. C'est tout. Il ne m'aimait plus.

 

     Sans que j'en connaisse la raison, ni depuis quand.

 

     Pourtant, c'est arrivé. Un jour. Je ne sais pas quel est ce jour. Je ne le saurai

 

     jamais. Mais ce jour-là, que je n'ai même pas remarqué, en perdant son amour,

 

     j'ai tout perdu.

 

 

 

 

 

                        

                              A          P L U S     . . .

 

 

 

 

                                                                    D A N S          L ' A U T O B U S     . . .      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

    

 

 

  

 

  

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:40

 

 

 

     CACAO S'EXCUSE AUPRES DE SES LECTEURS DE NE PAS REPONDRE RAPIDEMENT

A LEURS COMMENTAIRES, ET DE N'ECRIRE QUE PEU D'ARTICLES, EN RAISON D'UNE

PANNE  D'ORDINATEUR. ELLE REMERCIE LES AMIS QUI LUI PERMETTENT D'UTILISER

LE LEUR ET ENVOIE SES AMITIES A TOUT LE MONDE.

 

 

 

 

 

 

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                                     Prunie L'Aventurière avançait bravement à travers champs.

Pas aussi vite qu'elle l'aurait souhaité, ses bottes en caoutchouc, dans la terre spongieuse,

la ralentissant un peu.

 

Grâce au magnifique plan du pépé, elle finit par apercevoir une maison. Elle avait juste raté

une petite route, omise par lui sur le plan, et s'était retrouvée trop bas, sur le chemin de la

rivière. Soulagée, dès qu'elle fut à pied sec, elle retira ses bottes, remit ses chaussures, son

plus beau sourire, et prépara son excuse.

 

Ce travail à peine accompli, elle vit se diriger vers elle un très gros chien, genre bouvier,

excessivement beau et pas du tout menaçant. Il la conduisit vers un atelier, où elle trouva un

monsieur...( Onésime Petit ? ) occupé à casser des noix. (C'était l'occupation principale des

petits retraités dans la région, de l'automne à la fin du printemps. Ils amélioraient un peu

l'ordinaire en transformant la récolte en cerneaux, qui se vendaient beaucoup plus cher

que les noix entières).

 

Le monsieur n'était vraiment pas vieux, et l'accueillit très gentiment.

 

-- Vous avez un beau chien lui dit-elle.

 

-- Ah ! Que Oui ! Et très intelligent . Il s'appelle Oscar, et regardez, il est gros comme un

petit veau !

 

L'homme s'était levé, et P.L'A. remarqua sa petite taille, en accord il est vrai avec son

patronyme. Il ne dépassait en fait la hauteur de son chien que de la demie-poitrine et la tête.

 

-- Je suis bien chez Mme Henriette Petit ? Je viens pour le ménage de la part de l'association.

 

-- Oui, oui, oui, elle va être bien contente de vous voir. Elle vient de se faire opérer, et comme

elle n'est pas encore bien solide sur ses jambes, la mutuelle lui a donné ces heures pour l'aider.

Vous aurez de quoi faire, avec le chien, en ce moment, comme c'est humide ... j'ai beau lui

essuyer les pattes ... il salit toujours un peu ... mais il est tellement gentil ...

 

Henriette Petit, qu'il appelait bien entendu Paulette, était encore plus jeune que son mari, fort

avenante, et d'environ la même taille que lui.

 

Elle ne sembla pas se formaliser du retard de P.L'.A, d'autant qu'Onésime venait de lui indiquer

qu'elle était venue à pied. Après avoir donné ses instructions pour le travail, elle retourna dans

sa chambre. Elle marchait encore mal, s'étant cassé tibia et péroné, dans une mauvaise chute,

en allant appeler son mari, qui promenait Oscar au bord de la rivière.

 

-- Vous comprenez, c'est boueux, dit-elle à P.L'.A., et malheureusement j'ai atterri sur un rocher.

Quand il ne casse pas des noix, mon mari passe son temps avec le chien au bord de la rivière,

à embêter les pêcheurs.

 

Ils disent qu'il fait fuir le poisson en parlant trop fort. Le chien s'amuse bien aussi, et  tous les

deux, ils ne reviennent guère propres !

 

P.L'.A. se dépêcha de faire au mieux son travail. Pour pouvoir ensuite oser demander la

permission de téléphoner, n'ayant pas de portable. Elle comptait appeler un ami, suceptible de

pousser sa voiture, mais de cela, elle ne dit rien à Henriette et Onésime.

 

Le cher homme venait d'ailleurs d'annoncer qu'il allait jusqu'à la rivière faire faire un petit tour

à Oscar.

 

--  Tache d'être à l'heure pour dîner, répondit Henriette-Paulette. Sinon, je te préviens, moi,

je mange ! Tu te débrouilleras avec ton chien !

 

--  Ah! Ah ! C'est parce qu'avec Madame il faut manger en vitesse ! Après elle s'amuse avec

son ordinateur !

 

...  Le fils lui a offert ça pour qu'elle ne s'ennuie pas pendant sa rééducation, et depuis,

c'est la croix et la bannière ! Tiens ! J'aime mieux me taire et aller à la rivière ...

Oscar ! Où es-tu mon Oscar ? Viens vite ! On va à la rivière.

 

Oscar ne se fit pas prier. Prunie resta avec Henriette-Paulette, qui, satisfaite du travail

accompli, lui offrit un café. Elle osa alors parler de son coup de fil. Henriette accepta avec

empressement, très fière d'ajouter qu'avec Internet ça ne coûtait rien. Mais que

malheureusement elle ne savait pas aller sur le Net avec son ordinateur, n'ayant pas encore

réussi à comprendre les explications laissées par son fils.

 

Et, comme il y a un Bon Dieu pour les pauvres gens, Prunie téléphona, puis passa

agréablement le temps en apprenant à Paulette à se débrouiller avec Internet, jusqu'à l'heure

fixée par l'ami pour le désembourbage.

 

--  Quand vous reviendrez, ne dites pas à mon mari que c'est vous qui m'avez appris. Je lui

dirai ce soir que j'y suis arrivée toute seule ! Il sera bien attrapé, lui qui se moque tant de moi

et de mes "foutaises".

 

A partir de ce jour, tout alla pour le mieux dans le meilleur des mondes entre Onésime,

Henriette, Oscar et P.L'.A. On se débarrassait bien vite du ménage, puis on passait aux leçons,

auxquelles Onésime assistait volontiers, entre deux séances de cassage de noix.

Henriette-Paulette avait même raconté, en son absence, qu'il veillait fort tard pour "surfer", et

ne s'en vantait pas.

 

Mais Onésime ne devint jamais un vrai cyber-dépendant. Préférant, et de loin, continuer à

casser ses noix, bien tranquille dans son atelier.

 

Et le reste du temps, tout le reste du temps, se promener vers la rivière, par  temps sec ou

boueux, pour embêter les pêcheurs en parlant un peu fort.

 

On raconte aussi que l'été, près du Camping " Verte Rive ", il aime bien regarder les baigneuses

patauger dans l'eau. Surtout si elles sont jeunes, ce qui n'étonnera personne...

 

En tout cas pas son chien, Oscar, gros comme un petit veau.

 

 

 

 

                                                                                                                                        F I N .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                 A     LA     SEMAINE     PROCHAINE . . .

 

 

 

 

                                                                               DANS     MON     CAMION - BENNE . . .

 

 

 

 

                                                                                                      ( merci Christiane pour cette  trouvaille ! )

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 22:20

 

 

 

 

 

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                             Enfin un indice ! Prunie L'Aventurière était soulagée ! 

 

Le couple lui indiqua avec force détails la route pour aller chez Onésime et

 

Henriette-Paulette Petit.

 

Elle suivit à la lettre leurs indications, précieusement notées sur le "carnet de

 

bord" qui ne la quittait pas. Elle y mettait les noms, prénoms, adresses,  numéros

 

de téléphone, âges approximatifs, caractéristiques principales de tous ses

 

clients, même très occasionnels. Les noms de leurs animaux, le travail effectué,

 

plus des remarques et critiques sur le caractère et l'attitude des protagonistes.

 

Le pépé, fort obligeant, lui dessina un plan. Toute ravigotée, elle repartit sur les

 

chapeaux de roues, appliquant scrupuleusement ce qu'on lui avait dit. Donc, bien

 

entendu, elle se perdit, et se retrouva dans un petit chemin sans issue. Puisqu'il 

 

débouchait sur la rivière, non loin du Camping "Verte Rive", bien mal-nommé en 

 

cette saison. "Caca d'Oie Rive" aurait mieux convenu, après les pluies

 

diluviennes de printemps.

 

Et, évidemment, en tentant un demi-tour audacieux, elle s'embourba.

 

Il en fallait davantage pour décourager une aventurière de sa trempe.

 

Elle tenta un peu de dégager les roues,  grattant dans la gadoue avec ce qu'elle

 

avait sous la main, le manche de son parapluie. Jugea vite fait qu'elle n'y

 

arriverait pas dans un délai acceptable. Enfila les bottes en caoutchouc qu'elle

 

laissait toujours dans son coffre ... Il faut être prévoyante lorsqu'on passe sa vie

 

à se promener en terre inconnue, voire en milieu hostile.

 

 Puis elle s'en fut à travers champs, ses chaussures à la main. Avec, en

 

bandoulière, son petit sac de travail.

 

Qui contenait : un tablier, des pantoufles, une bouteille d'eau presque vide,

 

quelques biscuits écrasés ... et le petit carnet.

 

Elle n'avait donc aucun souci à se faire, tout irait bien.

 

Une fois de plus, elle s'en sortirait.  

 

 

    

 

 

 

                                

                                 A          PLUS          TARD . . .

 

 

 

 

                                                                          DANS          L'AUTOCAR . . .

 

 

 

              

 

                                                                                                                               (  A     S U I V R E  . . . )

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:11

 

 

 

 

 

 

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                                   C E C I        E S T         U N E        H I S T O I R E        V R A I E      

 

 

 

 

 

                                 Ce jour-là, Prunie l'Aventurière fut avertie au dernier moment

 

qu'elle devait remplacer une collègue pour faire le ménage chez Mme Henriette

 

Petit, dans le bourg voisin. En vitesse, elle regarda l'annuaire chez sa précédente

 

cliente, et s'aperçut avec ennui que le village comptait de nombreux Petit, tous

 

avec un prénom masculin. Aucune Henriette. On met le prénom du mari sur les

 

annuaires, et, même devenues veuves les femmes préfèrent le laisser. Elles ont

 

tellement peur d'être attaquées, P.L'A. le savait bien. 

 

Elle partit donc à l'aventure à l'adresse du premier Petit, Claude. Avec un peu de

 

chance, sa femme s'appellerait Henriette.  

 

Ce n'était pas le cas, Claude était célibataire, et ne voyait pas d'Henriette parmi

 

les Petit de sa connaissance. Il lui indiqua l'adresse d'un couple Petit d'un certain

 

age, qui pourrait éventuellement faire l'affaire. Mais, là non plus, la dame ne se

 

prénommait pas Henriette. P.L'A. commençait à se faire du souci, le temps filait,

 

elle serait bientôt vraiment en retard, et finirait sa journée à pas d'heure, comme

 

souvent. Sans compter les probables récriminations d'Henriette sur tous ces

 

gens pas sérieux qui ne voulaient pas travailler, alors que Le Bureau avait

 

formellement promis une remplaçante à telle heure pile.

 

Elle tenta un autre couple Petit, dont les précédents connaissaient l'existence,

 

dans un hameau un peu isolé. Ce n'était pas les bons non plus, Prunie sentait le

 

désespoir l'envahir. Ils ne voyaient pas du tout ... Henriette, Henriette, non je ne

 

connais pas d'Henriette, répétait la mémé pour la dixième fois. Ce qui énervait

 

Prunie. Tout le monde connaît au moins une Henriette, même si elle ne s'appelle

 

pas Petit ...

 

P.L'A. n'arrivait pas à prendre congé. Malgré ses remerciements, et ses adieux 

 

renouvelés, le couple tentait encore et encore de dénicher dans sa mémoire

 

une Henriette Petit. Madame répétait son leitmotiv, Monsieur réfléchissait, en

 

silence, ce qui était déjà ça. Et disait, de temps en temps, entre deux "Henriette,

 

Henriette ..." de sa femme :

 

"Attendez, attendez ... voyons, voyons ... Henriette ...". Et, zou, ce prénom

 

 relançait son épouse, qui recommençait son monologue.

 

Prunie était au bord de la crise de nerfs. Quand ses heures étaient payées, elle

 

supportait héroîquement les rabâchages des personnes âgées. Et avec le sourire

 

encore, jusqu'aux oreilles, même si en esprit elle serrait les dents bien fort.

 

Mais là, en plus de se rendre malade, elle allait perdre deux heures de travail,

 

faute d'avoir été capable de se débrouiller. Cacao se moquerait gentiment d'elle

 

ce soir, lorsqu'elle s'écroulerait chez elle pour lui raconter ses errances.

 

Comme je suis nulle se disait-elle, pas fichue de trouver une Henriette. Pourquoi

 

n'ai-je pas pensé à me renseigner à la Mairie, quelle idiote, mais quelle idiote ! 

 

Le temps d'y aller maintenant, il sera tard, Henriette me disputera bien sûr à

 

mon arrivée, elle téléphonera peut-être même au Bureau pour se plaindre.

 

Et voilà ! On me donnera encore moins de remplacements. On dira que je suis une

 

godiche et qu'on ne peut me confier que des clients dont j'ai l'habitude ... 

 

Alors que cette Henriette aurait pu me faire de l'usage, ma collègue en a pour un

 

moment, on doit l'opérer. Non, vraiment, je m'en veux, je m'en veux !

 

Et soudain, du fond se sa détresse, elle entendit le pépé s'exclamer, non

 

"Euréka", mais "Onésime" !

 

--  Onésime ! Onésime ! Je suis sûre que cette Henriette, c'est la femme

 

d'Onésime !

 

--  Mais non, dit la mémé, la femme d'Onésime, elle s'appelle Paulette !

 

--  Je sais, je sais, mais je sais pourquoi ! C'est parce qu'à l'école, on se moquait

 

d'elle en lui chantant " A bicyclette ! ". Alors après, elle a décidé de se faire

 

appeler Henriette !

 

                                                        

 

                                                                                             ( A     SUIVRE   . . . )

 

 

 

 

 

 

                             A     LA     SAINTE - HENRIETTE . . .

 

 

 

 

                                                                    SUR     MA     TROTTINETTE . . .

    

 

  

 

 

   

                                                                                                               

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