28 août 2012
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L E S O U R I R E
Parti d'Afrique avec mon absence,
Mon terreau dans le jardin du monde
J'ouvre ma miette de vie à l'humanité
A travers un regard toujours rempli de sourire.
Dans le miroir occidental,
Je suis l'heureux petit poisson frétillant dans l'eau
Donnant l'image d'un visage épanoui
Dans la vision africaine
Je suis le généreux petit poisson pleurant dans l'eau
Offrant des larmes invisibles aux yeux de l'humain.
Mais finalement...
De nos apparences à nos profondeurs,
Au-dessus de nos accalmies et de nos turbulences,
Au-delà de nos joies et de nos tristesses
Au travers de nos saisons pluvieuses
et de nos saisons sèches,
J'ai le sourire de constater
Qu'entre les étoiles et les humains
La lumière et la poussière s'épousent toujours.
Jacob M'Bomba
Published by cacao
27 août 2012
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Retrouvez les défis sur le blog SIRENE link
Elle trainait sans cesse ses livres, ses bagages
Elle cherchait quelque chose, quelque part
Fatiguée d'avancer sans relâche
Elle voulait trouver l'homme de nulle part
Manger avec lui au restaurant chinois
Aller à la plage ou se promener
Et ne plus jamais avoir de bagages
Trouver une épaule pour se reposer
Une épaule douce, solide et tendre
Alors elle marchait sans fin sans faiblir
Parce qu'il était loin l'homme de nulle part
Et parce que bientôt il serait trop tard.
Cacao.
Published by cacao
26 août 2012
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Il a tout démoli pierre à pierre
Tout son passé
Tout son ouvrage
Tout ce qu'il avait créé
Tout ce qu'il avait eu tant de peine à élaborer
Autour de lui personne ne comprenait
On essayait de l'en empêcher
Il voulait suivre son idée
Rien n'est resté
Quand il eut terminé
Il partit sans se retourner
Il se sentait soulagé
Prêt à recréer.
Cacao.
Published by cacao
25 août 2012
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Avoir un chien, c’est bon pour l’asthme !
Encore une étude qui va réconforter les propriétaires d'animaux domestiques et leurs enfants !
Posséder un animal, et en particulier un chien, protège en effet les enfants du développement de l’asthme. Selon une étude menée par plusieurs laboratoires et présentée au dernier congrès de l’American Society for microbiology à San Francisco, les enfants en bas âge exposés aux poussières et aux micro-organismes portés par les chiens sont en effet moins sensibles aux affections respiratoires et à l’asthme que les enfants élevés dans des maisons sans chien.
Selon les experts qui ont réalisé l’étude, si l’exposition se produit dès la naissance ou si le chien était présent dans la maison avant la naissance de l’enfant, le résultat est d’autant plus efficace.
Autrement dit, faire l’acquisition d’un chien après le développement de l’affection peut se révéler inutile. C’est parce qu’il a été exposé dès son plus jeune âge aux poussières et aux organismes véhiculés par le chien que l’enfant développe ses défenses.
Un motif de plus pour méditer sur le lien très ténu qui existe entre l’homme et son compagnon millénaire.
Published by cacao
25 août 2012
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Les Yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais br
édition Séghers. iller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa
Louis Aragon
Extrait de "Les Yeux d'Elsa"
Published by cacao
22 août 2012
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Bien placés bien choisis
quelques mots font une poésie
les mots il suffit qu’on les aime
pour écrire un poème
on ne sait pas toujours ce qu’on dit
lorsque naît la poésie
faut ensuite rechercher le thème
pour intituler le poème
mais d’autres fois on pleure on rit
en écrivant la poésie
ça a toujours kékchose d’extrème
un poème
Raymond Queneau
Published by cacao
20 août 2012
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Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.
Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.
Théodore de Banville (1823-1891)
Published by cacao
19 août 2012
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Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.
Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
Published by cacao
18 août 2012
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22:28
Bonjour mes amis,
En ce moment, je n'arrive plus à obtenir ma messagerie et j'ai des soucis
avec mon ordinateur. J'espère me faire dépanner le plus vite possible.
Je vous souhaite un bon Dimanche, et une bonne semaine à venir. Je suis
impatiente de pouvoir repasser chez vous.
A très bientôt !
Published by cacao
17 août 2012
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Donne-moi tes mains pour l’inquiétude
Donne-moi tes mains dont j’ai tant rêvé
Dont j’ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon propre piège
De paume et de peur de hâte et d’émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fuit de partout dans mes mains à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli
Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D’une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d’inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement …
Louis Aragon, Fou d’Elsa
Published by cacao