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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 21:02
 
 
Pour vous rafraîchir . . . 
 
 
 
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L’eau discrète
 
 
 
Une eau glacée qui coule. On l’entend sans la voir
 
(La pensée de l´été qui chantonne sous l´herbe) 3418355347_2bdcca592a.jpg
 
Les toutes petites abeilles noires leur bourdon continu
 
(Le rêve que le soleil fait à bouche fermée)
 
A onze heures en août le monde est transparent
 
Il sera brûlant après la méridienne
 
Une très modeste éternité baigne de clarté vive
 
L´eau qui court les abeilles le soleil triomphant
 
Une éphémère qui nous habite toi et moi
 
Elle fondra dans le jour comme le sucre dans l´eau
 
Comme le temps dans le temps.
 
 
Claude Roy.
 
 
 
 
 
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 21:03

 

 

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Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament
Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites
Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud
Le sommeil me guette
Le rêve m’attend
Le soleil grandit l’éternité de mes pensées.
Je répète jusqu’à l’hallucination les vers que tu as écrits pour moi,
une nuit à côté des étoiles.
Sous l’astre de l’été
je revis notre amour : colonne ivre du temple de l’éternité
Les saisons se succèdent
Et moi
je crois encore aux feux d’artifices.

 

 

          Sybille Rembard, Beauté fractionnée, 2002

 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 22:36

 

 

 

 

CIMETIERE

 

 

 

 

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 21:18

 

 

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Cassée la bulle                                                                            6086924525_29b49d9d29.jpg

Explosée

Une idée folle                           

Butiner

Attention tout va craquer

Il aurait fallu du temps

Pas laissé  

Bonheur, douceur

Effacés                                                           2505079988_efced6fde1.jpg 

Confiance, espoir

Oubliés

Complicité

Désintégrée

Plus rien ne va rester

Reste accroché

Le dernier passager

Il va lâcher

Il faut l'aider

Le rattrapper

Trop dure à raccomoder

Une bulle écornée                                    3999738889_045c7dbed6.jpg

Veut même pas essayer

Le funambule...

 

 

                     Cacao.  

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 19:05

 

 

 Femme au volant     

Ce matin j'étais sur l'autoroute en route pour le bureau. J'ai regardé à gauche et il y avait une femme dans une BMW toute neuve. Elle roulait à 130km/heure et elle se regardait dans le rétroviseur pendant qu'elle appliquait son mascara. J'ai détourné le regard quelques secondes et tout à coup, elle était à moitié sur ma voie, toujours en train de se maquiller ! Cela m'a fait tellement peur que j'en ai laissé tomber mon rasoir électrique, qui a fait tomber le peigne que j'avais dans l'autre main.
Dans toute cette confusion, j'ai essayé de redresser le volant avec mes genoux, mais mon téléphone cellulaire est tombé dans le café que je tenais justement entre mes genoux; le café chaud s'est répandu et m'a brûlé les bijoux de famille, mon téléphone est fichu, et j'ai perdu la communication pendant un appel important.
J'ai failli avoir un accident à cause de cette idiote ! 

 

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:23

 

 

SECRET DU BONHEUR

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 23:13
 
 
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            FAR-NIENTE 

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.
 
 
                                      Théophile Gautier, Premières Poésies
 
 
 
   
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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 23:14

 

 

               Retrouvez les défis sur le blog SIRENE     link 

 

 

 

 

 

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Rêve étrange, dragon, feu

Dans les mains des images

Nuit torride, vengeance

Violence                                   4729410181_e5899ec208.jpg

Mais pourquoi se révolter

A quoi bon se torturer                    

Dans la tête des orages

Du chaos, de la souffrance

Intense

Essayer de se calmer

Il faudrait se réveiller

Dans le coeur des cris de rage

Contre nous un diable danse

Outrance

Quitter le rêve, oublier

Voir le dragon s'envoler

Et se sentir mieux... Un peu...  

 

                                   Cacao.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 23:15

 

 

 

 

FROMAGES ARIEGE

 

 

 

 

  Crédit photo: French Cheese Club

 

 

 

Une entreprise familiale du Couserans en Ariège, la fromagerie «Faup», exporte ses fromages bethmales aux Etats-Unis.

Depuis le 1er juillet dernier, elle vient en effet d’intégrer le cercle très fermé du «french cheese club»

Ses membres sont venus visiter la fromagerie ariégeoise créee en 1904, basée à Lorp-Sentaraille (près de Saint-Girons).

A la conquête des assiettes américaines

Non, les Américains ne jurent pas que par les fromages ultra-aseptisés et sans goût.

La preuve avec la création en 2007 du «french cheese club», qui comme son nom l’indique, a pour but de commercialiser du bon fromage français fabriqué dans des entreprises familiales et indépendantes.

Il s’agit d’un «Groupement d’Intérêt Economique» (GIE) qui regroupe pour l’instant 6 entreprises de tout l’hexagone.

Du cantal, du comté, du saint-nectaire, du livarot, du bleu d’auvergne, etc. se retrouvent donc sur les tables des consommateurs américains.

Les fromages pyrénéens sont maintenant représentés au milieu de produits fabriqués en Normandie, Bourgogne, Auvergne, ou encore Franche-Comté, et qui partent tous vers la même destination: les USA.

Avec un marché qui pèse tout de même 300 millions de consommateurs potentiels.

La solidarité pour mutualiser les coûts d’exportation

Avec ses 35 salariés (et une production de 1000 tonnes par an), la fromagerie ariégeoise Faup n’aurait pas eu les moyens de se tourner toute seule vers le marché américain.

«C’est un regroupement de PME qui rencontrent toutes les mêmes difficultés. On met donc en commun nos moyens. C’est tout simplement une mutualisation des coûts» explique Virginie Lemasson (de la fromagerie Faup).

Et de l’autre côté de l’Atlantique, une commerciale a d’ailleurs été recrutée pour trouver des débouchés auprès des restaurateurs et des distributeurs.

Aujourd’hui, si certains membres du «French cheese club» réalisent jusqu’à 30% de la leur chiffre d’affaires à l’export, ce n’est pas le cas de l’entreprise ariégeoise, «pour le moment, on n’exporte que 5% de la production vers l’étranger»

Pas que vers les Etats-Unis, puisque la fromagerie couserannaise exportait déjà ses produits vers l’Europe depuis plusieurs années.

 

 

  

 

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 23:16

 

 

 

 

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-- Bonjour, Cacao !

-- Par exemple ! Prunie L'Aventurière ! Te revoilà enfin !

-- Oui, Cacao. Je t'avais un peu abandonnée. J'ai eu tant à faire ces

derniers temps.

-- Que me racontes-tu, Prunie ? Une petite anecdote dont tu as le secret ?

-- Oh, une toute petite, Cacao. Il  ne m'arrive pas grand-chose en ce

moment. Mais il y a quelques jours, j'ai pensé à toi, en observant un

instant de vie de tous les jours, qui m'a fait de la peine.

Tu sais que je travaille deux fois par semaine dans la rue E.T.

-- Oui, celle de la prison. . .

-- Exactement. Lorsque j'arrive pour 14 H, les jours de visite, il est

très difficile de se garer. Alors je vais plus loin, et je finis à pied.

Ainsi je vois la longue file de voitures le long des trottoirs, et les familles

qui font la queue devant la porte, attendant impatiemment qu'elle s'ouvre

pour aller voir un prisonnier. La plupart du temps, ce sont des femmes.    

Des  épouses ou des mères. Evidemment... il y a plus d'hommes incarcérés

que de femmes. Ce qui me fait mal au coeur, c'est lorsque je vois des

mamans tenant des enfants par la main. Quelle que soit la faute commise

par leur père, ça reste leur papa. Il y a dans leurs yeux de la tristesse.

Un peu d'angoisse aussi, face à cette porte fermée, et ces hauts murs, si

grands vus de leur petite taille. En même temps, je sens leur impatience,

et celle de leur mère. Que de sentiments mélangés tournent dans cette

rue !  L'ambiance de tension y est palpable. 

-- Oui, je comprends, Prunie. Ceux du dehors ne sont pour rien dans les

erreurs de ceux du dedans, mais ils paient quand même le prix fort.

-- Je vais te raconter ce qui s'est passé la denière fois. La file était

déjà longue devant la porte de la prison. Sur le trottoir opposé, une

jeune femme, tanant par la main une petite fille, près d'une vieille voiture

pas mal cabossée, était en conversation avec un policier. Elle lui montrait

des papiers, et l'homme lui indiquait le coin du pare-brise. Elle semblait

désespérée. Je marchais vers mon travail, me rapprochant d'eux. Ne

résistant pas à l'envie d'écouter leur conversation, je me suis arrêtée tout

près, pour rouler une cigarette.

-- Tu as recommencé à fumer, Prunie. Ce n'est pas bon pour toi, tu le sais !

-- Oui, Cacao. Tant de choses ne sont pas bonnes pour moi. . .

Donc, mine de rien, je tendais l'oreille. . .

-- Vous voyez bien que votre assurance est périmée depuis un mois, disait

l'homme.

-- Je sais, Monsieur, mais je viens de régler. J'attendais de recevoir    

ma  paye. C'est fait, j'ai posté le chèque aujourd'hui, ils vont m'envoyer

l'attestation.

La petite fille portait une jolie robe rose à volants, et des sandales d'été

ornées d'une marguerite blanche en plastique. Comme sa maman, elle avait

des cheveux blonds dorés, qui frisottaient. Elle s'était fait deux petites

nattes, retenues en haut par des marguerites, assorties à celles de ses

chaussures. Elle pouvait avoir cinq ans, et semblait ne pas comprendre ce

que disait l'homme. Elle avait juste peur. Quelque chose n'allait pas, mais

quoi ? Allait-on bientôt voir papa ? Maman semblait à cran. Elle   parlait

très  doucement, très poliment, mais l'enfant la sentait prête à éclater.

Maman était si jolie avant. Maintenant, elle était  maigre et pâle. Elle

dormait si peu il est vrai. La fillette regardait l'homme.

Qu'allait-il se passer ? Elle ne savait pas. Pourquoi sa maman baissait-elle

les yeux ? Elle était si gaie ce matin en la préparant.

-- Je suis obligé de vous verbaliser, dit le policier.

-- Je comprends, répondit la dame.

Tu vois Prunie, j'ai repris mon chemin, sans me retourner. Que pouvais-je

dire. . . L'homme ne faisait que son travail après tout. Même si c'est

un drôle de travail. Et qu'on se demande ce qui pousse à le choisir. . .

Seulement, juste avant de repartir, le temps d'allumer ma cigarette, j'ai

fait un clin d'oeil à la petite fille. Elle a eu un timide sourire et a semblé

contente.  

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