(Désolée, j'aurais voulu illustrer ce poème d'E.Verhaeren par des photos
et ajouter une musique "d'ambiance", mais rien ne marche depuis hier soir
avec O.B. pour ce genre de choses. Ce poème triste restera donc triste...)
Les grand'routes tracent des croix
A l'infini, à travers bois ;
Les grand'routes tracent des croix lointaines
A l'infini, à travers plaines ;
Les grand'routes tracent des croix
Dans l'air livide et froid,
Où voyagent les vents déchevelés
A l'infini, par les allées.
Arbres et vents pareils aux pèlerins,
Arbres tristes et fous où l'orage s'accroche,
Arbres pareils au défilé de tous les saints,
Au défilé de tous les morts
Au son des cloches,
Arbres qui combattez au Nord
Et vents qui déchirez le monde,
Ô vos luttes et vos sanglots et vos remords
Se débattant et s'engouffrant dans les âmes profondes !
Voici novembre assis auprès de l'âtre,
Avec ses maigres doigts chauffés au feu ;
Oh ! tous ces morts là-bas, sans feu ni lieu,
Oh ! tous ces vents cognant les murs opiniâtres
Et repoussés et rejetés
Vers l'inconnu, de tous côtés.
Oh ! tous ces noms de saints semés en litanies,
Tous ces arbres, là-bas,
Ces vocables de saints dont la monotonie
S'allonge infiniment dans la mémoire ;
Oh ! tous ces bras invocatoires
Tous ces rameaux éperdument tendus
Vers on ne sait quel christ aux horizons pendu.
Voici novembre en son manteau grisâtre
Qui se blottit de peur au fond de l'âtre
Et dont les yeux soudain regardent,
Par les carreaux cassés de la croisée,
Les vents et les arbres se convulser
Dans l'étendue effarante et blafarde,
Les saints, les morts, les arbres et le vent,
Oh l'identique et affolant cortège
Qui tourne et tourne, au long des soirs de neige ;
Les saints, les morts, les arbres et le vent,
Dites comme ils se confondent dans la mémoire
Quand les marteaux battants
A coups de bonds dans les bourdons,
Ecartèlent leur deuil aux horizons,
Du haut des tours imprécatoires.
Et novembre, près de l'âtre qui flambe,
Allume, avec des mains d'espoir, la lampe
Qui brûlera, combien de soirs, l'hiver ;
Et novembre si humblement supplie et pleure
Pour attendrir le coeur mécanique des heures !
Mais au dehors, voici toujours le ciel, couleur de fer,
Voici les vents, les saints, les morts
Et la procession profonde
Des arbres fous et des branchages tords
Qui voyagent de l'un à l'autre bout du monde.
Voici les grand'routes comme des croix
A l'infini parmi les plaines
Les grand'routes et puis leurs croix lointaines
A l'infini, sur les vallons et dans les bois !
Emile Verhaeren
Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 Mai 1855
et mort à Rouen le27 Novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française.
Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui
fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité.
Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.
PERLES DE PLUIE
COULEZ . . .
Goutte à goutte, petites perles
Sur la vitre, fluides,légères
Vent d'automne s'est envolé
Nuit approche goût de mystère
Pluie fine joue à perler
Portant des rêves éphémères
Plein de souvenirs voilés
Vite quelque chose à faire
Pour empêcher de couler
De yeux ces larmes amères
Ne pas se laisser aller
Se méfier et rester fière
Car dans le wagon salé
Il n'y a pas de marche arrière
Rien ne pourra consoler . . .
Cacao, Novembre 2011
Source : Wikipédia.
Novembre est le onzième mois des calendriers grégorien et julien. Ce mois dure 30 jours.
Son nom vient du latin november (de novem, neuf) car il était le neuvième mois de l’ancien calendrier romain.
Novembre, en astrologie, commence dans le tropique astrologique ouest avec le soleil dans le signe du
Scorpion et finit sur le signe Sagittaire.
En astronomie, le soleil commence dans la constellation de la Balance, traverse la constellation du Scorpion
approximativement du 24 au 29 et finit dans la constellation d'Ophiuchus, qui est la seule constellation
zodiacale à ne pas être pas associée à un signe astrologique.
Dans le calendrier républicain, novembre était à cheval sur les mois de Brumaire et Frimaire.
Dans l'ancien calendrier japonais, ce mois est appelé Shimo tsuki (霜月).
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Déclaration de la guerre d'Algérie et Toussaint rouge.
aussi généralement les élections locales des différents États.
Canada).
pendant l'année.
Dictons du mois et interprétations :
-- Vois-tu Cacao, dit Prunie L'Aventurière, cela me fait "bizarre" que ta deuxième
petite "soeur" ait déjà 50 ans ! Je la revois dans son enfance . . .
-- Et oui, ma chère Prunie, le temps passe, c'est comme ça . . . Et je crois que ni toi
ni moi ne voudrions revenir en arrière, et refaire tout le chemin passé. Car bien
des moments y furent difficiles. Ne penses-tu pas que maintenant, malgré les
"blessures" et aléas de la vie, nous avons atteint une certaine sérénité ?
-- C'est vrai, Cacao, sérénité, pas résignation. Je pense souvent à ta première
"petite" soeur, partie si jeune. Hier soir, je l'ai revue avec émotion, dans la
la plénitude de sa jeunesse, avec tant d'autres qui nous ont quittés, lors du
superbe diaporama concocté par la "petite" dernière des quatre filles !
-- Oui, Prunie, ce moment fut à la fois délicieux et nostalgique. Mais nous avons
bien ri quand même, surtout en revoyant nos tenues d'époque !
-- Mon dieu, oui ! Et tous nos jeunes qui se tordaient en disant qu'ils se
demandaient comment de tels accoutrements avaient existé !
-- C'était une autre époque. . . chacune a son charme . . .
-- En tout cas la fête était réussie, le champagne excellent, et les cadeaux
vraiment bien choisis et appréciés. La nouvelle quinquagénaire semblait aux
anges. Et puis, nous avons dansé pour quelques lunes, ne crois-tu pas ?
Enfin, en attendant une autre occasion . . . je me demande quand, et pour qui . . .
Allez, réfléchissons . . . En tout cas, pour une fois que l'on ne retrouvait pas
tout ce monde pour un enterrement . . .
-- Ah, oui, alors! Une fois n'est pas coutume ! Allez ma fille, une petite coupe ?
Il restait une bouteille, elle est au frais . . .
Levons ce dernier verre à la santé de nos chers amis lecteurs
et envoyons-leur nos meilleures pensées, pour eux et leurs proches . . .
Oyez ! Braves gens ! Et chers amis ! A l'heure où elle écrit ces lignes, Cacao est
encore tout à fait lucide et en pleine possession de ses moyens (intellectuels du
moins . . .)
Qu'en sera-t-il dans quelques heures ? Prunie L'Aventurière, se le demande . . .
Mon dieu, se dit-elle en silence, déjà qu'à jeun, elle "dégoupille" sec, je préfère
ne pas penser à plus tard, quand elle aura bu du Champagne . . . Heureusement,
c'est moi qui conduis. . .
Et, oui, car ce soir, c'est la fête ! La deuxième petite soeur de Cacao, "Olive",
(faux prénom bien sûr) fête ses 50 ans, qu'on se le dise ! ! !
Prochainement, un petit compte-rendu, promis !
Prunie et Cacao ne vous oublient pas, et ont une pensée, ce soir, pour celles et
ceux qui sont dans la peine ou les ennuis !
Amitiés sincères à tous leurss lecteurs !
Que vous inspire cette image ?
Tout le monde porte un masque
Elle est jeune, belle et double
Comme nous elle porte un masque
Ne dites pas "cela me trouble"
Car alors ce serait parce que
Vous cachez que vous aussi
Votre visage est différent
Suivant les jours,suivant les nuits
Suivant les gens,suivant le vent
En berne, jours de bourrasque
Tendre, calme jours de beau temps
Maquillé et prêt aux frasques
En sentant venir la nuit
Strict et sage durant le jour
Marqué par tous vos ennuis
Certains soirs vient votre tour
D'effacer quelques soucis
Transfigurés par l'amour
Aux douze coups de minuit...
Cacao, Novembre 2011.