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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 09:30

 

 

 

 

 

                                                           http://plume-de-poete.over-blog.com/

 

 

 

                              DEFI      N°156

        Thème de la semaine :  "Coucher de soleil " 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                

 

                                                                   

 

Elle avait attendu jusqu'au soir

Au bord de ce lac

Jusqu'aux premiers reflets

Du couchant

Sa robe rose devenait dorée

Aux rayons du dernier soleil                  

Sa coiffure était encore parfaite   

Car elle était restée immobile.

Lorsque le cygne apparut

Et qu'il vint vers elle

Elle y vit comme un message

Une petite lueur d'espoir

Alors elle décida d'attendre encore

Jusqu'à la nuit noire.

 

 

 

 

                                   Cacao.

 

 

 

 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 17:26

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais qui est donc Le Goëland ? Peut-on seulement deviner son prénom ?

 

C'est un autre neveu de Cacao, le grand frère de Winter Snow. (Voir liens)

 

 

http://cacao.over-blog.fr/2018/04/winter-snow.htmlhttp://cacao.over-blog.fr/2018/04

 

http://cacao.over-blog.fr/2018/04/comment-est-ne-winter-snow-le-musicien-l-un-des-neveux-de-cacao-2e-partie.html

 

 

 

Depuis tout petit, il s'intéressait aux livres. La plupart du temps, il les regardait

 

seul, semblant dévorer les images. Lorsqu'on lui lisait une histoire, il demandait

 

souvent, en le montrant, quel était ce mot.

 

Un de ses grands plaisirs, en voiture, était de savoir ce qui était écrit sur les

 

panneaux publicitaires. C'était devenu un jeu. On lui répondait, et la fois suivante,

 

en passant au même endroit, il répétait ce qu'on lui avait dit.

 

On en conclut qu'il avait une excellente mémoire.

 

On n'y pensa plus.

 

Parmi ses livres favoris, il y avait la série des "Tintin".

 

Il en nommait les personnages, et on l'entendait vaguement, dans son coin,

 

se raconter une petite histoire, inspirée par les dessins qu'il voyait.

 

Un après-midi, il sembla plus acharné encore que de coutume à sa "lecture".

 

Depuis longtemps très silencieux, Le Goëland s'exclama soudain :

 

" Tiens, je savais pas que Tintin, il était reporter ! "

 

On comprit ce jour-là que cet enfant savait lire. Il avait appris tout

 

seul. On vérifia très vite qu'il avait acquis le mécanisme, à sa façon, sans que

 

personne ne s'en rende compte. Il n'avait pas quatre ans.

 

Le Goëland a maintenant trente-trois ans. Rassurez-vous, il sait toujours lire.

 

Mais son prénom restera à jamais un mystère ? Pas pour vous ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 

                                                

 

 

 

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 06:14

 

                            

 

 

 

DE GAUCHE A DROITE : THIBAUD MISCHLER, (Winter Snow), le neveu de Cacao, et PIERRE VERGEAT.

   

 

             TOUS DEUX EXCELLENTS MUSICIENS, CHANTEURS, AUTEURS-COMPOSITEURS ! 

 

 

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 07:12

 

 

 

 

 

 

                       

.                      A l'hôpital, Winter Snow trouva très rapidement une fiancée.

                       Elle était déjà très coquette, lui bien malicieux, et les deux très gourmands !

                       Comme vous le voyez, ils naquirent avec des dents, et n'eurent jamais
                       besoin de biberons.  C'est ce qui les rapprocha. . .

 

 

 

 

             . . . La maman, à Biarritz, ne croyait qu'à demi ce que le papa lui disait de
 
l'enfant, à l'hôpital de Bayonne. Il pesait 2,9 kg, ce qui lui paraissait beaucoup
 
pour un bébé né à sept mois. Tout le reste était parfait aussi, même s'il était
 
sous assistance respiratoire et branché de toutes parts. Elle était sceptique.
 
Et le dit d'une voix inquiète à Cacao et l'oncle, venus tous deux la voir.
 
Ils s'étaient pourtant arrêtés à Bayonne, voir le bébé, avaient indiqué leur proche
 
parenté, et enfilé à tour de rôle blouse, masque et gants. On ne pouvait rentrer 
 
qu'un par un. L'autre regardait derrière la vitre. Et ne s'en privait pas.
 
Car Winter Snow était joli. Le plus joli et le plus gros des autres prématurés. Qui
 
étaient vraiment minuscules, et surtout très rouges. Tous "vigoureux" cependant,
 
montrant une grande envie de vivre.
 
Cacao, ravie de voir ce beau bébé, tout doré, dit à l'infirmière :
 
--  Il semble aller mieux que les autres, il est moins rouge.
 
--  Oh, non, Madame, c'est parce qu'il a la jaunisse !
 
Elle et l'oncle s'abstinrent de donner ce détail à la jeune maman. Cette maladie
 
est très commune aux nourrissons, à quoi bon l'inquiéter davantage.
 
Tous deux, à tour de rôle, avaient caressé le bébé, malgré les tuyaux autour de
 
lui, et les électrodes sur sa tête, et lui avait parlé. Winter Snow avait réagi, sans
  
doute heureux d'avoir de la visite. Le toucher semblait lui plaire, et ils ne s'en
 
privèrent pas.
 
Ensuite, à eux le B.A.B. le 31 Juillet ! Un temps incroyable pour faire quelques
 
kilomètres et rassurer la maman. Du moins le pensaient-ils.
 
Confortablement installée dans une chambre luxueuse, elle paraissait bien
 
remise de sa césarienne. Pour ses repas, on la faisait choisir entre plusieurs
 
menus, tous plus alléchants les uns que les autres. Constatant avec satisfaction
 
son appétit, ils lui proposèrent de se reposer pendant qu'ils iraient déjeuner.
 
Ils repasseraient la voir en milieu d'après-midi. L'oncle, rassuré sur l'état de
 
sa descendance, avait même des velléités de goûter aux plaisirs de la baignade.
 
L'on apprit avec surprise qu'il avait emmené son maillot, lui qui avait  argué de
 
son immense inquiétude en s'embarquant le matin avec Cacao.
 
La maman regretta encore de ne pas avoir la permission de sortir pour aller
 
voir son bébé. Ils la rassurèrent en choeur une fois de plus et s'apprêtaient
 
à quitter la chambre, lorsqu'elle dit, assez bas, d'une voix hésitante :
 
--  Vous ne m'emmèneriez pas avec vous, discrètement, aller-retour ?
 
    Dès qu'ils auront repris le plateau, personne ne viendra voir si je suis là avant
 
    le goûter . . .
 
C'était pure folie, sous une chaleur accablante et dans les embouteillages, de la
 
promener, mais ils le firent. L'oncle, oubliant qu'il n'avait pas mangé, usa de
 
ruses de sioux pour qu'on ne la vit pas monter en voiture.
 
Il la fit se coucher à l'arrière comme si le F.B.I. était à leurs trousses, et passa le 
 
trajet à regarder dans le rétroviseur s'ils n'étaient pas suivis.
 
Cacao, au volant, tentait d'aller vite. Mission impossible.
 
On était bien d'accord, on dirait qu'elle était  "une autre tante" de l'enfant.
 
L'oncle fut sommé de s'en souvenir.
 
La maman de Winter Snow l'avait dévoré des yeux à travers la vitre. Elle eut tôt
 
fait d'enfiler la tenue de combat, comme disait le vieux tonton.
 
Pendant de longues minutes, elle parla au bébé et le caressa. Ravie, apaisée, à
 
l'image du jeune Winter Snow qui gigotait de plaisir.
 
      
 
                                                                                                                       F I N .
 
 
 
 
 
 
          Winter Snow a toujours été un enfant en parfaite santé, décidé et aventureux.
 
          Il a fait de bonnes études et se débrouille très bien dans la vie.
 
          Il est aussi musicien à ses heures, photographe amateur, et bien d'autres choses encore. 
 

                                      
 
                                                                              link
 
 
 
 

 

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                                                     Un jour chez Winter Snow il y a longtemps...
 
  " L'enfant "de Winter Snow et de sa fiancée, lui, naquit sans dents, mais avec de petites
 
                                griffes, ce qui rendit l'accouchement plus difficile. 
 

 

 

 

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 10:26

           

 

 

 

                                                         Winter Snow (photo Marion Perez)

 

 

-- Sais-tu, Prunie L'Aventurière, dit Cacao, que l'un de mes quatre neveux, 

 

le "petit" Winter Snow, a  31 ans depuis fin Juillet ? Il est bien grand

 

maintenant !

 

Non seulement c'est un informaticien et spécialiste multimédia de "génie", mais

 

il es aussi t musicien, et commence à se faire connaître.

 

-- Mon Dieu, déjà ! Incroyable ! Je me rappelle de sa naissance ! Cela me semble 

 

   si proche !

 

-- C'est vrai que ce fut "épique". Comme toutes les "aventures" que je t'ai contées, 

 

   depuis tant d'années, à propos de mes neveux et nièces !

 

-- Oui, je connais déjà celles de La Page Sept, La Page Huit, du Beau Gosse, de

 

Carotte, et du Goëland.

 

 

 

(    http://cacao.over-blog.fr/2018/04/le-goeland-un-autre-neveu-de-cacao.html    )

 

 

 

 

Pour Winter Snow, je crois que je ne me souviens pas de tout . .

 

--  Alors, écoute . . .

 

Comme à son habitude, Prunie ferma les yeux. Cacao ne savait pas si c'était

 

pour mieux savourer ses toutes petites histoires, ou pour s'abstraire du monde

 

en faisant semblant d'écouter. Mais cela lui était égal, elle avait quelqu'un près

 

d'elle à qui parler . . .

 

. . . " C'était à la fin Juillet, Prunie. Je n'habitais pas encore ici, puisque je  suis là 

 

depuis seulement vingt ans. Je vivais alors dans cette ville dont je t'ai parlé,

 

 là-bas, au pied des montagnes.

 

Ma première  petite soeur, celle des "Glaçons aux moustaches", 

 

 

 

 

(    http://cacao.over-blog.fr/article-les-glacons-aux-moustaches-68075064.html    )

 

 

 

 

était en vacances au bord de l'Atlantique. Avec son mari et Le Goéland.

 

Dans un village entre Biarritz et L'Espagne. 

   

Son homme avait un petit bateau. Il aimait les promenades en mer.

 

Elle était enceinte de sept mois, mais ce jour-là, les vagues semblaient douces.

 

Les voilà partis tous les trois goûter le vent de la liberté et les embrums

 

parfumés . . .

 

Sauf que le soir, rentrée au port, elle ne se sentit pas bien. Après avoir gagné

 

les eaux de l'Atlantique, elle en perdit d'autres, et eut tôt fait de comprendre 

 

qu'il fallait se depêcher d'arriver à l'hôpital de Bayonne. Elle savait que pour

 

un bébé prématuré, il valait mieux un grand centre hospitalier.

 

En cette fin Juillet 1989 (bicentenaire de la Révolution), la route côtière était

 

bien encombrée avant d'arriver au B. A . B. (Voie rapide Bayonne-Anglet-Biarritz,

 

ou vice-versa, surtout dans notre histoire !) 

 

 Ils roulèrent le plus vite possible, mais malgré leurs efforts n'atteignirent jamais

 

 Bayonne. . . Bien heureux de trouver sur leur route une clinique "fléchée", très

 

chic d'ailleurs, à Biarritz. La poche des eaux était rompue, mais le bébé n'était pas

 

prêt à naître. Il n'était ni tourné, ni engagé. Il n'était plus protégé des infections,

 

une césarienne s'avérait nécessaire. On la pratiqua sous péridurale, si bien que

 

ma  soeur entendit tout, et même  plus qu'obligatoire : 

 

"C'est un beau petit garçon Madame ! Pour un prématuré, il pèse un joli poids."

 

...Elle réalisa que le bébé ne se décidait pas à crier ...

 

" ... Oui ...Bon ... Rien à faire ...  Il ne respire pas ... L'hélico ! et en vitesse ! ...

 

Non, non, Madame ! Ne bougez pas ! Mais c'est pas croyable ! Restez tranquille !

 

Ne vous agitez pas ! ... Non, vous ne pouvez pas le voir pour le moment !

 

Vous  voyez bien qu'on essaie de le réanimer ... Alors, laissez-nous travailler !

 

 Ne vous en faites pas, on vous l'emmène à l'hôpital de Bayonne. . .

 

Mais enfin, allez vous vous calmer ! . . .  " 

 

 

 

 

                                                                                       

 

 

                                                                                          ( A   Suivre . 

 

 


         

 

 

 

 

 

 

                      THIBAUD MISCHLER, "AUTREFOIS" WINTER SNOW

 

 

 

 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 10:15

 

 

                                                    http://plume-de-poete.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      RÊVERIE DE PRINTEMPS

 

 

 

 

Sensations vagues, air doux, prémisces   

Ensuite arrivent les couleurs

Un peu, beaucoup, passionnément

Le printemps, c'est comme la folie

Il entraîne, bouleverse, transporte

Au début on le ressent à peine 

Peu à peu il vous gagne et vous prend

Des parfums, des bourrasques, des fleurs

Se mélangent dans la tête et le coeur

Le printemps, c'est comme la jeunesse

Du vent fou, du soleil, des nuages

Des désirs, des rêves, des promesses

Des surprises à vivre plein les yeux

Folie, jeunesse, chants d'oiseaux

Saison à garder pour toujours.

 

 

 

 

                                                Cacao.

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 08:41

 

 

En ce jour de Pâques, permettez-moi de vous offrir quelques friandises

 

                    100 %     "CACAO"     Bien     Sûr     !

 

                      (Surtout la cloche, ça va de soi . . .) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 21:03

 

 

 

                                                             Oscar, le chien d'Onésime 

 

 

 

 

         Prunie L'Aventurière avançait bravement à travers champs.

Pas aussi vite qu'elle l'aurait souhaité, ses bottes en caoutchouc,

dans la terre spongieuse, la ralentissant un peu.

 

Grâce au magnifique plan du pépé, elle finit par apercevoir une

maison. Elle avait juste raté une petite route, omise par lui sur le

plan, et s'était retrouvée trop bas, sur le chemin de la rivière.

Soulagée, dès qu'elle fut à pied sec, elle retira ses bottes, remit 

ses chaussures, son plus beau sourire, et prépara son excuse.

 

Ce travail à peine accompli, elle vit se diriger vers elle un très

gros chien, genre bouvier, excessivement beau et pas du tout

menaçant. Il la conduisit vers un atelier, où elle trouva un

monsieur...( Onésime Petit ? ) occupé à casser des noix.

(occupation principale des petits retraités dans la région, de

l'automne à la fin du printemps. Ils amélioraient un peu

l'ordinaire en transformant la récolte en cerneaux, qui se

vendaient beaucoup plus cher que les noix entières).

 

Le monsieur n'était pas vraiment vieux, et l'accueillit très

gentiment.

 

-- Vous avez un beau chien lui dit-elle.

 

-- Ah ! Que Oui ! Et très intelligent . Il s'appelle Oscar, et

regardez, il est gros comme un petit veau !

 

L'homme s'était levé, et P.L'A. remarqua sa petite taille, en

accord il est vrai avec son patronyme. Il ne dépassait en fait la

hauteur de son chien que de la demie-poitrine et la tête.

 

-- Je suis bien chez Mme Henriette Petit ? Je viens pour le

ménage de la part de l'association.

 

-- Oui, oui, oui, elle va être bien contente de vous voir. Elle vient

de se faire opérer, et comme elle n'est pas encore bien solide sur

ses jambes, la mutuelle lui a donné ces heures pour l'aider.

Vous aurez de quoi faire, avec le chien, en ce moment, comme il fait très humide ... j'ai beau lui essuyer les pattes ... il salit toujours un peu ... mais il est tellement gentil ...

 

Henriette Petit, qu'il appelait bien entendu Paulette, était encore

plus jeune que son mari, fort avenante, et d'environ la même taille

que lui.

 

Elle ne sembla pas se formaliser du retard de P.L'.A, d'autant

qu'Onésime venait de lui indiquer qu'elle était venue à pied. Après

avoir donné ses instructions pour le travail, elle retourna dans

sa chambre. Elle marchait encore mal, s'étant cassé tibia et

péroné, dans une mauvaise chute, en allant appeler son mari, qui

promenait Oscar au bord de la rivière.

 

-- Vous comprenez, c'est boueux, dit-elle à P.L'.A., et

malheureusement j'ai atterri sur un rocher.

Quand il ne casse pas des noix, mon mari passe son temps avec le

chien au bord de la rivière, à embêter les pêcheurs.

 

Ils disent qu'il fait fuir le poisson en parlant trop fort. Le chien

s'amuse bien aussi, et tous les deux, ils ne reviennent guère propres !

 

P.L'.A. se dépêcha de faire au mieux son travail. Pour pouvoir

ensuite oser demander la permission de téléphoner, n'ayant pas de

portable. Elle comptait appeler un ami, suceptible de pousser sa

voiture, mais de cela, elle ne dit rien à Henriette et Onésime.

 

Le cher homme venait d'ailleurs d'annoncer qu'il allait jusqu'à la

rivière faire faire un petit tour à Oscar.

 

--  Tache d'être à l'heure pour dîner, répondit Henriette-

Paulette. Sinon, je te préviens, moi,je mange ! Tu te débrouilleras

avec ton chien !

-Ah! Ah ! C'est parce qu'avec Madame il faut manger en vitesse ! 

Après elle s'amuse avec son ordinateur ! Le fils lui a offert ça

pour qu'elle ne s'ennuie pas pendant sa rééducation, et depuis,

c'est la croix et la bannière ! Tiens ! J'aime mieux me taire et

aller à la rivière ...

Oscar ! Où es-tu mon Oscar ? Viens vite ! On va à la rivière.

 

Oscar ne se fit pas prier. Prunie resta avec Henriette-Paulette,

qui, satisfaite du travail accompli, lui offrit un café. Elle osa alors

parler de son coup de fil. Henriette accepta avec empressement,

très fière d'ajouter qu'avec Internet ça ne coûtait rien. Mais que

malheureusement elle ne savait pas aller sur le Net avec son

ordinateur, n'ayant pas encore réussi à comprendre les explications

laissées par son fils.

 

Et, comme il y a un Bon Dieu pour les pauvres gens, Prunie

téléphona, puis passa agréablement le temps en apprenant à

Paulette à se débrouiller avec Internet, jusqu'à l'heure fixée par

l'ami pour le désembourbage.

 

- Quand vous reviendrez, ne dites pas à mon mari que c'est vous

qui m'avez appris. Je lui dirai ce soir que j'y suis arrivée toute

seule ! Il sera bien attrapé, lui qui se moque tant de moi et de

mes "foutaises".

 

A partir de ce jour, tout alla pour le mieux dans le meilleur des

mondes entre Onésime, Henriette, Oscar et P.L'.A. On se

débarrassait bien vite du ménage, puis on passait aux leçons,

auxquelles Onésime assistait volontiers, entre deux séances de

cassage de noix.

Henriette-Paulette avait même raconté, en son absence, qu'il

veillait fort tard pour "surfer", et ne s'en vantait pas.

 

Mais Onésime ne devint jamais un vrai cyber-dépendant.

Préférant, et de loin, continuer à casser ses noix, bien tranquille

dans son atelier.

 

Et le reste du temps, tout le reste du temps, se promener vers la

rivière, sec ou boueux, pour embêter les pêcheurs en

parlant un peu fort.

 

On raconte aussi que l'été, près du Camping " Verte Rive ", il aime

bien regarder les  dans l'eau.

Surtout si elles sont jeunes, ce qui n'étonnera personne...

 

En tout cas pas son chien, Oscar, gros comme un petit veau.

 

 

 

 

 

                                                    F I N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                   

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 22:14

 

 

 

 

 

 

                                       Enfin un indice ! Prunie L'Aventurière était soulagée ! 

 

Le couple lui indiqua avec force détails la route pour aller chez Onésime et

 

Henriette-Paulette Petit.

 

Elle suivit à la lettre leurs indications, précieusement notées sur le "carnet de

 

bord" qui ne la quittait pas. Elle y mettait les noms, prénoms, adresses,  numéros

 

de téléphone, âges approximatifs, caractéristiques principales de tous ses

 

clients, même très occasionnels. Les noms de leurs animaux, le travail effectué,

 

plus des remarques et critiques sur le caractère et l'attitude des protagonistes.

 

Le pépé, fort obligeant, lui dessina un plan. Toute ravigotée, elle repartit sur les

 

chapeaux de roues, appliquant scrupuleusement ce qu'on lui avait dit. Donc, bien

 

entendu, elle se perdit, et se retrouva dans un petit chemin sans issue. Puisqu'il 

 

débouchait sur la rivière, non loin du Camping "Verte Rive", bien mal-nommé en 

 

cette saison. "Caca d'Oie Rive" aurait mieux convenu, après les pluies

 

diluviennes de printemps.

 

Et, évidemment, en tentant un demi-tour audacieux, elle s'embourba.

 

Il en fallait davantage pour décourager une aventurière de sa trempe.

 

Elle tenta un peu de dégager les roues,  grattant dans la gadoue avec ce qu'elle

 

avait sous la main, le manche de son parapluie. Jugea vite fait qu'elle n'y

 

arriverait pas dans un délai acceptable. Enfila les bottes en caoutchouc qu'elle

 

laissait toujours dans son coffre ... Il faut être prévoyante lorsqu'on passe sa vie

 

à se promener en terre inconnue, voire en milieu hostile.

 

 Puis elle s'en fut à travers champs, ses chaussures à la main. Avec, en

 

bandoulière, son petit sac de travail.

 

Qui contenait : un tablier, des pantoufles, une bouteille d'eau presque vide,

 

quelques biscuits écrasés ... et le petit carnet.

 

Elle n'avait donc aucun souci à se faire, tout irait bien...

 

Une fois de plus, elle s'en sortirait...  

 

 

    

 

 

 

 

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 18:37

  

 

 

 

 

 

(Texte republié) 

 

 

 

 

                                                O   N   E   S   I   M   E 

                   

               

 

 

                  (CECI        E S T         U N E        H I S T O I R E        V R A I E)      

 

 

 

                                 Ce jour-là, Prunie l'Aventurière fut avertie au dernier moment

 

qu'elle devait remplacer une collègue pour faire le ménage chez Mme Henriette

 

Petit, dans le bourg voisin. En vitesse, elle regarda l'annuaire chez sa précédente

 

cliente, et s'aperçut avec ennui que le village comptait de nombreux Petit, tous

 

avec un prénom masculin. Aucune Henriette. On met le prénom du mari sur les

 

annuaires, et, même devenues veuves les femmes préfèrent le laisser. Elles ont

 

tellement peur d'être attaquées, P.L'A. le savait bien. 

 

Elle partit donc à l'aventure à l'adresse du premier Petit, Claude. Avec un peu de

 

chance, sa femme s'appellerait Henriette.  

 

Ce n'était pas le cas, Claude était célibataire, et ne voyait pas d'Henriette parmi

 

les Petit de sa connaissance. Il lui indiqua l'adresse d'un couple Petit d'un certain

 

age, qui pourrait éventuellement faire l'affaire. Mais, là non plus, la dame ne se

 

prénommait pas Henriette. P.L'A. commençait à se faire du souci, le temps filait,

 

elle serait bientôt vraiment en retard, et finirait sa journée à pas d'heure, comme

 

souvent. Sans compter les probables récriminations d'Henriette sur tous ces

 

gens pas sérieux qui ne voulaient pas travailler, alors que Le Bureau avait

 

formellement promis une remplaçante à telle heure pile.

 

Elle tenta un autre couple Petit, dont les précédents connaissaient l'existence,

 

dans un hameau un peu isolé. Ce n'était pas les bons non plus, Prunie sentait le

 

désespoir l'envahir. Ils ne voyaient pas du tout ... Henriette, Henriette, non je ne

 

connais pas d'Henriette, répétait la mémé pour la dixième fois. Ce qui énervait

 

Prunie. Tout le monde connaît au moins une Henriette, même si elle ne s'appelle

 

pas Petit ...

 

P.L'A. n'arrivait pas à prendre congé. Malgré ses remerciements, et ses adieux 

 

renouvelés, le couple tentait encore et encore de dénicher dans sa mémoire

 

une Henriette Petit. Madame répétait son leitmotiv, Monsieur réfléchissait, en

 

silence, ce qui était déjà ça. Et disait, de temps en temps, entre deux "Henriette,

 

Henriette ..." de sa femme :

 

"Attendez, attendez ... voyons, voyons ... Henriette ...". Et, zou, ce prénom

 

 relançait son épouse, qui recommençait son monologue.

 

Prunie était au bord de la crise de nerfs. Quand ses heures étaient payées, elle

 

supportait héroîquement les rabâchages des personnes âgées. Et avec le sourire

 

encore, jusqu'aux oreilles, même si en esprit elle serrait les dents bien fort.

 

Mais là, en plus de se rendre malade, elle allait perdre deux heures de travail,

 

faute d'avoir été capable de se débrouiller. Cacao se moquerait gentiment d'elle

 

ce soir, lorsqu'elle s'écroulerait chez elle pour lui raconter ses errances.

 

Comme je suis nulle se disait-elle, pas fichue de trouver une Henriette. Pourquoi

 

n'ai-je pas pensé à me renseigner à la Mairie, quelle idiote, mais quelle idiote ! 

 

Le temps d'y aller maintenant, il sera tard, Henriette me disputera bien sûr à

 

mon arrivée, elle téléphonera peut-être même au Bureau pour se plaindre.

 

Et voilà ! On me donnera encore moins de remplacements. On dira que je suis une

 

godiche et qu'on ne peut me confier que des clients dont j'ai l'habitude ... 

 

Alors que cette Henriette aurait pu me faire de l'usage, ma collègue en a pour un

 

moment, on doit l'opérer. Non, vraiment, je m'en veux, je m'en veux !

 

Et soudain, du fond se sa détresse, elle entendit le pépé s'exclamer, non

 

"Euréka", mais "Onésime" !

 

--  Onésime ! Onésime ! Je suis sûre que cette Henriette, c'est la femme

 

d'Onésime !

 

--  Mais non, dit la mémé, la femme d'Onésime, elle s'appelle Paulette !

 

--  Je sais, je sais, mais je sais pourquoi ! C'est parce qu'à l'école, on se moquait

 

d'elle en lui chantant " A bicyclette ! ". Alors après, elle a décidé de se faire

 

appeler Henriette !

 

                                                        

 

                                                                                             ( A     SUIVRE   . . . )

 

 

 

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