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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 06:39

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   On m'a envoyé cette blague . . . J'espère qu'elle vous plaira . . .

 

 

     

Un athée se promenait dans les bois, tout en s'extasiant devant la nature.

 

" Quels arbres majestueux, quelle puissante rivière, quels beaux animaux ! "

 

Comme il marchait le long de la rivière, il entendit un grognement sourd

 

provenant d'un buisson à proximité. Il jeta un oeil dans cette direction et vit

 

un énorme grizzli de plus de deux mètres de haut qui s'apprêtait à le charger.

 

Il courut aussi vite que possible dans un petit sentier, regarda par-dessus son

 

épaule, et réalisa que l'ours le talonnait.

 

Il trébucha, tomba sur le sol, roula sur lui-même, et vit l'ours au-dessus de lui,

 

la patte droite prête à frapper. A cet instant, l'athée s'écria :

 

-- Oh, mon Dieu !

 

Le temps s'arrêta. L'ours se figea, et la forêt devint silencieuse. Une lumière vive

 

apparut près de l'homme, et une voix vint du ciel :

 

-- Tu as nié mon existence durant toutes ces années et attribué la création à un

 

    accident cosmique. Dois-je t'aider à te sortir de cette situation ? Crois-tu que

 

    je puisse te considérer comme un croyant ?

 

L'athée regarda vers la lumière et répondit humblement :

 

-- Je crois qu'il serait hypocrite de ma part de vous demander de me considérer

 

   comme un bon catholique . . . mais peut-être pourriez-vous rendre l'ours . . . 

 

   catholique ?

 

--  Très bien, dit la voix.

 

La lumière s'éteignit. La forêt reprit son chant. L'ours descendit sa patte, pencha

 

la tête et, tout benoîtement, joignit ses deux pattes en murmurant :

 

--  Seigneur, bénissez ce repas !  

 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 06:14

 

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La douceur de tes yeux parfois               685724528_6cd5cbe203.jpg

 

Réinvente le monde

 

Puis elle disparaît pourquoi

 

En quelques secondes

 

                                                         

 

 

                                               

                                           Dans quel terrible lieu

 

                                            Vas-tu t'aventurer

 

                                            Pour que soudain tes yeux

 

                                             Aient l'air de s'égarer

   

     

 

 

Vers quel triste désert                   5726622732_6dbc4d069c.jpg

 

Va ce regard si doux                                           

 

Abîme où tu te perds

 

Qui va te rendre fou

 

                                                         

 

 

                                            Viens je sais comment faire

 

                                            Pour tuer cette douleur

 

                                            Il y a sur cette terre

 

                                            D'autres jours pleins de fleurs

 

     

 

Que plus rien ne nous blesse

 

Maintenant qu'on est deux

 

Pour que jamais ne cesse

 

La douceur dans tes yeux.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:01

 

 

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Les quais de gare, tous les quais de gare, 

 

Sont inondés de larmes.

 

Et d'éclats de rire.

 

Larmes de joie ou de tristesse.                                                   251574616_8754c85de1.jpg

 

Départ à deux ou à plusieurs,

 

Vers du bonheur, vers des vacances 

 

De l'aventure.

 

Ou seul pensant à ceux qui restent

 

Si l'on est forcé de partir

 

Ceux qu'on serre dans nos bras,

 

A qui on envoie des baisers.

 

Celle qu'on ne regarde pas

 

Qu'on a décidé de quitter.

 

Celui qui sait qu'on ne reviendra pas.

 

Les trop vieux ou les trop malades

 

Qui sentent que c'est la dernière fois.                             2042187955_b87f9d189d.jpg

 

Plus loin une arrivée spéciale

 

Une arrivée tant attendue

 

L'émotion qu'on ne peut cacher

 

Et puis la joie des retrouvailles.

 

C'est pourquoi sur les quais de gare

 

Même si l'on n'a rien à penser

 

On ressent une atmosphère.

 

 

Et arrivent dans notre tête

 

Plein d'idées entremêlées

 

De souvenirs, de bonheurs

 

                               Ou de regrets...

 

 

                                                                              Cacao.   

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 23:02

 

 

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                                          Chaque jour, l'écureuil consomme entre 55 et 80g de

 

nourriture. Il mange des bourgeons, des baies, des champignons, des fruits

 

et quelques animaux . . . (escargots, insectes, oisillons). Et, bien sûr, il se nourrit

 

de graines, en particulier de faines, de glands, de noix, de cônes d'épicéa ou de

 

sapin. En automne, il cache ces graines, faisant instinctivement des provisions.

 

Il les retrouve de mémoire pour s'alimenter l'hiver.  Enfin pas toujours . . .

 

Lorsque vous voyez pousser au printemps un petit arbre inattendu sur votre

 

pelouse, c'est que l'écureuil parfois oublie ce qu'il a enterré . . .

 

Mais puisqu'il a bonne mémoire, c'est peut-être voulu !

 

Un cadeau qu'il vous fait, pour vous remercier de le laisser vivre en paix autour

 

de votre maison.

 

Alors réfléchissez avant d'arracher les petites pousses d'arbres. Laissez-en au

 

moins une ! Votre écureuil familier vous observe peut-être et pourrait se vexer !

 

Oui, mais que faire direz-vous ? Un écureuil peut vivre dix à douze ans. Et s'ils

 

sont plusieurs, imaginez la forêt qui pousserait près de chez moi !

 

Non, décidemment, le mieux est de conserver votre cadeau quelques jours, le

 

temps de prouver votre considération à l'écureuil.

 

Puis de vous expliquer avec lui. Pour qu'il vous autorise à l'arracher.

 

Faites de même au printemps suivant, pour ne pas le froisser.

 

Car le cadeau se renouvellera, et ses remerciements seront à nouveau sincères.

 

Ainsi, lorsque vous le lui direz, il saura que . . . comme un bouquet de roses, son

 

cadeau, même éphémère, a la valeur de l'amitié, et vous a fait plaisir.  

 

 

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:03

 

 

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                                       S'apercevoir, se rencontrer, s'apprivoiser

 

            Espoir, rêve, illusion ?

 

                                                  Réalisation ! Concrétisation !

 

           Amour, désir, passion

 

                                                 Plaisir, caresses, émotions

 

           Eternité, soutien, dévotion

 

                                                Respect, Confiance, Admiration 

 

          Oubli, lâcheté, trahison

 

                                               Douleurs, larmes, incompréhension

 

          Rejet, regrets, aversion

 

                                              Désespoir, cauchemar, désillusion

 

         Mensonges, affronts, déception

 

                                               Souffrance, enfer, séparation

        

         Vengeance, horreurs, malédiction

 

                                                        Obstination, déstructuration, damnation   

 

          Ou . . .  réflexion, efforts, compréhension . . .

 

                                               Retour de flamme et de passion

 

                                                                         Réconciliation !

 

                               Oui, c'est par magie que l'amour peut durer . . .  

 

 

 

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 23:04

 

 

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                             Le 11 Septembre 2001, Prunie L'Aventurière travaillait chez une

 

vieille dame de 93 ans. Comme tous les jours, elle l'avait installée devant la

 

télévision. Quand le ménage serait terminé, elle la mettrait dans son fauteuil

 

roulant, et elles sortiraient toutes deux pour une longue promenade. Car cette

 

mamie aimait beaucoup voir la construction des maisons du nouveau lotissement.

 

L'avancement des travaux la passionnait. Elle essayait de deviner qui seraient les

 

 nouveaux occupants, combien ils auraient d'enfants, ce qu'ils feraient . . .

 

Elle trouvait le temps si long, la mamie . . . 

 

Le soir, Prunie revenait la faire dîner et la coucher. Elle lui mettait la radio sur sa

 

station préférée : Radio Trafic. Le premier jour, elle avait demandé pourquoi .

 

--  Pour mieux vous endormir peut-être ?

 

--  Pas du tout ! Quand je suis bien tranquille dans mon lit, ça m'amuse d'entendre

 

    que des gens sont coincés dans les bouchons ! Et ça me fait rire ! Vous ne   

 

    pouvez pas savoir ce que ça me fait rire !

 

Ce 11 Septembre donc, Mamie regardait sa télé. Prunie vaquait.

 

--  Venez tout de suite, je n'ai plus mon émission  !

 

--  J'arrive ! Vous avez changé de chaîne sans le vouloir. Je vous remets la bonne.

 

Et elle repartit finir son travail.

 

--  Je vous dit que ce n'est pas normal . . . Mon Dieu, mais c'est affreux !

 

Elle se mit à décrire ce qu'elle voyait, du feu, des gens qui sautaient . . . Prunie

 

écoutait vaguement, la tête ailleurs. Il lui tardait de pouvoir sortir en promenade.

 

Elle trouvait bizarre quand même ce qu'elle racontait. Elle semblait suivre bien

 

mieux que d'habitude le scénario d'un film catastrophe . . . Pas vraiment mauvais

 

d'ailleurs. . . Un genre d'histoire comme "La tour infernale" . . . 

 

Et soudain, la mamie cria, d'un ton qui ne laissait pas de doute : 

 

--  Un deuxième avion ! C'est pas dieu possible ! Venez voir  ! Le ménage !  C'est

 

    bien la peine de faire du ménage ! Arrêtez tout de suite ! Je vous dis que c'est

 

    vrai ! Venez près de moi !

 

    Vous ne voyez donc pas que c'est la fin du monde !

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:05

 

 

 

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                               Clafoutis prenait des forces et grandissait. Elle adorait jouer à la

 

balle avec sa maîtresse, grimpait aux rideaux et commençait à faire ses griffes

 

sur le canapé. Ludivine la gronda, lui acheta un griffoir, et elle comprit très vite

 

les interdits.

 

Quant à la litière, elle s'y habitua dès le premier jour. Au  début, comme elle

 

était trop petite pour y monter, elle s'en approchait. Ludivine l'y posait, et, les

 

quatre pattes écartées, elle se débrouillait très bien.

 

Bientôt, elle fut pleine de vitalité et de plus en plus joueuse. Elle aimait bien se

 

cacher, pour que sa maîtresse la cherche. Puis épuisée, elle sautait sur ses genoux,

 

la regardait fixement de ses grands yeux verts, qui semblaient reconnaissants, et

 

s'endormait confiante. C'est là qu'elle se trouvait un jour où Ludivine suivait

 

un match de tennis de Roland Garros. A sa grande surprise, Clafoutis sauta sur

 

la table de télévision et, fascinée, se mit à suivre la balle du regard. A droite, à 

 

gauche, elle ne se lassait pas de la regarder et d'écouter son bruit.

 

Ludivine essaya de la reprendre avec elle, mais rien à faire, la chatte voulait

 

rester devant l'écran. Pendant toute la quinzaine, dès qu'elle entendait des 

 

bruits de balles, Clafoutis accourait pour suivre la partie. 

 

Puis d'autres jeux vinrent, en ce nouvel été, la jeune chatte profita pleinement

 

du jardin, s'entraînant sans relâche à grimper aux arbres.

 

Et Ludivine, grâce aux toutes petites joies quotidiennes, commença à oublier ses

 

chagrins. 

 

                                                                                                                        FIN .

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 06:42

 

 

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                          Le joli mélange de tons dorés sur le pelage de la chatte lui donna

 

l'idée de la baptiser Clafoutis. Vu son jeune âge, elle ne pouvait pas lui mettre

 

d'anti-parasitaire, elle la lava patiemment dans une bassine d'eau tiède, et la

 

sécha doucement. Clafoutis se laissait faire. Du petit biberon rempli de lait

 

pour chaton, au début, elle ne buvait presque rien. Elle s'endormait contre elle

 

au lieu de têter. Toutes les heures, elle essayait de la nourrir un peu. Ludivine

 

pensait ne pas la sauver, mais au bout de quelques jours, Clafoutis têtait de

 

mieux en mieux et reprenait des forces. A force de lui nettoyer les yeux avec du

 

sérum physiologique et des compresses stériles, les croûtes commençaient à

 

tomber. Un matin, la chatte ouvrit enfin complètement les yeux, et Ludivine

 

découvrit qu'ils étaient d'un vert extraordinaire. Maintenant elle lui préparait

 

des purées de viande hachée, de poisson, de jambon blanc, avec des carottes ou

 

autres légumes bien écrasés.

 

La jeune Clafoutis commençait à avoir de petites dents,  Ludivine lui donna

 

des croquettes pour chaton. Bien que maigrichonne encore, la chatte allait de

 

mieux en mieux. Et avec elle, Ludivine reprenait goût à la vie.   

 

 

                                                                                               ( A     SUIVRE  . . . )

                                                                                 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 06:06

 

 

 

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                        Pour Ludivine, cet été-là fut celui de tous les chagrins. Elle perdit

 

brutalement sa maman 

 

Quelques jours plus tard, elle dut faire euthanasier Harmonie, son adorable

 

chatte, sa compagne depuis seize ans. Atteinte d'une tumeur incurable, elle ne

 

mangeait plus et souffrait trop. Peu de temps après, son Yorkshire, Biscotte,

 

lui échappa pour courir après une balle et se fit écraser par une voiture.

 

Ce tourbillon de malheurs l'avait complètement anéantie. C'était décidé, elle

 

n'aurait plus d'animaux. La vie suivait son cours, sans joie.

 

Un jour, une amie pharmacienne lui téléphona :

 

-- Je crois que tu devrais venir voir. Une cliente veut m'acheter de l'éther pour

 

endormir une petite chatte, et la noyer, parce qu'elle est rejetée par sa mère. Je

 

pense qu'elle a plus de quinze jours, et qu'on peut la sauver.

 

Ludivine réagit, et se précipita à la pharmacie. Elle vit une boule de poils

 

roux, qui tenait dans la main. La pauvre bête était couverte de puces, les yeux à

 

moitié fermés par des croûtes. La faible lueur qui passait au travers semblait

 

supplier.

 

Malgré ses résolutions, Ludivine n'hésita pas longtemps. Elle emporta le bébé

 

chat dans son manteau, bien au chaud contre son coeur.  

 

    

                                                                                                          ( A     SUIVRE . . . )

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 06:08

 

 

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                              Elle vendait sur les marchés des articles  "fantaisie". Toutes sortes

 

d'accessoires, de bijoux de pacotille. Elle en fabriquait aussi, des créations en

 

perles, petites, grosses, de toutes les couleurs. Elle aimait surtout faire des colliers.

 

Les perles noires lui plaisaient beaucoup. Elle trouvait que c'était très chic, un

 

collier de perles noires. Elle remarqua vite que, si toutes les couleurs trouvaient

 

preneurs, le noir ne marchait pas. Même en les soldant, les clientes disaient :

 

" Non, merci, pas de perles noires, ça porte malheur ".

 

Lorsqu'elle réussit malgré tout à vendre le dernier collier noir, elle décida de ne

 

plus en fabriquer. Il ne lui restait guère en stock que de quoi en faire un, mais ça

 

ne valait pas la peine.  

 

Un beau jour, une cliente, l'air hautain et distingué, examinait les colliers. . .

 

Certains, très originaux et compliqués,  avaient demandé beaucoup de travail.

 

Elle était comblée que la dame apprécie.

 

--  Ils sont très jolis vos colliers, mais j'en aurais voulu un en perles noires. 

 

     De grosses perles.

 

--  Pas de problème, Madame, si vous pouvez patienter jusqu'à la semaine

 

    prochaine, je vous en prépare un. Choisissez votre modèle.

 

Ainsi fut fait, et elle mit toute son habileté à assembler un superbe collier,

 

sa plus belle pièce à ce jour lui sembla-t-il. Elle utilisa ses perles jusqu'à la

 

dernière. Toute la matinée, elle espéra que la cliente ne lui ferait pas faux-bond.

 

Enfin, elle la vit arriver et, toute fière, exhiba sa création.

 

--  Magnifique ! dit la dame. Cela me plait beaucoup ! Oui, oui, oui, impeccable !

 

    Oh ! Mais... Attendez ! Il y a des reflets. Ces perles ne sont pas noires, "noir" !

 

    . . . Non, décidemment, ce collier, je ne le prends pas."

 

Et elle s'en alla.

 

Devant l'étalage, une autre cliente avait semblé de loin admirer le collier. Elle

 

s'approcha :

 

--  Je suis ravie que la dame ne le veuille pas. Moi, je vous l'achète. Je le trouve

 

     vraiment splendide !  L'affaire fut conclue.

 

Mais au moment où elle ajustait le fermoir au cou de sa cliente, la précédente

 

revint :

 

--  J'ai réfléchi. Finalement je vais le prendre.

 

--  Trop tard... Je viens de le vendre à Madame.

 

-- Mais vous n'avez pas le droit, je vais porter plainte ! Je le veux tout de suite !

 

L'acheteuse se rebiffa, elle l'avait payé après tout. Le ton monta entre les deux

 

femmes, qui en vinrent aux mains. La dame si distinguée finit par arracher le

 

collier du cou de l'autre. Les fils cassèrent. Les perles noires  s'enfuirent et

 

roulèrent de tous côtés.

 

Le placier, voyant la scène, arriva en courant pour les séparer, mais il glissa

 

sur les grosses perles, et s'étala, sous les rires du public.

 

Fou de rage, il s'en prit à la marchande, et lui intima l'ordre de ne plus jamais

 

remettre les pieds dans "son" marché. Ce qu'elle fit. . . A son grand regret, car le

 

marché de cette ville rapportait bien, en général. . .

 

. . . Elle se souvint. . .  On lui avait dit que les perles noires portaient malheur. . .

 

Elle n'avait pas voulu y croire. . .

 

   

 

       

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