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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:08

 

 

 

                                                     La légende d'Aubazine

 

 

 

Aubazine est un petit village de Corrèze    le saut de la bergère

 

où passe un ruisseau, le Coyroux.

 

J'ai trouvé la légende d'Aubazine

 

si jolie que je l'ai copiée pour vous.                

 

 

 

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  " Un rocher majestueux, arrogant, se dresse au-dessus du Coyroux. Et sur le

 

rocher, tout près du précipice, on voit une empreinte, celle du pied de la bergère.

 

La légende raconte que, poursuivie par un mécréant, elle préféra se donner la

 

mort plutôt que d'être déshonorée. Notre homme allait la rattrapper alors qu'elle

 

se hissait sur le grand rocher. Pour lui échapper, elle sauta dans le vide.

 

Mais, au moment où elle allait s'écraser dans le lit du Coyroux, la bergère se

 

sentit transportée par des bras invisibles, qui la déposèrent en douceur sur

 

la mousse d'un rocher, alors que son agresseur disparaissait dans les eaux

 

tumultueuses du ruisseau . . . " 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:12

 

   

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L'heure douce c'est quand on veut.

 

Chacun la choisit à son idée, ou la découvre par hasard

 

A n'importe quel moment du jour ou de la nuit.

 

Mais, tous les jours, si l'on sait la chercher, l'attraper 

 

Elle est là.

 

Une musique qu'on écoute, un livre qu'on a commencé.

 

L'envie d'avoir des invités, un bon repas à préparer. 

 

En rêvant paresser dans un bain, sortir pour une promenade

 

Relire la lettre d'un ami.

 

Attendre que le soleil bascule le soir derrière les arbres

 

Et profiter de ces minutes.

 

Faire un projet de grand voyage, regarder d'anciennes photos.

 

Rire de la dernière bonne histoire.

 

Ecouter parler des enfants, se souvenir de nos bêtises. 

 

Pratiquer un sport qui nous plaît  

 

Réfléchir si l'on est artiste à ce que l'on pourrait créer

 

A l'heure douce faire ce que vous voulez

 

Surtout, si vous vous sentez seuls, penser à ceux que vous aimez !  

 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 06:17

 

 

 

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                                                 Histoire pour petits ou grands enfants

 

 

 

                          Deux jumeaux, Sonia et Jérôme habitaient à la campagne.

 

Dans la cour, les poules picoraient le grain. Dans les clapiers, vivaient des

 

lapins. Et tout allait pour le mieux.

 

Quand maman lapine mettait bas, les enfants avaient le droit de choisir leur

 

petit lapin personnel. Ils lui donnaient un prénom à leur goût, souvent Lapinou

 

ou Toudou. Chaque soir en rentrant de l'école, ils allaient caresser leur petite

 

peluche vivante, et regarder les lapereaux, s'extasiant de les voir grossir de jour

 

en jour. De temps à autre, un des autres petits lapins disparaissait. 

 

Maman disait : " Il avait envie d'aller dans la forêt rejoindre ses frères sauvages."

 

Lapinou et Toudou disparaissaient en dernier, sans doute parce qu'ils étaient

 

plus heureux que les autres grâce aux calins des enfants.

 

Sonia et Jérôme avaient un gros chagrin de voir leurs favoris partir, mais

 

la maman savait adoucir leur peine en disant : "Vous comprenez bien qu'ils

 

avaient envie de rejoindre leurs copains ! "

 

Puis d'autres lapins naissaient, et cela finissait toujours de la même façon : une

 

fois grands, ils s'enfuyaient vers la forêt. Malgré un petit pincement au coeur

 

à chaque fois, bien sûr, les enfants s'y étaient habitués.

 

Ils étaient si fiers que tous les beaux lapins sauvages de la forêt soient nés chez

 

eux. Grâce aux bons soins de Maman, ils devenaient si grands, si forts, qu'ils

 

étaient capable de vivre en liberté en bravant tous les dangers.

      

 Chaque semaine, retentissait le klaxon du boucher intinérant. Maman achetait

 

dans son camion toute, absolument toute la viande que l'on mangeait dans la

 

famille. Cela allait de soi. Les enfants ne se posaient pas de questions.

 

Par contre, allez savoir pourquoi, Sonia et Jérôme, maintenant bien grands,

 

lorsqu'ils racontent cette histoire, ajoutent toujours que, depuis qu'ils ont dix

 

ans, ils ne mangent jamais de lapin. 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 06:23

 

 

 

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                            Vous savez, Prunie L'Aventurière, dit la vieille dame qu'autrefois

 

j'étais marchande foraine. On peut dire que j'en ai vu des choses !

 

Et de surprenantes parfois.

 

Sur l'un des marchés que je faisais dans la semaine, j'avais pour voisine une

 

vendeuse de médailles miraculeuses, de porte-bonheurs et autres gris-gris . . .

 

Elle tirait aussi les cartes, lisait les lignes de la main, proposait d'enlever le

 

mauvais sort . . .

 

Au début, ça ne marchait pas très fort. Elle n'en vendait pas beaucoup de ses

 

colifichets ! Et pour la bonne aventure, elle avait beau haranguer les passants,

 

ils n'étaient guère intéressés. 

 

Mais voilà qu'un jour elle eut une idée ! Derrière elle, se trouvait un crémier qui

 

présentait ses oeufs sur de la paille. Elle lui en demanda quelques brins.

 

Je me demandais ce qu'elle voulait en faire. En l'observant discrètement, je vis

 

qu'elle les recoupait soigneusement en petits bâtonnets de même longueur,

 

 qu'elle rassemblait en petits fagots.  Je pensais qu'elle préparait une sorte de   

 

rituel magique . . .

 

Et voyez-vous, Prunie, j'évitais de la regarder. . . Bien sûr, je ne crois pas à

 

toutes ces choses, mais je me disais que chaque fagot pouvait correspondre à

 

une personne . . . Allait-elle les brûler ? Y piquer des épingles ? Je n'avais pas

 

envie de me faire remarquer pour qu'elle pense à moi. On ne sait jamais . . .

 

Pui elle recommença à débiter son boniment : " Ne laissez pas passer votre

 

chance ! Médailles miraculeuses, bagues d'amour éternel . . . Je sais ce qui vous    

 

préoccupe, je peux vous aider . . ."

 

Mais cette fois, elle rajouta : " Choisissez votre paille porte-bonheur, c'est gratuit,

 

allons, Madame, n'hésitez pas ! Chance dans les trois jours, satisfaction garantie !

 

Oui . . . Allez, concentrez-vous ! Prenez votre temps ! Réfléchissez . . . Celle-ci ?

 

Vous avez fait le bon choix . . . Vous verrez que vous reviendrez me voir . . .

 

Allons, Monsieur, vous aussi, faites comme la dame . . .  Ah ! Je sens qu'une

 

bonne nouvelle va vous arriver . . . Et pour la demoiselle . . . Oh ! Je vois une

 

affaire de coeur pour la demoiselle . . ."

 

Je finis par me retourner pour mieux voir. Pas mal de gens se décidaient à tirer

 

un petit brin de paille ! Mais de ventes, elle n'en fit pas plus que d'habitude. Du

 

moins ce jour-là . . .Car savez-vous ce qui arriva, Prunie, dès le marché suivant ?

 

Beaucoup de personnes revinrent pour la remercier. La paille leur avait porté

 

chance dans les trois jours, comme promis ! Acheter un petit objet touché par la

 

magicienne était bien tentant . . . certains se laissèrent tenter . . . surtout qu'elle

 

promettait encore plus de réussite avec telle ou telle chose, suivant le problème !

 

Le bouche à oreille fonctionna à merveille, elle eut bientôt une grosse clientèle.

 

Et pour la bonne aventure, il y eut tant de demandes qu'elle recevait même chez

 

elle, sur rendez-vous !

 

D'ailleurs, je vais vous dire. Même la femme du crémier, celui des brins de paille,

 

est allée la voir . . .

 

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 06:27

 

 

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         L'été s'étire doucement. L'ambiance devient différente. D'abord à de tous

 

petits riens. On dit ce soir la fraîcheur tombe vite, tiens ! il fait frisquet ce matin.

 

Peu à peu tous les voisins sont revenus. Les jardins débordent de légumes et de

 

fleurs. Mais les jours sont plus courts, on le sent bien.

 

Autour de vous, les enfants parlent de la rentrée, parfois anxieux, souvent ravis  

 

Ici et là les vendanges ont commencé.

 

Le travail a repris, un autre rythme de vie, avec pour certains un flottement,

 

le temps de se réadapter. Période de transition, sensation de nostalgie.

 

Souvenirs d'anciens automnes, avant que celui-ci n'arrive.

 

Puis on entend d'autres histoires, les pommes sont belles cette année, j'ai mon

 

maïs à récolter, oui, le tabac, ça y est, c'est fait.

 

Il y aura de belles promenades dans les sous-bois, des champignons à chercher.

 

Et puis des feux de cheminée, des châtaignes à faire griller, des amis à retrouver,

 

des soirées à discuter de comment, encore une fois, refaire le monde.

 

Des livres à lire, des évènements nouveaux, peut-être surprenants.

 

Et encore souvent du soleil, des jours chauds, de la tendresse. D'innombrables

 

petits moments de douceur à regarder le soleil se coucher.

 

C'est cela qui va nous aider à aimer la fin de l'été.  

 

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 06:29

 

 

   

 

 

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                 Les quatre enfants devenaient un peu grands, et la maman se faisait du

 

du souci. Les escaliers de la cave étaient si dangereux, elle contenait tellement

 

d'objets hétéroclites qui les attireraient. Ils pourraient se blesser en jouant. Elle

 

devait absolument trouver une idée pour les empêcher de descendre.

 

Alors elle leur dit que dans la cave vivait Claudin. C'était un vieil homme

 

difforme, affreux et très méchant, qui ne supportait pas que l'on rentre chez lui.

 

Depuis ce jour, les enfants se racontèrent à tour de rôle les bruits étranges qu'ils

 

entendaient parfois en s'approchant de la porte fermée. Le râclement d'une jambe

 

qui traînait. Des bruits d'outils. Des bruits de chaîne. Des grognements. Plus ils

 

inventaient d'histoires horribles, plus ils finissaient par y croire.

 

Puis ils grandirent . . .

 

Mais chaque fois qu'ils devaient aller à la cave, quelqu'un ne manquait jamais

 

de leur rappeler :

 

"Fais attention, quand même, ne réveille pas Claudin ! "

 

Bien sûr, cela les faisait rire. Mais ils ne pouvait s'empêcher d'avoir un petit

 

battement de coeur en descendant les marches. Un frisson à la fois agréable

 

et juste un peu inquiétant, exprès, pour goûter au souvenir.

 

Puis arriva la génération des petits-enfants. L'aîné d'entre eux, informé par la

 

mamie avec l'assentiment des parents, se chargea de prévenir le suivant, et ainsi

 

de suite . . . La légende, bien entretenue, plaisait toujours.

 

Et eux aussi grandirent . . . On fit souvent du vide et des rangements à la cave.

 

Toujours avec un amusement mêlé d'un sentiment spécial. Un peu de nostalgie.

 

On parla parfois d'objets déplacés ou disparus, avec de petits sourires qui en

 

disaient long.

 

Un jour l'on décida de vendre la maison.

 

Lorsque l'affaire fut pratiquement conclue, la plus jeune des petits-enfants eut

 

l'idée de déclarer :

 

"Aux nouveaux propriétaires, ne croyez-vous pas qu'il faudrait leur parler de

 

Claudin ? Après tout, on leur laisse maintenant . . ." 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 06:42

 

 

 

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            La rentrée

 

Je vais vous dire ce que me rappellent tous les ans, le ciel agité de l’automne, les premiers dîners

 

à la lampe et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent ; je vais vous dire ce que je

 

vois quand je traverse le Luxembourg dans les premiers jours d’octobre, alors qu’il est un peu

 

triste et plus beau que jamais ; car c’est le temps où les feuilles tombent une à une sur les

 

blanches épaules des statues.

 

Ce que je vois alors dans ce jardin, c’est un petit bonhomme qui, les mains dans les poches et sa

 

gibecière au dos, s’en va au collège en sautillant comme un moineau.

 

Ma pensée seule le voit ; car ce petit bonhomme est une ombre ; c’est l’ombre du moi que j’étais

 

il y a vingt-cinq ans ; Vraiment, il m’intéresse, ce petit : quand il existait, je ne me souciais guère

 

de lui ; mais, maintenant qu’il n’est plus, je l’aime bien.

 

Il valait mieux, en somme, que les autres moi que j’ai eus après avoir perdu celui-là. Il était bien

 

étourdi; mais il n’était pas méchant, et je dois lui rendre cette justice qu’il ne m’a pas laissé un

 

seul mauvais souvenir ; c’est un innocent que j’ai perdu : il est bien naturel que je le regrette ;

 

il est bien naturel que je le voie en pensée et que mon esprit s’amuse à ranimer son souvenir.

 

Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures, ce beau jardin pour aller

 

en classe. Il avait le coeur un peu serré : c’était la rentrée.

 

Pourtant, il trottait, ses livres sur son dos, et sa toupie dans sa poche. L’idée de revoir ses

 

camarades lui remettait de la joie au coeur. Il avait tant de choses à dire et à entendre! Ne lui

 

fallait-il pas savoir si Laboriette avait chassé pour de bon dans la forêt de l’Aigle ?

 

Ne lui fallait-il pas répondre qu’il avait, lui,monté à cheval dans les montagnes d’Auvergne ?

 

Quand on fait une pareille chose, ce n’est pas pour la tenir cachée. Et puis c’est si bon de

 

retrouver des camarades! Combien il lui tardait de revoir Fontanet, son ami, qui se moquait

 

si gentiment de lui, Fontanet qui, pas plus gros qu’un rat et plus ingénieux qu’Ulysse, prenait

 

partout la première place avec une grâce naturelle !

 

Il se sentait tout léger, à la pensée de revoir Fontanet.

 

C’est ainsi qu’il traversait le Luxembourg dans l’air frais du matin. Tout ce qu’il voyait alors, je

 

le vois aujourd’hui.

 

C’est le même ciel et la même terre; les choses ont leur âme d’autrefois, leur âme qui m’égaye et

 

m’attriste, et me trouble ; lui seul n’est plus.

 

C’est pourquoi, à mesure que je vieillis, je m’intéresse de plus en plus à la rentrée des classes.

 

 

                                                                                                  Anatole France  (1844-1924)

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:11

 

 

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               L'homme tondair l'herbe entre ses noyers.  Il entretenait à merveille ce

 

petit terrain. Car lorsque les noix tomberaient, il s'agirait de bien les voir pour

 

les ramasser ! Prunie L'Aventurière l'observait souvent.

 

Ce jour-là, il ne s'y prenait pas comme les autres fois. Au début, tout semblait

 

normal. Il suivait une ligne droite. Puis soudain, il decrivait une courbe, se mettait

 

à tourner en rond plusieurs fois, alors qu'il ne semblait pas y avoir d'obstacle.

 

Sans raison, il laissait un petit cercle d'herbe haute. Ensuite, il repartait tout droit,

 

puis recommençait son manège. De façon très aléatoire. Si bien qu'au bout d'un

 

moment, il y eut plusieurs ronds, de tailles différentes, dispersés sur la noyeraie.

 

On aurait dit une création artistiques, des petits parterres ça et là, au gré de sa

 

fantaisie.

 

Prunie pensa qu'il faisait cela pour rendre son activité moins monotone. Qui sait,

 

à la fin, peut-être repasserait-il sur les ronds pour les dissoudre ?

 

Mais non. Il semblait avoir fini.. Il partit, laissant son oeuvre à l'admiration de

 

Prunie. Car le résultat était étonnant, très joli et très original.

 

Lorsqu'il fut loin, la curiosité de Prunie l'emporta. Elle voulut aller voir de près

 

tous ces cercles. Et savez-vous ce qu'elle découvrit dans chacun de ces massifs ?

 

De petits points rouges sur des feuilles vertes. Des fraises des bois, magnifiques,

 

en quantité, remplissant les yeux de bonheur.

 

Elle comprit que l'homme viendrait régulièrement les cueillir, que cela le rendrait

 

heureux.

 

Et cela suffit pour éclairer sa journée.   

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:26

 

 

 

          ( A mes amis lecteurs : Je ne suis pas sûre que cette suite vous plaise. Il n'était pas facile d'en

 

           trouver une ... J'écrirai peut-être d'autres histoires de ce genre, et essaierai de m'améliorer ...)

 

 

 

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                 Elle continuait à avoir peur, et elle l'observait, lui. Car, étrangement,

 

c'est lorsqu'il était là qu'elle se sentait le plus mal. Elle le trouvait différent, ne

 

reconnaissait plus ses attitudes. Son comportement devenait étrange et froid, il

 

semblait ne jamais entendre ce qu'elle lui disait. Un être maléfique s'insinuait

 

en lui, le transformant peu à peu, grignotant  ce qui restait de son ancienne

 

personnalité. Il avait l'air très heureux pourtant, très satisfait de lui-même.

 

Parfois, il riait, se mettait à chanter. Il ne changeait rien à sa vie. Ne s'apercevait

 

pas que quelque chose dans cette maison était en train de le dévorer. Un autre

 

prenait lentement possession de son esprit et le rendait fou. 

 

Elle trouvait, même en plein jour, les pièces de plus en plus sombres.

 

Un jour, elle lui demanda s'il cherchait à lui faire peur pour la faire partir.

 

Il ne répondit pas. Eut juste un petit sourire, énigmatique et cruel.

 

Elle avait de moins en moins faim. Ne mangait presque plus rien. Il ne s'en

 

apercevait pas. 

 

Puis elle décida de ne plus manger du tout. Elle savait que ce ne serait pas

 

rapide, mais que c'était un moyen comme un autre de s'en aller.

 

L'intérieur de la maison devenait de plus en plus noir, et de lui, elle ne voyait

 

plus qu'une ombre. Elle n'était même pas sûre parfois . . . lui, ou un effet

 

de son imagination . . . 

 

Lorsqu'elle fut trop faible, elle se coucha et attendit. Il ne vint jamais la voir.

 

On n'entendait plus rien dans la maison. Elle se dit qu'il lui faudrait longtemps

 

pour mourir et que cela lui était égal.

 

Puis elle comprit que cette maison n'était plus sa maison.

 

Et qu'il y avait longtemps qu'elle était morte.    

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:40

 

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J'ai aimé ces appréciations, alors je vous en fait profiter :

 

 

 

 A touché le fond mais creuse encore ...
   

En nette progression vers le zéro absolu !
   

A les prétentions d'un cheval de course et les résultats d'un âne.
   

Participe beaucoup... à la bonne ambiance de la classe.
   

Se retourne parfois... pour regarder le tableau."
   

Élève brillant... par son absence.
   

Dors en cours, sur le clavier ou le tapis de la souris, selon l'urgence.
   

Des progrès, mais toujours nul.
   

Sèche parfois le café pour venir en cours.
   

Un vrai touriste aurait au moins pris des photos.
   

En forme pour les vacances.
   

Fait preuve d'un absentéisme zélé.
   

Fait des efforts désespérés...pour se rapprocher de la fenêtre.
   

Hiberne probablement.
   

Printemps arrivé, toujours pas réveillé.
   

Elle mâche...elle parle...elle mâche...elle parle.
   

Sur un bulletin de terminale - "Sait lire, saura bientôt écrire."
   

Peut mieux faire. Ou peut-être pas.
   

Elève fantôme, mais qui manque totalement d’esprit.
   

Montrons nous donc un tantinet positifs : il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard.
   

L'exploit : même à l’oral, il fait des fautes d’orthographe.
  

Des efforts désespérés ont été constatés pour se rapprocher de la fenêtre.
   

En nette progression vers le zéro absolu.
   

Vient en touriste, mais sans connaître la langue.
   

La plupart du temps dans les nuages, n'en redescend que sous forme de perturbation.

 

 

 

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Quelques jours après la rentrée des classes, on procède à la traditionnelle photo de classe.

 

La semaine suivante, l'institutrice essaie évidemment de persuader les enfants d'en acheter une

 

chacun : Pensez un peu à l'avenir. Vous serez bien content dans quelques années, quand vous

 

serez grands, de vous dire en regardant la photo : Tiens, là c'est Julie, elle est médecin maintenant.

 

Ou encore là c'est Kévin, il est ingénieur et là, c'est Amélie elle est manucure.

 

A ce moment là, une petite voix se fait entendre du fond de la classe :

 

Et là, c'est la maîtresse, Mme Planchon, elle est morte.


 

 

 

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