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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:11

 

 

 

 

 

 

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                                   C E C I        E S T         U N E        H I S T O I R E        V R A I E      

 

 

 

 

 

                                 Ce jour-là, Prunie l'Aventurière fut avertie au dernier moment

 

qu'elle devait remplacer une collègue pour faire le ménage chez Mme Henriette

 

Petit, dans le bourg voisin. En vitesse, elle regarda l'annuaire chez sa précédente

 

cliente, et s'aperçut avec ennui que le village comptait de nombreux Petit, tous

 

avec un prénom masculin. Aucune Henriette. On met le prénom du mari sur les

 

annuaires, et, même devenues veuves les femmes préfèrent le laisser. Elles ont

 

tellement peur d'être attaquées, P.L'A. le savait bien. 

 

Elle partit donc à l'aventure à l'adresse du premier Petit, Claude. Avec un peu de

 

chance, sa femme s'appellerait Henriette.  

 

Ce n'était pas le cas, Claude était célibataire, et ne voyait pas d'Henriette parmi

 

les Petit de sa connaissance. Il lui indiqua l'adresse d'un couple Petit d'un certain

 

age, qui pourrait éventuellement faire l'affaire. Mais, là non plus, la dame ne se

 

prénommait pas Henriette. P.L'A. commençait à se faire du souci, le temps filait,

 

elle serait bientôt vraiment en retard, et finirait sa journée à pas d'heure, comme

 

souvent. Sans compter les probables récriminations d'Henriette sur tous ces

 

gens pas sérieux qui ne voulaient pas travailler, alors que Le Bureau avait

 

formellement promis une remplaçante à telle heure pile.

 

Elle tenta un autre couple Petit, dont les précédents connaissaient l'existence,

 

dans un hameau un peu isolé. Ce n'était pas les bons non plus, Prunie sentait le

 

désespoir l'envahir. Ils ne voyaient pas du tout ... Henriette, Henriette, non je ne

 

connais pas d'Henriette, répétait la mémé pour la dixième fois. Ce qui énervait

 

Prunie. Tout le monde connaît au moins une Henriette, même si elle ne s'appelle

 

pas Petit ...

 

P.L'A. n'arrivait pas à prendre congé. Malgré ses remerciements, et ses adieux 

 

renouvelés, le couple tentait encore et encore de dénicher dans sa mémoire

 

une Henriette Petit. Madame répétait son leitmotiv, Monsieur réfléchissait, en

 

silence, ce qui était déjà ça. Et disait, de temps en temps, entre deux "Henriette,

 

Henriette ..." de sa femme :

 

"Attendez, attendez ... voyons, voyons ... Henriette ...". Et, zou, ce prénom

 

 relançait son épouse, qui recommençait son monologue.

 

Prunie était au bord de la crise de nerfs. Quand ses heures étaient payées, elle

 

supportait héroîquement les rabâchages des personnes âgées. Et avec le sourire

 

encore, jusqu'aux oreilles, même si en esprit elle serrait les dents bien fort.

 

Mais là, en plus de se rendre malade, elle allait perdre deux heures de travail,

 

faute d'avoir été capable de se débrouiller. Cacao se moquerait gentiment d'elle

 

ce soir, lorsqu'elle s'écroulerait chez elle pour lui raconter ses errances.

 

Comme je suis nulle se disait-elle, pas fichue de trouver une Henriette. Pourquoi

 

n'ai-je pas pensé à me renseigner à la Mairie, quelle idiote, mais quelle idiote ! 

 

Le temps d'y aller maintenant, il sera tard, Henriette me disputera bien sûr à

 

mon arrivée, elle téléphonera peut-être même au Bureau pour se plaindre.

 

Et voilà ! On me donnera encore moins de remplacements. On dira que je suis une

 

godiche et qu'on ne peut me confier que des clients dont j'ai l'habitude ... 

 

Alors que cette Henriette aurait pu me faire de l'usage, ma collègue en a pour un

 

moment, on doit l'opérer. Non, vraiment, je m'en veux, je m'en veux !

 

Et soudain, du fond se sa détresse, elle entendit le pépé s'exclamer, non

 

"Euréka", mais "Onésime" !

 

--  Onésime ! Onésime ! Je suis sûre que cette Henriette, c'est la femme

 

d'Onésime !

 

--  Mais non, dit la mémé, la femme d'Onésime, elle s'appelle Paulette !

 

--  Je sais, je sais, mais je sais pourquoi ! C'est parce qu'à l'école, on se moquait

 

d'elle en lui chantant " A bicyclette ! ". Alors après, elle a décidé de se faire

 

appeler Henriette !

 

                                                        

 

                                                                                             ( A     SUIVRE   . . . )

 

 

 

 

 

 

                             A     LA     SAINTE - HENRIETTE . . .

 

 

 

 

                                                                    SUR     MA     TROTTINETTE . . .

    

 

  

 

 

   

                                                                                                               

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 21:45

 

 

 

 

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                                Où Cacao nourrit les chats libres de la campagne autour de chez

 

elle, vous le savez.  Ah ! Vous vous souvenez ! Sur la vieille charrette, au bord du

 

Petit Chemin, dans la noyeraie, face à sa maison. Vous n'avez pas oublié non plus

 

que le vieux propriétaire qui la lui prête l'appelle "Le Restaurant des Chats".

 

Que son plateau de bois est protégé des intempéries par un toît de vieilles tôles

 

rouillées, et que Prunie l'Aventurière et Cacao y ont bâti des "barrières à chiens"

 

en bois. Avec juste de petits passages pour les chats, à cause des "chiens de la

 

nuit".

 

Ce ne sont pas souvent des chiens errants. Cacao les connaît, ils ne sont pas

 

nombreux. Deux ou trois, venant de fermes environnantes, chiens "de travail",

 

utilisés pour rassembler les moutons.

 

Ils aiment la liberté, on ne s'occupe guère d'eux, on ne les enferme pas le soir, et

 

parfois on les nourrit mal.

 

Le plus fidèle vient toujours à la même heure, très tôt le matin, elle l'appelle son

 

 "Vrai Chien". Lorsqu'il pleut ou qu'elle tarde un peu, il l'attend, couché sous la

 

charrette. Il ne tient pas aux croquettes, il s'en contente certes quand elle 

           

s'absente, et que Prunie n'est vraiment pas libre pour la remplacer.

 

Mais ce qu'il  aime, c'est la soupe de pain "trempée", avec des restes de viande,

 

et tout ce qu'on lui garde de "bon". Il vous regarde de ses bons yeux, qu'on dirait

 

maquillés avec un trait noir de khôl, mange en silence, se laisse caresser. Puis

 

repart tranquillement chez son fermier, qui passe sa journée à lui crier dessus.

 

Vrai Chien n'aboie jamais, ne dérange jamais personne. Il vient, c'est tout.

 

Marcella le connaît et l'aime. Il suit parfois lors de la promenade du matin. Sloopy

 

aussi s'y est habituée maintenant, elle en était un peu jalouse au début, ayant si

 

peur d'être de nouveau abandonnée et de retourner au refuge.

 

Pour les autres "chiens de la nuit", Cacao a l'habitude de laisser, contre son muret,

 

sur l'herbe, au bord du Petit Chemin, une ou deux bonnes gamelles. Lorsqu'il fait

 

chaud, elle a soin de ne mettre que des croquettes, pour éviter au voisinage toute

 

odeur désagréable. Elle sait qu'elles se trouvent sur la "voie publique", même si

 

c'est tout au bord, et qu'elle n'a pas vraiment le droit de le faire. 

 

Pour cette raison, elle les enlève très tôt le matin, en "allant à Vrai Chien".

  

Ce que vous ignorez encore, c'est que le fait de nourrir les animaux de passage

  

ne plaît pas à tout le monde, même s'il y a très peu de monde dans le coin. 

 

Une de ses voisines, qui ne se gêne pas à la belle saison pour organiser des

 

barbecues géants, parfumant l'atmosphère et égayant la nuit de rires et de 

 

chansons, trouve vraiment ridicules ses agissements.

 

Elle n'aime pas les chats, qui grattent dans ses parterres. Surtout Maurice, qui

 

la nargue souvent en se baguenaudant dans son jardin. Il faut dire que lorsqu'il

 

était petit, avant que la dame ne bâtisse sa maison dans le nouveau lotissement,

 

tout n'était que prés à moutons, haies et terriers de lapins, et tout cela était

 

son territoire. Il ne l'a pas oublié.

 

Cacao se fiche que la voisine se moque d'elle par derrière, tout en la saluant bien

 

bas lorsqu'elles se rencontrent.

 

Une fin d'après-midi de beau temps, alors qu'elle se promenait avec Marcella, elle

 

la vit venir vers elle d'un pas décidé. Elle ne se méfia pas, il faisait si bon, on avait

 

envie d'être heureux. Et, là, sans autre préambule, la voisine déclara :

 

-- Non, vraiment vous exagérez avec vos chiens et vos chats. Avec les croquettes,

 

   vous nous attirez les renards.

 

Un peu interloquée, Cacao eut cependant le courage de lui répondre :

 

-- Alors vous devez être contente, puisqu'on sait bien que les renards mangent

 

   les chats !

 

 

 

 

                                     A     DEMAIN    . . .

 

 

 

 

                                                                              DANS     L'TRAIN   . . .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:53

 

 

 

 

 

 

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                            La chanson ci-dessous est dédiée à Kranzler  . . .       link        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                        L A      D I C T E E  

                                                                    

 

                                                         

 

 

            Cette dictée est incroyable mais vraie. Ne manquez pas de la lire, c'est surprenant. On dira après

 

que le français n'est pas compliqué ! Ce petit texte, que je vous laisse savourer, est une dictée trouvée

 

dans un vieil almanach.

 

 

 

 

                                                               A  LIRE  A  VOIX  HAUTE :

 

 

 

 

 "Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*.

 

(*pers = entre vert et bleu). Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire.

 

Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.

 

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que

 

née Lepère. Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc

 

pas d'impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire

 

Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

 

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du

 

maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son

 

petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et

 

Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !"

 

 

 

 

 

               UN GRAND MERCI A NOTRE FIDELE LECTRICE, PATTY, QUI NOUS A ENVOYE

 

 

                                                         CE JOLI TEXTE !

 

 

 

 

 

              ... ET POUR ENJOLIVER VOTRE DIMANCHE LE NOUVEL ALBUM DU NEVEU DE CACAO

 

 

                                                       EN TELECHARGEMENT GRATUIT . . .          link 

 

 

 

 

                                    A          BIENTOT     . . .

 

 

 

 

 

                                                              DANS          MA          PUNTO   . . .

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 20:16

 

 

 

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                       Quand Cacao était petite, elle eut d'abord une petite soeur. Elle en fut

 

bien contente, et la petite soeur semblait également fort satisfaite d'avoir une

 

grande soeur. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Ni l'une, ni l'autre n'en connaissait d'autre, de toute façon...

 

 En ce temps-là, le leur était aussi petit qu'elles. Il se composait de papa, maman,

 

papi et mamie.  

 

Plus tard, après qu'on leur eut promis deux petits frères, elles eurent deux jolies

 

petites soeurs, qui furent appelées "Les Petites"...  Et c'est là qu'elles devinrent

 

"Les Grandes", même si elles étaient encore très petites. Quelle histoire étrange

 

et compliquée ...

  

Mais pour celle-ci, elles n'étaient encore que deux. Et la petite soeur n'était

 

qu'un " grand bébé", même si elle marchait déjà et avait quelques bonnes dents.

 

 

 

 

 

                Le matin, vers neuf heures, le papi descendait de son atelier et venait

 

casser  la  croûte à la maison.

 

Cela arrangeait bien maman. Pendant qu'il gardait les filles, elle allait à l'épicerie

 

 et  "au pain".

  

Le casse-croûte du papi était presque toujours le même : du pain et du saucisson,

 

avec, bien sûr, un petit verre de vin.

 

Quelquefois, cependant, il mangeait du fromage.

  

Cacao n'aimait pas le fromage, et ne tenait pas au saucisson. Le papi lui faisait

 

des tartines de pain beurré, tandis que la petite soeur, déjà grimpée sur ses

 

genoux, s'empifrait de morceaux de saucisson, qu'il lui coupait bien petits.

 

Chaque jour, il lui demandait : "T'aimes mieux Papi ou le saucisson ?"

 

Et chaque jour, elle répondait : "Le saucisson."

 

Cela faisait bien rire le Papi et Cacao, qui guettaient ensemble cette réponse.

 

Le papi racontait des histoires merveilleuses, que les petites ne se lassaient pas

 

d'écouter.

 

La plupart concernait " La guerre". Il les avait depuis longtemps informées qu'il

 

s'agissait de "La Grande". Cacao la trouvait bien intéressante, et supposait que

 

quand il en aurait fini, ce dont elle n'était pas pressée, il leur parlerait de la, ou

 

des petites. Et que ce serait mieux que rien.

 

Le papi racontait très bien. Il en oubliait de couper le saucisson en petits bouts,

 

et la petite soeur manquait souvent de s'étouffer en avalant des rondelles

 

entières.

 

Dans ces cas-là, elle devenait très rouge, émettait de drôles de bruits,  qui

 

alertaient papi.

 

Il était obligé de s'interrompre pour lui donner de grandes claques dans le dos

 

et la secouer un peu. Et de se lever pour leur servir de la grenadine. Il lui disait

 

"Bois donc un p'tit coup, ça f'ra descendre". Cacao buvait aussi, même si elle

 

n'aimait pas trop la grenadine. Elle préférait l'anthésite, dont papa leur mettait

 

quelques gouttes dans l'eau, seulement l'été, parce que c'était très

 

rafraîchissant.

  

En se levant pour servir la grenadine, le papi regardait vite par la fenêtre si

 

maman n'arrivait pas. Cacao pensait que c'était parce que la petite soeur

 

était encore très rouge.

 

Heureusement, il se rasseyait et continuait son histoire.

 

En général, des soldats montaient au front et d'autres en descendaient.

 

Cacao ne savait pas trop ce qu'était le front. Elle supposait, le front qu'elle

 

connaissait se trouvant en haut du visage, que celui dont parlait le papi devait

 

être du même genre, quoique plus grand, afin que beaucoup de soldats  puissent

 

y monter et en redescendre. Ce devait être une sorte de très haute montagne,

 

avec une pente vertigineuse, qui expliquait pourquoi l'histoire était si longue.

   

Ce que faisaient ceux qui arrivaient en bas, Cacao le savait : Ils s'en payaient une

 

bonne tranche, parce qu'ils étaient en permission.

  

Ce que faisaient les autres, une fois arrivés en haut, le papi n'en parlait pas.

 

Cacao avait pensé à le lui demander, mais il était si bien lancé qu'elle avait

 

préféré attendre un moment plus opportun. Le lendemain peut-être, quand la

 

petite soeur s'étoufferai et qu'il serait obligé de s'interrompre pour aller

 

chercher la grenadine.

 

Elle n'avait pas hâte que maman revienne, même si elle était un peu ennuyée que

 

la petite soeur, après sa grenadine, ait déjà presque fini le verre de vin du papi.

 

Ca ne l'étouffait pas, elle était seulement de nouveau très rouge. Du coup, elle

 

avait arrêté d'avaler du saucisson, et semblait somnoler dans les bras de papi,

 

qui la berçait.

 

Cacao se dit que c'était tant mieux, que ce midi maman ne dirait pas, la voix un

 

peu inquiète : "Je ne comprends pas, cette petite n'a pas d'appétit, elle picore."

 

Et le papi ne répondrait pas :

 

"T'en fais don' pas, tu vois bien qu'elle profit' quand même ! Elle mange à sa faim,

 

c'est tout !"

 

Ce jour-là, le papi faisait partie des soldats qui montaient au front. Il disait :

 

"Voyez-vous, y f'sait tell'ment froid qu'même en marchant on avait les pieds

 

 g'lés. Et les vieux poilus qu'on croisait, qui descendaient du front d'l'Est, et ben

 

 y z'avaient des glaçons aux moustaches ! " 

 

Cacao n'en croyait pas ses oreilles !  Ce devait être bien joli des glaçons aux

 

moustaches ! Encore plus que des rubans dans les cheveux ! 

 

Elle comprenait qu'ils ne fondent pas. Papi avait qu'il faisait très froid.

 

Mais comment faisaient-ils, ces soldats,se demandait-elle, pour  attacher les

 

glaçons à leurs moustaches ?

 

Bah ! Ils avaient du trouver une solution . . .

 

C'est si fort des soldats !

 

... Et puis maman rentrait et invariablement disait : " Mais cessez donc papi de

 

leur parler de  la guerre, vous allez les faire rêver ! "

 

Cacao ne comprenait pas maman. Elle savait que pour elle, rêver signifiait faire

 

de mauvais rêves...

 

Comment pouvait-elle penser que les petites auraient peur d'une chose

 

aussi merveilleuse :

 

Des glaçons aux moustaches !

 

 

 

 

       

 

                                   A          LUNDI   . . .

 

 

 

 

 

                                                                           DANS          L'TAXI   . . .

 

      

                                                                                                          (d'la Marne)

 

                                                                                                

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 22:54

 

 

 

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                       Ce matin M.Tabac Gris était encore plus taciturne qu'à l'ordinaire.

 

Assis tout contre son poêle, il semblait plongé dans une méditation profonde,

 

presque inquiétante. Il avait roulé et fumé sept cigarettes, Prunie L'Aventurière

 

les avait comptées, pour s'occuper l'esprit. Elle avait eu le temps d'épousseter

 

tous les meubles, d'aspirer le sol, le canapé et le deuxième fauteuil. Pas question

 

de songer à s'approcher de celui de M.Tabac Gris, qui paraissait de plus en plus

 

au bord de la transe.

 

Elle allait se résoudre à passer un petit coup de serpillère avant de prendre congé.

 

Non sans avoir recommandé dans le vide de ne pas poser un pied par-terre

 

pendant dix minutes  ...  Lorsqu'il déclara soudain :

 

--  Savez-vous comment enlever une épine plantée dans un doigt ?

 

-- Avec une épingle ? répondit Prunie, fière de son à propos.

 

--  Non, non ! Le mieux est de prendre du fiel d'un cochon. Attention ! D'un mâle !

 

    Vous le pendez par les pieds, vous prenez un peu de fiel, vous laissez sécher

 

    jusqu'à ce qu'il forme une pâte dure,  vous mettez un peu de pâte sur le doigt...

 

    et ... pftt ... C'est le meilleur remède que je connaisse.

 

Prunie L'Aventurière, abasourdie, et déjà un peu barbouillée depuis le réveil,

 

préféra prendre congé sans passer la serpillère. Mais non sans avoir remercié

 

avec chaleur M.Tabac Gris pour ce précieux conseil.

 

En chemin pour la maison de Cacao, où elle comptait se faire offrir une tisane, par

 

pur masochisme, elle se demanda où, si le besoin s'en faisait sentir, elle trouverait

 

rapidement un cochon, mâle de surcroît. Où elle pourrait le pendre par les pieds ...

 

etc, etc ... Et là, elle se sentit vraiment très mal ...

 

 

 

 

 

 

 

                      A     TOUT     A     L'HEURE . . .

 

 

 

 

                                                                               DANS     L'ASCENSEUR  . . .

 

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 19:26

 

 

 

 

 

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                                Mme de V..... fut bien obligée de sortir de ses terres et de se frotter

 

à la plèbe. Elle interrogea son voisinage, nul n'avait vu Ming. Elle alla jusqu'à la

 

Maison Commune, où la Secrétaire de Mairie lui promit de la tenir informée s'il y

 

avait du nouveau et lui donna l'adresse de Cacao, la dame du village qui retrouvait

 

les chats.

 

Ce ne fut pas Mme de V..... qui se déplaça, mais M.  Il décrivit Ming à Cacao, lui

 

précisant qu'elle reconnaîtrait facilement le chat angora à sa fourrure rase sur

 

l'épaule. Nous étions à la mi-Février, les chats rôdent à Carnaval, c'est la saison

 

des amours. Cacao n'osa rien dire sur le moment, mais elle avait justement repéré

 

la veille, sur le toît de l'écurie des poneys, en face de chez elle, un chat noir à la

 

fourrure épaisse, se détachant dans la pleine lune.

 

Elle se contenta de prendre le numéro de l'homme.

 

Le soir-même, elle revit le chat, perché au même endroit. Le toît de tôle luisait

 

comme de la neige sous la lune, et Ming, si c'était lui, observait d'en haut,

 

majestueux et silencieux.  Seul l'immense et très vieux poirier, qui l'été faisait de

 

l'ombre aux poneys, semblait aussi noir que lui, avec ses énormes branches nues

 

tendues vers la lumière de la nuit.

 

Cacao l'appela doucement. Il ne bougea pas, n'eut même pas l'air de l'entendre.

 

Elle se dit que le nom de Ming ne lui était pas familier, Mme de V..... ne lui ayant

 

donné que depuis si peu de temps. Lui avait-elle seulement parlé souvent , et

 

répété son nouveau nom ... Cacao en utilisa beaucoup d'autres, aucun ne sembla

 

l'intéresser.

 

Elle lui montra où elle lui mettait à manger et à boire. C'était facile. Juste à côté de

 

la maison des poneys se trouvait une vaste noyeraie, avec, près du Petit Chemin,

 

une vieille charrette recouverte de tôles rouillées, qui faisait un abri acceptable

 

pour ce qui était depuis longtemps "Le Restaurant des Chats". C'est ainsi que

 

l'appelait son vieux propriétaire, qui avait autorisé Cacao à l'utiliser. De part et

 

d'autre, entre  le plancher de la charrette et le semblant de toît, elle avait fait de

 

longue date des  "barrières à chiens", où seuls des chats pouvaient se glisser,

 

pour empêcher les "chiens de la nuit" de manger leur nourriture. Passaient

 

rarement des chiens errants, seulement des chiens en liberté venant de fermes

 

proches.

 

Dans cette vieille charrette, elle avait nourri de nombreux petits protégés , en

 

avait parfois attrappés, s'ils n'étaient pas trop sauvages, et fait adopter.

 

D'autres préféraient la liberté, elle les soignait comme elle pouvait.

 

Trois soirs de suite, à la même heure, elle vit le chat sur le toît. Et chaque matin, la

 

nourriture était mangée. Le quatrième soir, elle téléphona. M.de V..... vint, Madame

 

ne se déplaça pas, son mari dit qu'elle craignait de prendre froid.

 

M.de V..... n'eut pas plus de succès que Cacao. Le chat noir, du haut de son

 

perchoir, l'ignora superbement. M.de V..... déclara que ce n'était pas Ming, même

 

s'il lui ressemblait beaucoup, persuadé que dans le cas contraire il lui aurait

 

immédiatement répondu.

 

Bien entendu, on ne pouvait voir son épaule.

 

Au bout de quelques jours de repérages, se relayant avec sa fidèle amie Prunie

 

L'Aventurière, Cacao découvrit l'heure à laquelle le chat mangeait dans la

 

charrette. Un peu après deux heures du matin, quand tout était très calme.

 

Ce fut P.L'A. qui réussit à constater, avec la torche électrique, que son épaule

 

avait été rasée, et que les poils commençaient à y repousser, bien que très courts

 

encore. Très fière, Cacao téléphona le lendemain matin à Mme de V....., qui parut

 

contente, mais déclara qu'il était hors de question que son mari vienne voir le

 

chat à deux heures du matin.

 

Assez vexée, Cacao concocta avec P.L'A. une ruse qui leur fit un peu mal au

 

coeur : ne rien mettre à manger un soir. Et le lendemain, à la tombée de la nuit, 

 

secouer des croquettes et faire tinter la gamelle dans la charrette. Puis se cacher

 

et rester très silencieuses. Cela réussit : l'animal, qui n'était pas loin, arriva assez

 

vite pour se restaurer. Elles le laissèrent faire, et au bout de quelques jours, il fut

 

fidélisé à cette heure-là, même s'il faisait sans doute d'autres passages dans la

 

nuit, comme les chats aiment le faire.

 

Cacao rappela Mme de V..., qui répondit qu'elle enverrait son mari le soir suivant,

 

avant dîner. Les filles rangèrent de leur mieux la maison, allumèrent un grand feu 

 

de cheminée, préparèrent la "boîte à chats" et un plateau apéritif aussi chic que

 

possible. P.L'A. apporta même des verres en cristal ancien qui lui venaient de sa

 

grand-mère.

 

Comme elles l'avaient prévu, M.deV..... arriva jusque devant la porte avec sa grosse

 

voiture sans réfléchir qu'il pouvait effrayer Ming.

 

C'est pour cela qu'elles le firent rentrer, asseoir devant le feu, dans l'espoir que le

 

moment de calme serait assez long. Il accepta un verre, mais vite cependant, car

 

il était pressé, ayant un bridge après dîner.

 

Elles lui expliquèrent qu'il fallait s'approcher très doucement s'il voulait réussir à

 

voir l'épaule rasée.

 

Heureusement, Ming était là lorsqu'ils sortirent, à grignoter dans la charrette,

 

P.L'A. l'avait constaté en éclaireur. M.de V..... était en costume de ville et petites

 

chaussures, et il se scotcha littéralement dans la boue de la noyeraie lorsqu'il mit

 

les pieds près de la charrette, pourtant très proche du Petit Chemin.

 

Il reconnut néanmoins que ce chat avait une épaule rasée, ressemblait en tous

 

points à Ming ... mais affirma que ce n'était pas Ming. En effet, lorsqu'il l'appela,

 

plutôt fort, et d'un ton de commandement, la bête sauta de la charrette, et s'enfuit

 

sans demander son reste. M.de V..... affirma qu'il en avait assez vu, et n'avait pas

 

l'intention de revenir voir un chat dans le noir pour se tordre une cheville dans la

 

boue. Il prit congé assez sèchement et les filles se le tinrent pour dit.

 

Pendant quelques temps, elles nourrirent Ming, essayèrent de l'apprivoiser, de le

 

suivre pour voir où il dormait, ce qu'elles ne découvrirent jamais. 

 

Les soirs de pleine lune, elles l'observaient, perché sur le toît des poneys,

 

majestueux et immobile, les ignorant superbement.

 

Le printemps arriva, le grand poirier se remplit de fleurs, et après une nouvelle

 

lunaison, Ming disparut. On ne le revit jamais.

 

Cacao et Prunie L'Aventurière se disent souvent que Ming de V..... fut leur plus

 

gros échec. Mais elles savent au fond d'elles-mêmes qu'il a sciemment choisi

  

la liberté.

 

 

 

 

                              A     PLUS     TARD     . . .

 

 

                                                                                   DANS     L'CAR     . . .         

 

 

 

 

      

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 19:41

 

 

 

 

 

 

 

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        Monsieur et Madame De V ........ étaient  membres d'une des deux familles

 

nobles du village. Ils entretenaient peu de contact avec la plèbe, se bornant à

 

quelques saluts polis.

 

Leur demeure était entourée d'un assez grand parc, clos d'une haie très haute,

 

qui n'empêcha pas, un beau jour, un chat noir angora de s'y présenter.

 

 Perdu depuis quelque temps, il s'était débrouillé pour survivre jusqu'à l'entrée

 

de l'hiver.

 

Lorsqu'il ne trouva plus grand chose à chasser, il se résolut à s'approcher de la

   

maison, et Mme De V ....... l'aperçut quelquefois, sans y prêter grande attention.

 

Elle remarqua néanmoins qu'il était de plus en plus maigre. Il avait l'habitude de

 

monter sur l'appui de fenêtre du salon, d'où il la regardait, occupée à sa lecture.

 

Un après-midi très froid, il osa un léger miaulement, assez plaintif, et  Mme De V ......

 

lui donna quelques restes de viande, qu'il dévora avec avidité.

 

Elle prit l'habitude de le nourrir sur l'appui de fenêtre, et de le regarder la regarder.

 

Arriva Décembre, puis mi-Janvier. Le chat était fidèle au poste.

 

Mme de V ...... supposait qu'il dormait dans quelque grange et n'avait finalement

 

pas si froid que ça.

 

Elle remarqua un jour qu'il était blessé à l'épaule et que la plaie, assez importante,

  

saignait souvent et suintait. Elle ne s'en inquiéta pas, il se léchait, elle pensait

 

qu'il finirait par cicatriser. Le temps passa, il venait sur la fenêtre, mais ne

 

mangeait guère.

 

Elle se dit qu'il se rassasiait de souris dans les granges, et ne s'en fit pas.

 

Puis il ne mangea plus du tout, il la regardait simplement. Elle vit qu'il avait

 

encore  maigri et se traînait. L'observant plus attentivement, elle remarqua

 

que sa plaie était très vilaine et pleine de pus. Elle décida donc de le faire soigner,

 

l'attrappa sans difficulté (il était fort faible) et l'emmena chez le vétérinaire.

 

Il fut examiné, reçut une piqûre d'antibiotique, et un traitement à prendre.

 

Mme de V...... n'aurait pas cru qu'il était presque trop tard. Le vétérinaire lui dit

 

que cela aurait été dommage, car c'était un beau chat, presque de race, et, vue

 

la conjoncture, elle décida de le prendre chez elle.

 

Après concertation avec son époux, elle le baptisa Ming.

 

Dès qu'il fut sur pied, elle appliqua à la lettre les conseils du vétérinaire :  lui faire 

 

son premier vaccin et le stériliser. L'opération eut lieu la veille du départ de M. et

 

Mme V....aux sports d'hiver. Elle souhaitait partir l'esprit tranquille.

 

Le matin de leur départ, de très bonne heure, Ming était encore un peu endormi

 

par l'anesthésie. Mme de V...... l'enferma dans sa petite "chambre", lui laissa deux

 

grands saladiers d'eau, plusieurs bols remplis de croquettes, des bacs à litière ...

 

et partit tranquille.

 

A son retour, quinze jours plus tard, Ming avait disparu. Elle constata qu'il avait

 

très peu mangé. Elle fouilla tous les recoins de la maison, s'attendant plus ou

 

moins à le retrouver mort, l'appela cent fois, pas la moindre réponse, pas de trace

 

du chat.

 

Par où était-il sorti, cela resterait un mystère ...

 

 

 

 

 

                                    A    LA    REVOYURE . . .

 

 

                                                                                  DANS    MA    VOITURE . . .   

 

 

 

    

 

 

 

 

              

 

 

 

 

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 20:10

 

 

 

 

 

 

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                         VOICI     UNE     HISTOIRE     ENVOYEE     PAR     UNE     LECTRICE :

 

 

 

 

 

                         "  T'AS GRANDI AU COURS DES ANNEES 50, 60, 70 ... ?   

 

                                           COMMENT AS-TU PU SURVIVRE ?  "

 

 

 

" Les voitures n'avaient ni ceintures de sécurité, ni appuie-tête, ni air bag, ni GPS.

 

Les lits à barreaux et les jouets étaient peints avec des laques douteuses

 

contenant du plomb et autres poisons.

 

Il n'y avait pas de sécurité enfants sur les portes de voiture, ni sur les prises de

 

courant, encore moins sur les nettoyants chimiques domestiques.

 

Les parents les planquaient, c'est tout.

 

Il n'y avait pas de casque pour faire du vélo.On buvait à même le tuyau

 

d'arrosage et pas des eaux minérales en bouteilles stériles.

 

On osait aller jouer ...

 

Fallait juste rentrer à la maison avant la nuit.

  

 Il n'y avait pas de portables et personne ne savait où on traînait ...

 

Incroyable ...

 

Nous avions école jusqu'à midi et on rentrait manger à la maison à pied.

 

Eraflures, bras cassés, dents briséees, coudes écorchés, personne ne se

 

serait plaint, personne n'avait tort si ce n'était nous-mêmes.

 

On avalait des sucreries, du pain beurré, des boissons riches en sucre ...

 

On ne parlait pas d'obésité, nous étions actifs.

 

On se partageait à quatre une limonade au goulot, nul n'en est mort.

 

Pas de Play Station, Nintendo 64, Face Book, Twitter, Home Cinema, Wifi,

 

ADSL, Triple Play, Ipod, TV 150 chaînes, portables, ordinateurs, "chats" sur

 

Internet ...

 

 

                                        SEULEMENT DES COPAINS ...

 

 

A pied, à vélo, on allait chez les copains, même s'ils habitaient à des kms ...

 

On entrait sans frapper et on allait faire les c ...

 

Si, si ! Dehors, et tout ça sans surveillance ! Pas possible !

 

On jouait au foot avec une seule cage, et si on perdait, pas de frustration ni de

 

"fin du monde".

 

Il y avait bien des élèves un peu en retard qui redoublaient. Baahh ... Personne

 

n'allait chez le psychologue ou le psychopédagogue.

 

On ne parlait pas de problèmes de concentration ou d'hyperactifs.

 

On redoublait simplement l'année et chacun avait sa chance.

 

Nous avions : -- Libertés

 

                         -- Revers

 

                         -- Succès

 

                         -- Devoirs ...

 

                                                          ... Et on apprenait à faire avec.

 

 

 

LA SEULE VRAIE QUESTION : COMMENT AVONS-NOUS FAIT POUR SURVIVRE ? ? ?

 

ET AVANT TOUT :

 

COMMENT AVONS NOUS PU DEVELOPPER NOTRE PERSONNALITE ? ? ?  " 

 

 

 

            

 

 

                  UN GRAND MERCI A VIKKI DE NOUS AVOIR ENVOYE  CE TEXTE !

 

 

 

 

 

                                                 A     BIENTÔT   . . .

 

 

 

 

 

                                                                                 DANS L'HELICO . . . 

                                 

 

     

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:31

    

                                                              

                               link                                 V O I C I       L A       S U I T E  . . .

                                       

 

      

 

 

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--   Comment ça la meilleure ? dit Cacao .

 

--   Mon après-midi avec la mamie.

 

Prunie L'Aventurière ménageait ses effets et semblait très satisfaite.

 

--   J'y suis allée pour l'aider à préparer le dîner et mettre la table.

 

Le papi a tué deux sangliers, ce soir c'est ripaille. Ils ont invité la fille, le gendre,

 

le petit-fils, tous deux chasseurs, la petite-belle-fille, comme ils disent, et le bébé,

 

leur arrière petit-fils, qui a sept mois, et s'appelle Jules ...        

 

-- Oui, oui, dit Cacao, les vieux prénoms reviennent à la mode. Ils n'étaient pas

 

obligés de choisir Jules quand même...

 

-- Tu vois que ce prénom est facile à retenir ! Ecoute la suite.

 

Le sanglier sera cuisiné par sa fille, la mamie en est incapable dans son état, et

 

moi je ne cuisine pas le gibier. Je devais juste présenter les entrées et faire un

 

gâteau.

 

Ce que j'ai fait sans problème. Je la laisse m'aider, je mesure la farine, elle

 

casse les oeufs comme elle peut, je nettoie, ça fait rien, et elle touille.

 

Ca la rééduque. Bref, le gâteau était au four ... Sais-tu que si j'ai le malheur d'ouvrir

 

la porte du four, pour contrôler la cuisson, elle crie !

 

-- Mais pourquoi ?

 

-- A cause de sa maladie... Et je dois faire très attention, car quand elle crie, le papi

 

sort de la véranda, fou furieux, en demandant ce que je lui ai fait ...

 

Il ne peut pas admettre qu'elle crie pour rien ...

 

Donc le gâteau cuisait ... Et j'ai commencé à mettre la table. Elle sait m'aider

 

depuis que j'ai eu l'idée de lui dessiner une assiette, un verre, et les couverts en

 

bonne position. Parce qu'avant, elle savait compter les convives, prendre le

 

nombre de verres nécessaires, etc ... mais plus les placer ?

 

-- Comment, plus les placer ?

 

-- Depuis son accident, elle est désorientée. Elle met tout n'importe comment sur

 

la table. Mais avec mon dessin, ça va mieux, elle réussit à reproduire le modèle.

 

Sauf qu'elle oublie de changer de côté de table et donc de tourner le dessin.

 

Le côté opposé est donc mis à l'envers, ce qui fait que les verres se retrouvent

 

au bord de la table, et les couverts piquent vers l'extérieur.

 

Dès que j'essaie d'arranger la chose discrètement, elle crie, le vieux sort de la

 

véranda, fou furieux ... et ainsi de suite ...

 

Comme il est bourré, il ne comprend rien à mes explications, la mémé crie de

 

plus belle ... et heureusement que moi je ne perds pas les pédales ... je me rends

 

compte qu'il est moins une avant que le gâteau ne brûle...

  

Vite, je le sors du four, ce qui la fait crier un peu plus, puisque j'ouvre la porte.

 

Mais ouf ! En voyant le gâteau, elle est fascinée, sauf que je dois l'empêcher d'en

 

manger tout de suite, puisqu'il y a des invités, et surtout qu'il est brûlant.

 

Quand le vieux la voit faire, essayer de le manger illico, il tourne les talons et

 

repart dans sa véranda astiquer ses fusils. Parce que là, il ne sait plus quoi dire.

 

... Il comprend quand même qu'elle a, comme on dit chez moi, un sacré

 

"pet au casque".

 

( Cacao réalisa que P.L'A., quel que soit son pays d'origine, ne venait décidemment

 

pas de L.A... Parce qu'elle était sûre qu'en anglais "pet" ne voulait pas du tout dire

 

la même chose.)

 

-- Donc, reprit Prunie L'Aventurière, le vieux s'était décidé à nous laisser en paix.

 

Tout serait bientôt près, et je pourrais enfin partir !

 

Il ne manquait que les serviettes et les chaises. La mamie recompta : moi, mon

 

mari, ma fille, mon gendre, mon petit fils, ma petite belle-fille, ça fait six.

 

Elle avait déjà compté à chaque fois pour les assiettes, les verres, etc... Elle

 

prend six serviettes, je la laisse faire, elle ne risquait pas de les casser ..

 

Et hop ! Sans sommation, elle se met à crier : Le petit ! Le petit ! On a oublié le

 

petit !

 

Là, le vieux sort, fou furieux etc ...

 

Elle continue son monologue : comment il s'appelle déjà ce petit ?

 

... Donc, ça tourne au dialogue (de sourds) puisque le pépé se met à lui hurler

 

dessus : Jules, il s'appelle Jules ! Bon sang de bonsoir on te l'a dit cinquante fois,

 

c'est pas compliqué quand même ...et zou ! le voilà retourné dans sa véranda ...

 

Elle veut à toute force mettre un septième couvert. Je lui affirme que ce n'est pas 

 

la peine, qu'elle sait bien que le petit mange sur sa chaise haute, dans sa petite

 

assiette, des choses moulinées.

 

Elle reconnaît que j'ai raison. Ouf !

 

Et elle se met en devoir d'aller chercher deux chaises supplémentaires dans le

 

couloir. Puisqu'il n'y en a que quatre autour de la table de la salle à manger, ce 

 

qu'elle a soigneusement vérifié en les comptant deux fois, une par une. C'est vrai

 

qu'elle me fait pitié, elle fait beaucoup d'efforts malgré tout...

 

Hop ! Elle traîne la première chaise, ce n'est pas facile pour elle, car elle a un côté

 

un peu paralysé...  Elle repart chercher la seconde, je la laisse faire, vu qu'elle a

 

refusé mon aide. Elle la place, je me dis que je vais enfin pouvoir partir ...

 

... Et là, elle se met à crier : Le petit ! le petit ! On a oublié le petit ! Comment il 

 

s'appelle déjà ce petit ?

 

... Le vieux arrive, fou furieux, et moi, comme je n'en pouvais plus, je me mets à

 

hurler plus fort qu'eux : Mais enfin, le petit, il a sept mois, il va pas manger du

 

sanglier à table, il s'appelle pas Obélix !

 

Alors là, fascinée, le regard soulagé par ce mot évident et familier, elle cesse de

 

crier, et me dit très gentiment, avec reconnaissance :

 

-- Vous avez raison ! Obélix ! Il s'appelle Obélix !

 

... Le vieux, qui n'arrive plus du tout à suivre, retourne dans sa véranda. Moi, je dis

 

au revoir à la mamie, et depuis je me fais du souci ...

 

-- Mais pourquoi donc, demande Cacao !

 

-- Parce que j'ai peur qu'elle se souvienne. Et qu'au cours du repas elle appelle

 

le petit Obélix devant tout le monde. Si on lui demande pourquoi, elle répondra

 

que c'est moi qui lui ai dit qu'il s'appelait comme ça ... Comme il est assez gros,

 

la fille et la petite belle-fille sont capables de me faire virer. Et moi j'ai besoin de

 

ce travail, même s'il n'est pas tous les jours rigolo ...

 

-- Ne t'inquiète pas, dit Cacao, entre deux crises de rire, comment veux-tu qu'elle

 

s'en rappelle trois heures plus tard !

 

... Prunie L'Aventurière aurait bien voulu la croire, et rire vraiment de bon coeur

 

avec elle ... 

 

 

 

 

   

                    A          BIENTÔT   . . . 

 

 

 

 

                                                       SUR           MON     (petit)     VELO . . .

 

 

 

 

                                                                                                                    (dans la tête...) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 19:25

 

 

 

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 Toc ! Toc ! Toc ! On frappe chez Cacao ! Qui cela peut-il bien être ?

 

--  Tiens ! Prunie L'Aventurière ! Enfin Vendredi Soir ! Tu es sans doute bien

 

fatiguée !

 

--  Oh oui ! Surtout les jambes !  Mais je suis passée quand même te raconter

 

une petite anecdote ...

 

Tu sais que je travaille un peu chez la famille "Affreux, sales et méchants" depuis

 

que la mamie a eu un accident vasculaire cérébral, à force de se boucher les

 

carotides avec de la graisse et de la gnôle ...

 

Le papi lui, il tient le coup, pourtant il fait "chabrot" 4 ou 5 fois, il boit donc bien

 

plus de pinard que de soupe. Lorsque je vais remplir la bouteille au jerrycan en

 

plastique, je trouve le sol toujours plein de vinasse. Ca prouve qu'il recharge

 

son litron en mon absence, parce que moi, si par hasard j'en renverse, je nettoie ...

 

Enfin, passons ... tu connais le bonhomme. Il passe sa semaine à nettoyer et

 

graisser son fusil dans la véranda et le dimanche, il va à la chasse avec ses

 

potes, complètement bourré. Il a déjà eu deux accidents en coupant la Nationale

 

sans s'arrêter. Ils font comme ça, les chasseurs, ils se suivent, et ils foncent !

 

Cacao connaissait les gaziers, tous les dimanches de chasse ouverte, à la tombée

 

de la nuit, ils passaient en cohorte, à fond les manettes sur Le Petit Chemin

 

devant sa maison. Lorsque Maurice tardait à rentrer, même si elle l'appelait

 

longtemps en tapant la cuillère contre son bol, elle prenait la lampe électrique

 

pour aller voir s'il n'était pas en marmelade sur Le Petit Chemin ...

 

En plus, dit Prunie, pour ces deux accidents, il y a eu des blessés. La dernière fois,

 

c'était une dame qui, pour l'éviter, était montée sur la glissière de sécurité.

 

La voiture était en équilibre sur deux roues, les témoins lui criaient de ne pas

 

bouger, d'attendre les pompiers, de peur qu'elle ne bascule.

 

Langue De Vipère, qui revenait du Thé Dansant avec Gigi La Vamp, m'a dit que la

 

pauvre dame était terrorisée. Elle a eu le volant enfoncé dans l'estomac, et a porté

 

une minerve plusieurs semaines.

 

 Et c'est à elle que les gendarmes ont fait l'alcootest avant qu'on ne l'embarque

 

pour l'hôpital ! Le pépé faisait le malheureux en disant qu'elle roulait trop vite et

 

lui avait coupé la route. Et tu sais quoi, comme il ne pouvait plus se retenir, il a fait

 

pipi contre sa voiture,  devant eux, en se tournant juste un peu !

 

Tout le monde l'a vu faire ! L.D.V. était outrée !

 

Mais ce n'est pas pour ça que je suis passée. J'en ai une meilleure à te raconter !

 

Tu vas bien rire ... même si ça me fait faire un peu de souci ...

 

 

 

 

 

 

 

                     A          TRES          VITE     . . .

 

 

 

 

                                                                                       LA          SUITE     . . .

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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