Les filles sont bien partout.
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.Mais on entend parfois, comme une morne plainte,Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.De son morne regard elle parcourt la terre,Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,Aux étranges reflets de la clarté blafarde.Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !Un vent glacé frissonne et court par les allées ;Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.Dans les grands arbres nus que couvre le verglasIls sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;De leur œil inquiet ils regardent la neige,Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.République des lettres, 20 juin 1876
Je vous souhaite une année 2012 pleine de santé, de bonheur, de réussite
dans vos projets, et de satisfactions dans tous les domaines. Que la vie
soit douce pour vous et les vôtres, et que vos rêves secrets se réalisent !
Au gui l'an neuf !
On offre du gui le jour de l’an pour souhaiter une bonne année. C’est une façon d’allier l’utile à l’agréable
puisque le gui fait partie de la liste des plantes nuisibles dont la destruction peut faire l’objet d’arrêtés
Tradition : Le gui est, en Europe, une plante traditionnelle, avec le houx, des fêtes de Noël et de nouvel An.
Il est en effet de tradition, à cette époque de l’année où il abonde, de s’embrasser sous une branche de gui
pour se souhaiter prospérité et longue vie. Cette tradition remonte au Moyen Age où l'on offrait du gui
avec comme souhait « Au gui l’an neuf » qui fut changé au début du 20ème siècle en « Bonne et heureuse
année ».
Qui plus est, une branche de gui porte bonheur d’où l’intérêt de bien la conserver avec ses baies. Pour cela, il
est conseillé de couper et peler l’extrémité de la branche (ou des branches), et de la mettre dans un fond
d’eau à renouveler de temps en temps.
Carte d’identité : Le gui est un arbrisseau de la famille des Loranthacées. Le plus commun est le gui blanc
d’Europe dit « Viscum album mali ».
Il existe aussi le gui du pin et celui du sapin. Le gui se met en boule vert-jaune, accroché à l’arbre hôte par
un suçoir. Sa floraison a lieu en mars-avril et ses fruits murissent en août et décembre sous forme de baies
inflorescentes. Ses arbres préférés sont les peupliers, les pommiers, les trembles, les aubépines, les saules,
les robiniers, les tilleuls, les poiriers, les noisetiers et les cerisiers, les pins et les sapins.
Le gui des chênes et des ormes est plus rare et donc considéré comme sacré. Certes c’est un parasite qui lui
vaut d’être classé dans la liste des plantes dont le préfet peut prendre un arrêté de destruction.
Mais il est aussi utile puisque ses baies nourrissent grives, mésanges, fauvettes en hiver.
Un peu d’histoire : Le gui était le symbole d’un des dieux des Grecs, Hermès, messager de l’Olympe et dieu
de la santé.En effet, le gui (ses feuilles et ses branchettes en infusion, teinture en sirop, extrait de fluide) est
réputé pour ses vertus anti-épileptiques, diurétiques, hypotenseurs, digestives, vasodilatateurs.
Du temps de nos ancêtres les Gaulois, les druides se rendaient en forêt couper le gui, de préférence des
chênes, le sixième jour de l’année celtique (début novembre)... en s’exclamant :
« que le blé germe » = « O Ghel an Heu », qui deviendra : « Au gui l’an neuf ».
Le gui était alors sacré pour les mêmes raisons que les Grecs anciens mais aussi parce qu’il chassait les
mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, assurait la fécondité des troupeaux. A cet effet, le
feuillage de gui servait de fourrage pour les animaux l’hiver, favorisant la lactation des vaches et des chèvres.
Les fruits du gui seront également utilisés, après macération, fermentation et cuisson, comme glu.
De la fenêtre de ma "nouvelle maison" pyrénéenne, je vois le Pic Du Midi
De Bigorre. On peut y passer la nuit. Alors pourquoi pas ce soir un réveillon
la tête dans les étoiles ? C'est ce que j'imaginerai en pensant à vous.
Bonne nuit de la Saint Sylvestre, et pas trop d'abus quand même !
Hautes-Pyrénées (65)
Une nuit la tête dans les étoiles ! Vous partez en téléphérique pour une fantastique aventure à 2 877m d'altitude.
Destination : l'Observatoire du Pic du Midi. La soirée s'annonce exceptionnelle : dîner GASTRONOMIQUE,
observation des étoiles avec un animateur professionnel et nuit au sommet. Qui pourrait dire à ce moment-là,
que l'apothéose reste à venir... et pourtant, c'est au réveil qu'un lever de soleil unique sur un panorama
inoubliable apportera une sublime note finale à cette escapade.
Le téléphérique du Pic du Midi vous embarque depuis La Mongie (1800m), pour un voyage spectaculaire,
jusqu'au sommet, à 2 877 mètres d'altitude, où les 600 m² de terrasses aménagées vous offrent une vue à
360° sur la chaîne des Pyrénées, les grandes plaines du Sud-Ouest et les contreforts du Massif Central.
Le spectacle est unique, le panorama exceptionnel. Mais le Pic du Midi se vante aussi d'abriter un observatoire
précieux pour les scientifiques, et l'espace muséographique le plus haut d'Europe, qui retrace, avec passion,
l'épopée humaine de la construction de ce site exceptionnel.
Le Pic du Midi de Bigorre :
L'Observatoire du Pic du Midi est situé à une altitude
de 2876 mètres. Il est
difficile à atteindre et la vie y a toujours été difficile. Son histoire, qui débute en
1878 aves la pause de la première pierre, est une leçon de courage. C'est aussi
une leçon de créativité car les astronomes ont su tiré parti des remarquables
qualités du site de bien des façons, pour étudier les planètes et, plus tard, pour
préparer les missions Apollo. Ils ont aussi invité des géophysiciens, des
botanistes et des cosmiciens à y mener des expériences. L'Observatoire est
devenu un centre de recherches pluridisciplinaires.
C'est par l'astronomie que l'Observatoire du Pic du Midi a acquis sa réputation
mondiale, par l'observation de la couronne solaire, la cartographie des surfaces
planétaires, la détermination de la période de rotation de Vénus, la préparation de
l'alunissage des missions Apollo. L'astronomie est encore à l'heure actuelle le
domaine d'investigation scientifique le plus important au Pic du Midi.
Cet Observatoire était à l'origine une station météorologique, et, au cours des ans,
il a été un lieu de recherches dans bien d'autres domaines scientifiques, le magnétisme terrestre, la
physique atmosphérique, la séismologie, la radioactivité naturelle, la glaciologie, les rayons cosmiques et,
dans une moindre mesure, la radioactivité artificielle, la physiologie et la recherche médicale.
La vie quotidienne au sommet du Pic était vraiment dure, à cause de l'altitude et
de l'isolement. Dans les années trente, un géophysicien du Pic, Hubert Garrigue,
avait coutume de dire qu'il vivait à six ou huit heures à pied de la France. La mise
en service du téléphérique en 1952 transforma complètement la vie quotidienne
au sommet. Avant, il fallait une profonde motivation pour y vivre en permanence,
aux dépens de la vie de famille et souvent de la santé. Le chauffage et les locaux
d'habitation étaient insuffisants, leur ventilation inadéquate, provoquant des
bronchites chroniques. La nourriture, à base de conserve et de viande salée, était
une autre cause de mauvaise santé.
Bien évidemment, tout ceci a bien changé. Le Pic a été ouvert aux visiteurs, et nombreux
furent ceux qui vinrent observer l’éclipse solaire en 1999.
Voilà une bonne chose de faite ! Trois broches ont finalement été
nécessaires pour rafistoler ce fichu poignet. Maintenant il faut attendre :
arrêt de travail jusqu'au 26/02, consultation et radio le 13/01.
Voici tout de même une petite anecdote amusante à vous raconter :
On entre dans le service orthopédie au même endroit que dans celui de la
pédiatrie, en traversant un grand hall.Dans ce vaste espace, au sol rutilant
et immaculé, se trouve un immense sapin, offert par l'oeuvre de J.M.
Bigard, "Les bouchons d'amour". L'arbre de Noël est habilement décoré
avec des bouchons de toutes tailles et couleurs. Au pied du sapin, des
cadeaux factices, joliment emballés, mettent dans une ambiance de fête.
En suivant la flèche, on se dirige donc, d'un bon pas et le coeur léger,
vers le couloir marqué "orthopédie", continuant d'admirer la propreté
luisante du sol.
Et là, juste sous le panneau "Orthopédie", on peut lire en rouge, sur un
grand écriteau posé par-terre : "Attention ! Sol glissant ! "
A Bientôt !
Bonjour les aminautes !
Pas encore Internet, mais de gentils voisins ! Suis impatiente de vous
retrouver, et d'avoir du temps chez moi pour répondre à tous vos
commentaires si sympathiques.Mais avant cela, jeudi matin à 7h30, deux
jolies petites broches sont programmées pour orner mon poignet, trop
dégarni à mon goût. Ce n'est rien du tout, je serai rentrée pour dîner.
Espérons qu'ils me mettront en étrennes, pour le Nouvel An, des broches
en diamant, ou mieux, en lapis-lazuli (car j'ai toujours adoré ce mot !)
Je vous dis donc . . . A Très Bientôt . . . A L'Hosto . . .
P O U R V O U S C E S Q U E L Q U E S F L E U R S