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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 19:12
 
 
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La galette des Rois est un gâteau célébrant l’Épiphanie et traditionnellement vendu et consommé quelques jours avant et après cette date.
La galette des Rois, dans sa version la plus commune en France, est une galette de pâte feuilletée, simplement dorée au four, qu’on mange accompagnée de confitures ; elle peut également être fourrée avec diverses préparations : frangipane, fruits, crèmes, chocolat… Mais on trouve aussi des galettes à base de pâte sablée dans l’ouest. Le gâteau des Rois est une brioche aux fruits confits.
 
 
 
   

COUTUME :   

 
  
La tradition veut qu’elle soit l’occasion de « tirer les rois » à l’Épiphanie : une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie. Dans le circuit commercial, dans la seconde moitié du XXe siècle, les boulangers fournissent avec la galette une couronne en papier doré à usage unique. Plus traditionnellement chaque famille réalise et conserve une ou plusieurs couronnes artisanales. Le bénéficiaire de la fève doit offrir la prochaine galette. C’est le plus jeune des convives, caché sous la table, qui décide de la distribution des parts.
Les gâteaux à fève n’étaient pas réservés exclusivement au jour des Rois. On en faisait lorsqu’on voulait donner aux repas une gaieté bruyante. Un poète du XIIIe siècle, racontant une partie de plaisir qu’il avait faite chez un seigneur qui leur donnait une généreuse hospitalité, parle d’un gâteau à fève pétri par la châtelaine : « Si nous fit un gastel à fève ». Les femmes récemment accouchées offraient, à leurs relevailles, un gâteau de cette espèce.
Dans sa Vie privée des Français, Legrand d’Aussy écrit, que, dès 1311, il est question de gâteaux feuilletés dans une charte de Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens. Souvent même, on payait les redevances seigneuriales avec un gâteau de ce genre. Ainsi, tous les ans, à Fontainebleau, le 1er mai, les officiers de la forêt s’assemblaient à un endroit appelé « la table du roi », et là, tous les officiers ou vassaux qui pouvaient prendre du bois dans la forêt et y faire paître leurs troupeaux, venaient rendre hommage et payer leurs redevances. Les nouveaux mariés de l’année, les habitants de certains quartiers de la ville et ceux d’une paroisse entière ne devaient tous qu’un gâteau. De même, lorsque le roi faisait son entrée dans leur ville, les bourgeois d’Amiens étaient tenus de lui présenter un gâteau.

ORIGINE :

 
Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service (d’où l’usage toujours vivant de « tirer les rois »). Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, il était d’usage de tirer au sort la royauté. Étienne Pasquier a décrit dans ses Recherches de la France les cérémonies qui s’observaient en cette occasion : « Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie encore qu’il soit moindre en autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser. »
C’est cet usage qui est passé jusqu’à nous. On en retrouve la trace non seulement dans le rituel de la galette des Rois, mais aussi dans la fête des Fous médiévale et des « rois et reines » des carnavals actuels.
 
HISTOIRE : 
 
 
 
Jadis, l’usage voulait que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre » était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis. Au Moyen Âge, les grands nommaient quelquefois le roi du festin, dont on s’amusait pendant le repas. L’auteur de la vie du duc Louis II de Bourbon, voulant montrer quelle était la piété de ce prince, remarque que, le jour des Rois, il faisait roi un enfant de huit ans, le plus pauvre que l’on trouvât en toute la ville. Il le revêtait d’habits royaux, et lui donnait ses propres officiers pour le servir. Le lendemain, l’enfant mangeait encore à la table du duc, puis venait son maitre d’hôtel qui faisait la quête pour le pauvre roi. Le duc de Bourbon lui donnait communément quarante livres et tous les chevaliers de la cour chacun un franc, et les écuyers chacun un demi-franc. La somme montait à près de cent francs que l’on donnait au père et à la mère pour que leur enfant fût élevé à l’école. Le royaume de France se partageait alors en langue d'oc où l’on fabriquait toujours un gâteau des rois (la recette de la pâte variant suivant les régions : flamusse de Bresse, patissous du Périgord, coque des rois ariégeoise, Royaume des cévennes, garfou du Béarn, goumeau de Franche Comté, etc.) et langue d'oïl où l’on préparait dès le XVe siècle un dessert de pâte sablée fourré de crème d’amandes qui devient plus tard une pâte levée à la levure de bière nommée gorenflot.
On tirait le gâteau des Rois même à la table de Louis XIV. Dans ses Mémoires, Françoise de Motteville écrit, à l’année 1648, que : « Ce soir, la reine nous fit l’honneur de nous faire apporter un gâteau à Mme de Brégy, à ma sœur et à moi ; nous le séparâmes avec elle. Nous bûmes à sa santé avec de l’hippocras qu’elle nous fit apporter. » Un autre passage des mêmes Mémoires atteste que, suivant un usage qui s’observe encore dans quelques provinces, on réservait pour la Vierge une part qu’on distribuait ensuite aux pauvres. « Pour divertir le roi, écrit Françoise de Motteville à l’année 1649, la reine voulut séparer un gâteau et nous fit l’honneur de nous y faire prendre part avec le roi et elle. Nous la fîmes la reine de la fève, parce que la fève s’était trouvée dans la part de la Vierge. Elle commanda qu’on nous apportât une bouteille d’hippocras, dont nous bûmes devant elle, et nous la forçâmes d’en boire un peu. Nous voulûmes satisfaire aux extravagantes folies de ce jour, et nous criâmes : La reine boit ! » Avant Louis XIV, les grandes dames qui tiraient la fève devenaient reines de France d’un jour et pouvaient demander au roi un vœu dit « grâces et gentillesses » mais « le Roi Soleil » abolit cette coutume.
Louis XIV conserva toujours l’usage du gâteau des Rois, même à une époque où sa cour était soumise à une rigoureuse étiquette. Le Mercure galant de janvier 1684 décrit la salle comme ayant cinq tables : une pour les princes et seigneurs, et quatre pour les dames. La première table était tenue par le roi, la seconde par le dauphin. On tira la fève à toutes les cinq. Le grand écuyer fut roi à la table des hommes; aux quatre tables des femmes, la reine fut une femme. Alors le roi et la reine se choisirent des ministres, chacun dans leur petit royaume, et nommèrent des ambassadrices ou ambassadeurs pour aller féliciter les puissances voisines et leur proposer des alliances et des traités. Louis XIV accompagna l’ambassadrice députée par la reine. Il porta la parole pour elle, et, après un compliment gracieux au grand écuyer, il lui demanda sa protection que celui-ci lui promit, en ajoutant que, s’il n’avait point une fortune faite, il méritait qu’on la lui fit. La députation se rendit ensuite aux autres tables, et successivement les députés de celles-ci vinrent de même à celle de Sa Majesté. Quelques-uns même d’entre eux, hommes et femmes, mirent dans leurs discours et dans leurs propositions d’alliance tant de finesse et d’esprit, des allusions si heureuses, des plaisanteries si adroites, que ce fut pour l’assemblée un véritable divertissement. En un mot, le roi s’en amusa tellement, qu’il voulut le recommencer encore la semaine suivante. Cette fois-ci, ce fut à lui qu’échut la fève du gâteau de sa table, et par lui en conséquence que commencèrent les compliments de félicitation. Une princesse, une de ses filles naturelles, connue dans l’histoire de ce temps-là par quelques étourderies, ayant envoyé lui demander sa protection pour tous les évènements fâcheux qui pourraient lui arriver pendant sa vie. « Je la lui promets, répondit-il, pourvu qu’elle ne se les attire pas. » Cette réponse fit dire à un courtisan que ce roi-là ne parlait pas en roi de la fève. À la table des hommes, on fit un personnage de carnaval qu’on promena par la salle en chantant une chanson burlesque. La galette proprement dite (pâte feuilletée plus crème frangipane) apparut au XVIIe siècle, Anne d’Autriche et son jeune fils Louis XIV en partagèrent une la veille de l’épiphanie de 1650.
 
 
En 1711, le Parlement délibéra, à cause de la famine, de le proscrire afin que la farine, trop rare, soit uniquement employée à faire du pain. Au commencement du XVIIIe siècle, les boulangers envoyaient ordinairement un gâteau des Rois à leurs pratiques. Les pâtissiers réclamèrent contre cet usage et intentèrent même un procès aux boulangers comme usurpant leurs droits. Sur leur requête, le parlement rendit, en 1713 et 1717, des arrêts qui interdisaient aux boulangers de faire et de donner, à l’avenir, aucune espèce de pâtisserie, d’employer du beurre et des œufs dans leur pâte, et même de dorer leur pain avec des œufs. La défense n’eut d’effet que pour Paris et l’usage prohibé continua d’exister dans la plupart des provinces. Quand vint la Révolution, le nom même de « gâteau des Rois » fut un danger et Manuel, du haut de la tribune de la Convention, tenta sans succès d’obtenir l’interdiction du gâteau des Rois (son nom fut même un temps remplacé par la galette de l’égalité), mais la galette triompha du tribun. Peu après, un arrêté de la Commune ayant changé le jour des Rois en « jour des sans-culottes », le gâteau n’eut plus sa raison d’être, mais cette disparition ne fut que momentanée car il reparut bientôt sur toutes les tables familiales dès que la conjoncture le permit.

LA FEVE :

 
 
À la fin du XVIIIe siècle, des fèves en porcelaine apparurent, représentant l’enfant Jésus en porcelaine. Sous la Révolution, on remplaça l’enfant Jésus par un bonnet phrygien. Les graines de fève furent systématiquement remplacées en 1870 par des figurines en porcelaine ou – plus récemment – en plastique. De nos jours, si on trouve toujours de vraies fèves, il existe une multitude de fèves fantaisie qui font le bonheur de collectionneurs : la collection de ces petits objets se nomme la favophilie
 
 
 
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 11:39
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Contre vents acres et marées noires,
 
Destructrices ou provocantes 
 
Des êtres simples, forts et tranquilles 
 
Irradient le monde en rose        6328108372_8a99f012b0.jpg
 
"Anges purs, anges radieux ?"
 
Ou  caractères lumineux . . .
 
Ils savent arranger les choses
 
Sur un ton doux, clair et facile
 
Paroles tendres et apaisantes
 
Pour à la vie nous refaire croire.
 
 
 
                                          Cacao, Janvier 2012
 
 
 
OUI, PARFOIS UN "ANGE" PASSE . . .
 
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Présence, charme, amour, bonté
 
Douceur, tendresse, force, rigueur
 
Mystère, secrets, magie, clarté
 
Simplicité, force et douceur
 
Caresses, tendresse, douce folie
 
Amitié, art, création pure
 
Curiosité et aventure
 
Ils font notre vie plus jolie.
 
 
 
                                          Cacao, Janvier 2012.
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
  
 
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:40
 
 
Pour tous ceux qui les aiment, voici des nouvelles de mes trois bêtes, à
 
l'attention particulière de l'amie Tipanda, dont je vous invite à visiter le
 
blog. Vous ne le regretterez pas !             link
 
 
                                                                                                       Bêtes 11 Juin 012    
Bêtes 11 Juin 011                                                                                                                       Les filles sont bien partout.
        Maurice s'adapte doucement.
 
   maison + moulin 004
                                                                                                                         
                                                Devant son nouveau logis, Marcella bronze.
 
 
-- Bonjour Cacao !
 
-- Prunie L'Aventurière ! Comme c'est gentil de me téléphoner !
 
-- Je voulais prendre de tes nouvelles, et savoir comment ton chat et tes chiennes
 
   s'adaptaient dans leur nouvelle maison.
 
-- Beaucoup mieux que je ne l'aurais pensé, Prunie, j'avais des craintes, surtout
 
   pour  Maurice. Jr savais que pour les chiens, l'important, c'est leur maître
 
   ou leur maîtresse, ils les suivent partout. Mais les chats sont avant tout attachés
 
   à leur maison et leur territoire.
 
-- Oui, et justement, je me faisais du souci pour Maurice.
 
-- Moi aussi, au début, surtout pendant les trois premières nuits, qui ont été
 
   mauvaises. Il a eu, comme souvent, des difficultés à faire pipi, sans doute à
 
   cause de petits calculs. Il grattait, grattait, et gémissait. Je l'entourais d'une
 
   grande serviette, le tenais de mon mieux avec mon bras "patraque", et de
 
   l'autre main,  comme j'avais vu le vétérinaire le faire, je lui appuyais
 
   doucement sur la vessie. La troisième nuit, il a enfin fait un gros pipi, au lieu
 
   de quelques gouttes. Depuis, je lui ai acheté du "Spasfon", comme pour les gens,
 
   car le petit pharmacien local n'avait pas de "Spasmoglucynol" pour chat.
 
   J'y étais allée en stop, alors j'ai pris ce qu'il  avait ! C'est effervescent, je le
 
   dissous, et lui en donne très peu, avec une pipette.
 
   Le pharmacien m'a affirmé que je pouvais le faire, qu'on en donnait même aux
 
   bébés. Et il m'a donné l'adresse de deux très bons vétérinaires, à une quinzaine
 
   de kms. Si nécessaire, je l'emmenerai en taxi, ou l'homme de l'art se déplacera.
 
  Mais, évidemment, dès que j'ai su tout cela, Monsieur Maurice s'est remis à aller
 
   très bien ! Il rentre, sort, fait toutes ses petites commissions dehors, se promène,
 
   ou dort avec ses "soeurs" au soleil, dans le jardin, contre le mur ou une haie.
 
   Et puis, il a toujours bu, et mangé de bon appêtit, preuve que ce n'était pas plus
 
   grave que d'habitude.
 
-- Bon, me voilà rassurée ! Et Marcella et Sloopy ?
 
-- Elles vont très bien ! Aucun problème d'adaptation. Du moment qu'elles
 
   peuvent  courir les prés, et voir des moutons, elles ne sont pas dépaysées !
 
   Il y a deux jours,  Mademoiselle Sloopy a fait ce qu'elle adore faire : rouler sa
 
   tête et son collier  dans la crotte (et je suis polie) de mouton. Obligée de la
 
   laver d'un bras !
 
  Heureusement, même si elle n'est que croisée, comme tout bon "Labrador", elle
 
  aime l'eau, et se laisse faire volontiers. Tu vois qu'elle n'a pas changé ! Et    
 
  Marcella est toujours aussi calme et placide. Elle rentre son "troupeau", comme
  
  toujours,  c'est à dire Maurice, Sloopy, et moi-même, puis, son devoir
 
  de border-colley  accompli, passe la porte d'entrée la dernière, et vérifie que je la
 
  ferme bien !
 
-- Bon, Cacao, je suis ravie de ces bonnes nouvelles ! Compte sur moi pour venir
 
    vous voir le plus vite possible. A très bientôt donc !
 
-- Merci, Prunie, d'avoir appelé. Je t'attends... Au revoir !  
 
 
 
 
  animaux domestiques
   
 
 
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:41
 
 
 
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CET AMOUR
 
Cet amour                                      5402248191_1d6be18727.jpg
 
Si violent
 
Si fragile
 
Si tendre
 
Si désespéré
 
Cet amour
 
Beau comme le jour
 
Et mauvais comme le temps
 
Quand le temps est mauvais
 
Cet amour si vrai
 
Cet amour si beau
 
Si heureux
 
Si joyeux                                                                            
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Et si dérisoire
 
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
 
Et si sûr de lui
 
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
                                                                                       
Cet amour qu faisait peur aux autres
 
Qui les faisait parler
 
Qui les faisait blêmir
 
Cet amour guetté
 
Parce que nous le guettions
 
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
 
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
 
Cet amour tout entier
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Si vivant encore
 
Et tout ensoleillé
 
C’est le tien
 
C’est le mien
 
Celui qui a été
 
Cette chose toujours nouvelle
 
Et qui n’a pas changé
 
Aussi vrai qu’une plante
 
Aussi tremblante qu’un oiseau
 
Aussi chaude aussi vivante que l’été
 
Nous pouvons tous les deux
 
Aller et revenir                                                                            122446370_7dc7050c6a.jpg
 
Nous pouvons oublier
 
Et puis nous rendormir
 
Nous réveiller souffrir vieillir
 
Nous endormir encore
 
Rêver à la mort,
 
Nous éveiller sourire et rire
 
Et rajeunir
 
Notre amour reste là
 
Têtu comme une bourrique
 
Vivant comme le désir
 
Cruel comme la mémoire                                                            
 
Bête comme les regrets                                       4628977539_c14aa3ffcf.jpg
 
Tendre comme le souvenir
 
Froid comme le marbre
 
Beau comme le jour
 
Fragile comme un enfant
 
Il nous regarde en souriant
 
Et il nous parle sans rien dire
 
Et moi je l’écoute en tremblant
 
Et je crie
 
Je crie pour toi
 
Je crie pour moi
 
Je te supplie
 
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
 
Et qui se sont aimés                                                 702017069_67b9550758.jpg
 
Oui je lui crie
 
Pour toi pour moi et pour tous les autres
 
Que je ne connais pas
 
Reste là
 
Lá où tu es
 
Lá où tu étais autrefois
 
Reste là
 
Ne bouge pas
 
Ne t’en va pas
 
Nous qui nous sommes aimés
 
Nous t’avons oublié                                                                   2634719995_af805dc6ac.jpg
 
Toi ne nous oublie pas
 
Nous n’avions que toi sur la terre
 
Ne nous laisse pas devenir froids
 
Beaucoup plus loin toujours
 
Et n’importe où
 
Donne-nous signe de vie
 
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
 
Dans la forêt de la mémoire
 
Surgis soudain
 
Tends-nous la main
 
Et sauve-nous.
 
 
 
 
                                                                        Jacques Prévert   
 
 
 
 
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:42
 
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  Il ne faut surtout pas, le jour du solstice d’hiver, si l’on est seul, et loin de chez
  soi, traverser à pied des quartiers improbables. Marcher au hasard dans des
  lotissements calmes et coquets, très « middle class », en cherchant le petit
  bureau de poste du coin, pour y faire un changement d’adresse. Il ne faut pas
  non plus regarder les guirlandes clignotantes sur les façades, et les gros
  Pères Noël accrochés aux balcons ou aux cheminées.
  Il ne faut, bien sûr, en aucun cas se souvenir des temps d'autrefois, où le mot
  Noël ou fête avait un sens pour vous, et où ceux que vous aimiez étaient
  encore là, pour rire autour d'une table.
  Il faut seulement  marcher, droit, sans rien regarder autour, sans se retourner.
  Se dire "qu'en marchant vite, ça ira bien...".
  ... Puis, si l'on peut, et l'on finit toujours par pouvoir, il faut marcher en
  regardant loin.
  Loin vers l'avant. Et haut, très haut. Plus haut que la tristesse et le désespoir.
  Il ne faut surtout pas se dire que c'est impossible
 
 
                                               Cacao, Décembre 2011.
 
 
    " Je mets mon plus beau sourire, choisi, comme il convient
        Je m' dis qu'aujourd'hui tout ira bien... "
 
 
 
 
                                                                   
                                                                           William Sheller. 
 
 
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 14:48
 
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Nuit de neige
Guy de Maupassant  (Recueil "Des vers")
 
                                                                                                                          
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.                           
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
 
Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon                                                        
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
 
La lune est large et pâle et semble se hâter.                          
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.                                          
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.
 
Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
 
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
 
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur œil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.
 
 
                                                                              République des lettres, 20 juin 1876
 
 
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                                                                              Pieter Bruegel
 
 
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 14:49

 

 

 

Je vous souhaite une année 2012 pleine de santé, de bonheur, de réussite

 

dans vos projets, et de satisfactions dans tous les domaines. Que la vie

 

soit douce pour vous et les vôtres, et que vos rêves secrets se réalisent !

 

 

      gui

 

 

 

                                    Au gui l'an neuf !

 

 

 

 

On offre du gui le jour de l’an pour souhaiter une bonne année. C’est une façon d’allier l’utile à l’agréable

 

puisque le gui fait  partie de la liste des plantes nuisibles dont la destruction peut faire l’objet d’arrêtés

 

préfectoraux.

 

 

 

 

Tradition : Le gui est, en Europe, une plante traditionnelle, avec le houx, des fêtes de Noël et de nouvel An.

 

Il est en effet de tradition, à cette époque de l’année où il abonde, de s’embrasser sous une branche de gui

 

pour se souhaiter prospérité et longue vie. Cette tradition remonte au Moyen Age où l'on offrait du gui

 

avec comme souhait « Au gui l’an neuf » qui fut changé au début du 20ème siècle en « Bonne et heureuse

 

année ».

 

Qui plus est, une branche de gui porte bonheur d’où l’intérêt de bien la conserver avec ses baies. Pour cela, il

 

est conseillé de couper et peler l’extrémité de la branche (ou des branches), et de la mettre dans un fond

 

d’eau à  renouveler de temps en temps.

 

 

 

 

Carte d’identité : Le gui est un arbrisseau de la famille des Loranthacées. Le plus commun est le gui blanc

 

d’Europe dit « Viscum album mali ».

 

Il existe aussi le gui du pin et celui du sapin. Le gui se met en boule vert-jaune, accroché à l’arbre hôte par

 

un suçoir. Sa floraison a lieu en mars-avril et ses fruits murissent en août et décembre sous forme de baies

 

inflorescentes. Ses arbres préférés sont les peupliers, les pommiers, les trembles, les aubépines, les saules,

 

les robiniers, les tilleuls, les poiriers, les noisetiers et les cerisiers, les pins et les sapins.

 

Le gui des chênes et des ormes est plus rare et donc considéré comme sacré. Certes c’est un parasite qui lui

 

vaut d’être classé dans la liste des plantes dont le préfet peut prendre un arrêté de destruction.

 

Mais il est aussi utile puisque ses baies nourrissent grives, mésanges, fauvettes en hiver.

 

 

 

 

Un peu d’histoire : Le gui était le symbole d’un des dieux des Grecs, Hermès, messager de l’Olympe et dieu

 

de la santé.En effet, le gui (ses feuilles et ses branchettes en infusion, teinture en sirop, extrait de fluide) est

 

réputé pour ses vertus anti-épileptiques, diurétiques, hypotenseurs, digestives, vasodilatateurs.

 

Du temps de nos ancêtres les Gaulois, les druides se rendaient en forêt couper le gui, de préférence des

 

chênes, le sixième jour de l’année celtique (début novembre)... en s’exclamant :

 

 « que le blé germe » = « O Ghel an Heu », qui deviendra : « Au gui l’an neuf ».

 

Le gui était alors sacré pour les mêmes raisons que les Grecs anciens mais aussi parce qu’il chassait les

 

mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, assurait la fécondité des troupeaux. A cet effet, le

 

feuillage de gui servait de fourrage pour les animaux l’hiver, favorisant la lactation des vaches et des chèvres.

 

Les fruits du gui seront également utilisés, après macération, fermentation et cuisson, comme glu.

 

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 14:50

 

 

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De la fenêtre de ma "nouvelle maison" pyrénéenne, je vois le Pic Du Midi

De Bigorre. On peut y passer la nuit. Alors pourquoi pas ce soir un réveillon

la tête dans les étoiles ? C'est ce que j'imaginerai en pensant à vous.

Bonne nuit de la Saint Sylvestre, et pas trop d'abus quand même !

 

 

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Hautes-Pyrénées (65)

 

 

Une nuit la tête dans les étoiles ! Vous partez en téléphérique pour une fantastique aventure à 2 877m d'altitude.

 

Destination : l'Observatoire du Pic du Midi. La soirée s'annonce exceptionnelle : dîner GASTRONOMIQUE,

 

observation des étoiles avec un animateur professionnel et nuit au sommet. Qui pourrait dire à ce moment-là,

 

que l'apothéose reste à  venir... et pourtant, c'est au réveil qu'un lever de soleil unique sur un panorama

 

inoubliable apportera une sublime note finale à cette escapade.

 

Le téléphérique du Pic du Midi vous embarque depuis La Mongie (1800m), pour un voyage spectaculaire,

 

jusqu'au sommet, à 2 877 mètres d'altitude, où les 600 m² de terrasses aménagées vous offrent une vue à

 

360° sur la chaîne des Pyrénées, les grandes plaines du Sud-Ouest et les contreforts du Massif Central.

 

Le spectacle est unique, le panorama exceptionnel. Mais le Pic du Midi se vante aussi d'abriter un observatoire

 

précieux pour les scientifiques, et l'espace muséographique le plus haut d'Europe, qui retrace, avec passion,

 

l'épopée humaine de la construction de ce site exceptionnel.

 

 

 

 

 

Le Pic du Midi de Bigorre :

 

 

 

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L'Observatoire du Pic du Midi est situé à une altitude

de 2876 mètres. Il est

 

difficile à atteindre et la vie y a toujours été difficile. Son histoire, qui débute en

 

1878 aves la pause de la première pierre, est une leçon de courage. C'est aussi

 

une leçon de créativité car les astronomes ont su tiré parti des remarquables

 

qualités du site de bien des façons, pour étudier les planètes et, plus tard, pour

 

préparer les missions Apollo. Ils ont aussi invité des géophysiciens, des

 

botanistes et des cosmiciens à y mener des expériences. L'Observatoire est

 

devenu un centre de recherches pluridisciplinaires.

 

C'est par l'astronomie que l'Observatoire du Pic du Midi a acquis sa réputation

 

mondiale, par l'observation de la couronne solaire, la cartographie des surfaces

 

planétaires, la détermination de la période de rotation de Vénus, la préparation de

 

l'alunissage des missions Apollo. L'astronomie est encore à l'heure actuelle le

 

domaine d'investigation scientifique le plus important au Pic du Midi.

 

Cet Observatoire était à l'origine une station météorologique, et, au cours des ans,

 

il a été un lieu de recherches dans bien d'autres domaines scientifiques, le magnétisme terrestre, la

 

physique atmosphérique, la séismologie, la radioactivité naturelle, la glaciologie, les rayons cosmiques et,

 

dans une moindre mesure, la radioactivité artificielle, la physiologie et la recherche médicale.

 

La vie quotidienne au sommet du Pic était vraiment dure, à cause de l'altitude et

 

de l'isolement. Dans les années trente, un géophysicien du Pic, Hubert Garrigue,

 

avait coutume de dire qu'il vivait à six ou huit heures à pied de la France. La mise

 

en service du téléphérique en 1952 transforma complètement la vie quotidienne

 

au sommet. Avant, il fallait une profonde motivation pour y vivre en permanence,

 

aux dépens de la vie de famille et souvent de la santé. Le chauffage et les locaux

 

d'habitation étaient insuffisants, leur ventilation inadéquate, provoquant des

 

bronchites chroniques. La nourriture, à base de conserve et de viande salée, était

 

une autre cause de mauvaise santé.

 

Bien évidemment, tout ceci a bien changé. Le Pic a été ouvert aux visiteurs, et nombreux

 

furent ceux qui vinrent observer l’éclipse solaire en 1999.

 

   

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 14:53

 

 

 

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                  Voilà une bonne chose de faite ! Trois broches ont finalement été

 

nécessaires pour rafistoler ce fichu poignet. Maintenant il faut attendre :

 

arrêt de travail jusqu'au 26/02, consultation et radio le 13/01.

 

 Voici tout de même une petite anecdote amusante à vous raconter :

 

On entre dans le service orthopédie au même endroit que dans celui de la

 

pédiatrie, en traversant un grand hall.Dans ce vaste espace, au sol rutilant

 

et immaculé, se trouve un immense  sapin, offert par l'oeuvre de J.M.

 

Bigard,  "Les bouchons d'amour". L'arbre de Noël est habilement décoré

 

avec des  bouchons de toutes tailles et couleurs. Au pied du sapin, des

 

cadeaux  factices, joliment emballés, mettent dans une ambiance de fête.

 

En suivant la flèche, on se dirige donc, d'un bon pas et le coeur léger,

 

vers  le couloir marqué "orthopédie", continuant d'admirer la propreté

 

luisante  du sol.

 

Et là, juste sous le panneau "Orthopédie", on peut lire en rouge, sur un

 

 grand écriteau posé par-terre : "Attention ! Sol glissant ! "

 

 

                                                     A     Bientôt !

 

 

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 15:11

 

 

 

Bonjour les aminautes ! 

 

Pas encore Internet, mais de gentils voisins ! Suis impatiente de vous

 

retrouver, et d'avoir du temps chez moi pour répondre à tous vos

 

commentaires si sympathiques.Mais avant cela, jeudi matin à 7h30, deux

 

jolies petites broches sont programmées pour orner mon poignet, trop

 

dégarni à mon goût. Ce n'est rien du tout, je serai rentrée pour dîner.

 

Espérons qu'ils me mettront en étrennes, pour le Nouvel An, des broches

 

en diamant, ou mieux, en lapis-lazuli (car j'ai toujours adoré ce mot !)

 

Je vous dis donc . . . A Très Bientôt . . . A L'Hosto . . .     

 

 

 

 

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                                        P O U R     V O U S     C E S     Q U E L Q U E S     F L E U R S

 

 

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