

Une amie m'a envoyé ce texte. Je l'ai trouvé agréable...
- Bonjour Madame, comment puis-je vous aider ?
- Je voudrais installer le programme "AMOUR" sur mon ordinateur.
Pourriez-vous m'indiquer la procédure à suivre, S.V.P. ?
- Bien sûr ! Prête pour l'installation ?
- Oui, mais je n'y connais pas grand-chose en programmation. Par quoi
commence-t-on ?
- Ouvrir votre coeur est la première étape pour l'installation. Avez-vous
localisé votre coeur, Madame ?
- Oui, je l'ai trouvé. Mais il y a d'autres programmes qui fonctionnent
en même temps. puis-je continuer l'installation tout de même ?
- Voyons voir. quels autres programmes fonctionnent présentement dans
votre coeur ?
- Et bien, je vois "Blessures-du-passé. Exe", "Mauvaise-estime-de-soi.
Exe", "Rancune.doc" et "Colère.com".
- Pas de problème, Madame. L'installation de votre programme "Amour"
effacera graduellement les "Blessures du passé" de votre système. De plus
durant l'installation, le programme "Amour" remplacera "Mauvaise estime de
soi" par son propre programme intégré " Meilleure estime de soi ".
Par contre, vous devez absolument fermer vos fichiers "Rancune" et
"Colère", car ceux-ci empêcheraient votre programme "Amour" de
fonctionnner correctement.
- D'accord, mais comment les fermer ?
- Allez dans votre menu principal et trouvez le programme "Pardonner".
Démarrez-le, et faites-lui faire le ménage au complet du système.
Vérifiez qu'il enlève complètement "Rancune" et "Colère".
- D'accord. C'est fait. Hey ! L'installation du programme "Amour" a
démarré !
- Oui, il est programmé pour s'installer aussitôt que "Rancune" et "Colère"
ont été supprimées du système.Avez-vous un message vous demandant si
vous voulez installer "Amour pour la vie" dans votre système ?
- Oui, je l'ai reçu. Et j'ai répondu oui.
- Est-il bien installé maintenant ?
- Oui.
- Souvenez vous que ce programme "Amour" est une version partagée. Vous
devrez vous connecter à d'autres coeurs pour des mises à jour essentielles
à son bon fonctionnement.
- Oups ! Je viens de recevoir un message d'erreur, déjà !
- Que dit ce message, Madame ?
- "ERROR 142, PROGRAM NOT RUNNING ON INTERNAL
COMPONENTS". Qu'est-ce que ça veut dire ?
- C'est un problème que l'on voit souvent lors de la première installation.
- Que dois-je faire, alors ?
- Regardez dans votre menu principal. Cochez les cases "S'accepter soi-
même", "Se pardonner", "S'auto-féliciter" et "Connaître ses limites".
Supprimez les options "S'auto-critiquer" et "Se renfermer sur soi-même".
- C'est fait ! Tiens ! De nouveaux fichiers viennent d'apparaître :
"Sourire.jpg" vient de s'ouvrir, "Bonheur.mpg" se met à jouer et le
programme "Paix-intérieure.Exe" vient de démarrer. Ho là là ! Est-ce
normal ces nouvelles couleurs et ces nouveaux sons ?
- Oui, Madame, tout à fait normal. Et il y en aura beaucoup plus. Vous
les découvrirez tout au long de vos futures mises à jour.
Une dernière chose : n'oubliez pas que ce programme est gratuit.
Et, en tant que "Logiciel partagé, il sera profitable de l'envoyer à ceux
qui en ont besoin.
Car, plus vous partagerez, plus votre programme se développera.
- Je vous remercie de tout coeur, Monsieur
| |
| Mauriac a dit: "Le jour où vous ne brûlerez plus d'amour, d'autres mourront de froid." | ||
| |




F L E U R S
Comme elle m'avait fait une fleur,
C'est pas pour me jeter des fleurs
Mais je m'en sors comme une fleur
Ne me couvrez pas de fleurs...
A l'ombre des jeunes filles en fleurs
Je fais partie de la fine fleur
Connaissant le langage des fleurs...
Même si pas vraiment fleur
BLEUE
Me voici à la fleur
DE L'AGE
Décidé à conter fleur
ETTE
Avec des rêves à fleur
DE PEAU...
Cacao, Novembre 2011
Encore frissonnant
Sous la peau des ténèbres,
Tous les matins je dois
Recomposer un homme
Avec tout ce mélange
De mes jours précédents
Et le peu qui me reste
De mes jours à venir.
Me voici tout entier,
Je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour,
Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Épargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne,
D’étoilé en dedans
Et de prêt à mourir
Sous le soleil montant
Qui ne sait que grandir.
Jules Supervielle (1884-1960)
Illustration: Henry Cousinou
Jules Supervielle (16 Janvier 1884-17 Mai 1960), poète et écrivain français né en Uruguay.
Il s'est toujours tenu à l'écart des Surréalistes qui régnaient sur la première moitié du XXe siècle (rappelons que
le Manifeste d'André Breton date de1924). Désireux de proposer une poésie plus humaine et de renouer avec
le monde, il rejetait l'écriture automatique et la dictature de l'inconscient, sans pour autant renier les acquis de la
poésie moderne depuis Baudelaire, Rimbaud et Appolinaire, ainsi que certaines innovations fondamentales
du surréalisme.
Attentif à l'univers qui l'entourait, comme aux fantômes de son monde intérieur, il a été l'un des premiers à
préconiser cette vigilance, ce contrôle que les générations suivantes, s'éloignant du mouvement surréaliste, ont
mis à l'honneur. Il a anticipé les mouvements des années 1945-50, dominés par les puissantes personnalités
de René Char, Henri Michaux, Saint-John Perse ou Francis Ponge, puis - après la parenthèse avant-gardiste
des années 1960-70 - ceux des poètes désireux de créer un nouveau lyrisme et d'introduire une certaine forme
de sacré ou, tout au moins, une approche plus modeste des mystères de l'univers, sans remise en cause
radicale du langage :Yves Bonnefoy, Edmond Jabès, Jacques Dupin, Eugène Guillevic, Jean Grosjean, André
Frénaud, André du Bouchet, Jean Follain, etc...
Ses admirateurs ou successeurs spirituels se nomment René-Guy Cadou, Alain Bosquet, Lionel Ray, Claude
Roy, Philippe Jaccottet, Jacques Réda...
Trouvé sur le Net :
Je vous transmets ce tuyau, parce que pour moi ça a marché !
A la télé, j’ai regardé l’émission « Leurs Secrets du Bonheur », dans laquelle un docteur affirmait que
pour obtenir « La Paix Intérieure » nous devions toujours finir ce que nous avions commencé, et qu'à
cette condition nous bénéficierions de davantage de calme et de sérénité.
Alors j’ai regardé autour de moi . . .
J’ai fait le tour de la maison pour trouver les choses que j’avais commencées sans les terminer...........
J’ai donc fini une bouteille de rosé de Provence, une bouteille de Châteauneuf du Pape,
le fin da GET 27, une vouteile de bodka, un buteil de rom, le rest d'lexmil, et un bpoit de choccccla.
Wou nimaginné pa com jem sens achemen miyeu mintnan! ! ! !
Psasse el mssage a tou ceux kon bsoin de paixtérieur . . .
Et di leurrke jeu lé zèm . . .
Désolée, mais ce soir il est impossible, pour le moment d'ajouter
des images ou de la musique pour illustrer un article ... Dommage,
car j'aurais envoyé quelque chose de bien " Zen " ...
Scène désolante de racisme en Belgique : Un Français
reconduit à la frontière entre deux "Flamands" . . .
Ce pauvre Français avait pourtant fait des efforts d'intégration . . .
. . . Dans L'autobus . . .
Son épitaphe me plaît bien...
« Il portait sur sa lourde épaule
Sa destinée comme un oiseau
Maintenant il dort sous les saules
En écoutant le bruit des eaux. »
Telle est rédigée, de sa main, l’épitaphe qui a été gravée sur la tombe de Maurice Fombeure à
Bonneuil-Matours. Décédé le 1er janvier 1981, il était né le dimanche 23 septembre 1906, à
Jardres (Vienne), à La Rue, un hameau de deux feux, où tous les habitants étaient parents et
alliés entre eux.
Voici, choisis pour vous, deux de ses nombreux poèmes.
PLUIE DU SOIR
Le grand-père est à la fenêtre
Assis sur les genoux du chat
Les oies jouent de la trompette
L'araignée compte sur ses doigts...
... Des souris bleues devant le feu
Et des rats gris dans les prés verts
S'arrêtent au bord de l'espace,
A la lucarne des greniers;La pluie barbouille leurs mostaches...
Maurice Fombeure (D'amour et d'aventure)
MAISON
Maison, ô ma maison, bucolique de roses,
Tes briques de rubis et tes longs ciels mouillés,
Nous avons tant rêvé sous tes métamorphoses,
Sous la pluie, sous les cris des girouettes rouillées.
Tant rêvé dans le vide immense des greniers.
Nous te retrouverons peut-être dans le ciel
Avec notre chat noir, avec notre chat gris,
Avec quatre souris effarées au soleil,
Avec notre grand-père endormi sur le feu,
Avec notre grand-mère alerte dans ses veilles,
Maison, ô ma maison roulée dans le vent bleu,
Les écluses du vent coulent sur ton sommeil.
Tu dormais près du calme immense des forêts,
Moi dans mon petit lit, je rêvais sous tes ailes,
Ou parfois j'écoutais les crapauds qui chantaient,
Puis, ivre de douceur, le sommeil m'emportait,
Et je sentais mourir leur musique immortelle.