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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:23

 

    Pouvant me connecter peu de temps chez un voisin, je vous dis juste un

 

grand bonjour, avec mes meilleures amitiés. On m'a "promis" Internet pour

 

jeudi 29/12 dans l'après-midi. On verra ... En attendant, je me promène

 

avec Marcella et Sloopy, par un temps magnifique. Dès que possible je viens

 

vous voir sur vos blogs. Grosses bises !  

 

 

 

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         Voici ma nouvelle et provisoire "Petite Maison Dans La Prairie !

 

 

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       Le Moulin, sous la maison. D'autres photos plus tard ! A Bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 19:32

 

 

 

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      Mes aminautes j'espère que votre jour de Noël a été doux, seuls ou

 

accompagnés. N'ayant pas encore Internet dans ma nouvelle "Petite Maison

 

Dans La Prairie", je vous ai un peu abandonnés. On m'a promis la connexion

 

au plus tard le 4 Janvier. Je pense à vous ce soir en prenant l'apéritif

 

chez  un ami qui me fait profiter de sa clef WEP... Quand je pense qu'il y

 

a moins  de 2 ans je ne connaissais même pas ce mot ! J'arrivais à très

 

bien  vivre quand même, mais je ne vous "connaissais" pas.

 

A vous tous, j'envoie mon amitié, et vous remercie pour vos articles et

 

newsletters de Noël très chouettes et sympas ! A très bientôt...Dans

 

l'bateau... Bises de Noël.   

 

 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 23:40

 

 

 

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         Maurice, Marcella, Sloopy et Cacao vous souhaitent

 

            un Doux Noël, auprès de ceux que vous aimez.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:29

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 Mes amis lointains, en cette fin d'année, je tenais à vous remercier

 

pour votre fidélité, votre gentillesse, la qualité de vos articles, et

 

vos témoignages d'amitié depuis que j'ai un tout petit souci de santé.

 

Préparez-vous bien pour les fêtes !

 

 

 

 

 

 

          L' A  M  I  T  I  E 

 

 

 

Si tu veux te faire un ami, commence par l'éprouver et ne te hâte pas de

 

te confier à lui.    (Bible, Ancien Testament)
   

 

 

L'amitié ? Elle disparaît quand celui qui est aimé tombe dans le malheur,

 

ou quand celui qui aime devient puissant.    (Chateaubriand)


   

Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais 

 

quand ils ont tort.      (André Malraux)

 

 

 

Vivre sans amis, c'est mourir sans témoin .    (George Herbert)

 

 

 

Il est plus ordinaire de voir un amour extrême qu'une parfaite

 

amitié.    (La Bruyère)   

 

 

 

          L E    P A R D O N

 

 

 

   

« Le pardon, quel repos ! »    (Victor Hugo)    (L'Art d'être grand-père)                 
      
     

 

« Notre vengeance sera le pardon. »    (Tomas Borge)
 

 

 

« La pardon couronne la grandeur. »    (Hazrat Ali)        

 

 

 

     

 

« L’erreur est humaine, le pardon divin.    Alexander Pope)
     

 

 

« Seules errances d’amourSont dignes d’un pardon. »    (Miguel de Cervantès)

 

 

« Le pardon est la plus belle fleur de la victoire. »    (Proverbe arabe)                     
              

 

 

« Un pardon sincère n’attend pas d’excuses. »    (Sara Paddison)
           

 

 

« Le pardon. Le premier pas est le plus difficile. »    (Phil Bosmans)



   

   

 

 

 

 

 

          

    
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:30

 

 

 

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 LA     FIN     DE     L'AUTOMNE

Tout l’automne à la fin n’est plus qu’une tisane froide. Les feuilles mortes de toutes essences macèrent

 

dans la pluie. Pas de fermentation, de création d’alcool : il faut attendre jusqu’au printemps l’effet d’une

 

application de compresses sur une jambe de bois.

Le dépouillement se fait en désordre. Toutes les portes de la salle de scrutin s’ouvrent et se ferment,

 

claquant violemment. Au panier, au panier ! La nature déchire ses manuscrits, démolit sa bibliothèque,

 

gaule rageusement ses derniers fruits.

Puis elle se lève brusquement de sa table de travail. Sa stature aussitôt paraît immense. Décoiffée, elle a

 

la tête dans la brume. Les bras ballants, elle aspire avec délices le vent glacé qui lui rafraîchit les idées.

 

Les jours sont courts la nuit tombe vite, le comique perd ses droits.

La terre dans les airs parmi les autres astres reprend son air sérieux. Sa partie éclairée est plus étroite,

 

infiltrée de vallée d’ombre. Ses chaussures, comme celles d’un vagabond, s’imprègnent d’eau et font de

 

la musique.

Dans cette grenouillère, cette ambiguïté salubre, tout reprend forces, saute de pierre en pierre et change

 

de pré. Les ruisseaux se multiplient.

Voilà ce qui s’appelle un beau nettoyage et qui ne respecte pas les conventions ! Habillé comme nu,

 

trempé jusqu’aux os.

Et puis cela dure, ne sèche pas tout de suite. Trois mois de réflexion salutaire dans cet état ; sans

 

réaction vasculaire sans peignoir ni gant de crin. Mais sa forte constitution y résiste.

Aussi, lorsque les petits bourgeons recommencent à pointer, savent-ils ce qu’ils font et de quoi il retourne

 

— et s’ils se montrent avec précaution, gourds et rougeauds, c’est en connaissance de cause.

Mais là commence une autre histoire, qui dépend peut-être mais n’a pas l’odeur de la règle noire qui va

 

me servir à tirer mon trait sous celle-ci.

Francis PONGE, Le parti pris des choses, Gallimard. (né en 1899)

 

 

 

 

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    L'HIVER     QUI     VIENT     (extrait)

 

Blocus sentimental ! Messageries du Levant !…
   

Oh, tombée de la pluie ! Oh ! tombée de la nuit,                                      4321655327_8c1cd8b5db.jpg
   

Oh ! le vent !…
   

La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année,
   

Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !…
   

D’usines…
   

On ne peut plus s’asseoir, tous les bancs sont mouillés ;
   

Crois-moi, c’est bien fini jusqu’à l’année prochaine,
   

Tous les bancs sont mouillés, tant les bois sont rouillés,                               4466754271_307007b4ff.jpg
   

Et tous les cors ont fait ton ton, ont fait tontaine !…

Allons, allons et hallali ! C’est l’Hiver bien connu qui s’amène ;
   

Oh ! les tournants des grandes routes,
   

Et sans le petit Chaperon Rouge qui chemine !…
   

Oh ! leurs ornières des chars de l’autre mois
   

Montant de donquichottesques rails
   
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Vers les patrouilles des nuées en déroute
   

Que le vent malmène vers les transatlantiques bercails !…
   

Accélérons, accélérons, c’est la saison bien connue cette fois.

Et le vent de cette nuit, il en a fait de belles !
   

Ô dégâts, Ô nids, Ô modestes jardinets !
   

Mon cœur et mon sommeil : ô échos des cognées !…

Tous ces rameaux avaient encore leurs feuilles vertes.

Les sous-bois ne sont plus qu’un fumier de feuilles mortes ;
   
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Feuilles, folioles, qu’un bon vent vous emporte
   

Vers les étangs par ribambelles,
   

Ou pour le feu du garde-chasse,
   

Ou les sommiers des ambulances
   

Pour les soldats loin de la France.

   

C’est la saison, c’est la saison, la rouille envahit les masses,
   

La rouille ronge en leurs spleens kilométriques
   

Les fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe.
                                                                                                                                       5372754774_7679787b85.jpg
Mais, lainages, caoutchoucs, pharmacies, rêve,
   

Rideaux écartés du haut des balcons des grèves
   

Devant l’océan de toitures des faubourgs,
   

Lampes, estampes, thé, petits-fours,
   

Serez-vous pas mes seules amours !…
……………
Non, non ! c’est la saison et la planète falote !
   

Que l’autan, que l’autan                                                                                  2460431475_13888706cd.jpg
   

Effiloche les savates que le temps se tricote !
   

C’est la saison, Oh ! déchirements, c’est la saison !
   

Tous les ans, tous les ans
   

J’essaierai en chœur d’en donner la note.

Jules LAFORGUE in Le Livre d’or de la poésie française, Seghers.

 

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:44

 

Bonjour chers "aminautes" !

Aujourd'hui, je ne vous envoie que de petites blagues. En effet, ce matin,

lors de ma visite auprès du chirurgien orthopédiste, j'ai appris qu'en raison

d'un léger déplacement de ma fracture du poignet, et de mon "mauvais"

grand âge, des broches seraient peut-être nécessaires. Décision sera prise

le 28/12/11. En attendant, tout "gigotage" est à proscrire . . . Mais d'une

main, tout doucement, j'essaierai quand même d'écrire quelques articles, de

passer sur vos blogs, et de répondre à vos gentils commentaires.

Cela tombe bien ! J'ai le temps ! Je garde le moral et vous adresse mes

                               sincères amitiés.

                                

                                     Cacao.

 

 

 

 

 

 

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          LE SAVIEZ-VOUS ?

 

L'apéritif a été inventé afin de donner aux femmes le temps de mettre la table !... > et le digestif pour qu'elles aient le temps de faire la vaisselle !

 

 

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 COMMENT SACCAGER UN REPAS DE FAMILLE :

 

 

 

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Une famille est en train de déjeuner.
La petite fille de 10 ans ne mange pas beaucoup, 
et elle garde le nez dans son assiette....
Au bout d'un moment, elle dit : 
- J'ai quelque chose à vous annoncer.
Le silence se fait et tous écoutent
- Je ne suis plus vierge, et elle se met à pleurer.De nouveau un long silence....et puis....
Le père s'adresse à sa femme :
- C'est de ta faute, toujours habillée et maquillée comme une p..., tu crois que tu es un exemple pour ta fille ?
Toujours à te vautrer sur le canapé,... 
C'est lamentable, c'est comme ça que les problèmes arrivent ! 

À son tour, la femme s'adresse à son mari :
- Et toi, tu crois que tu es un exemple ? À gaspiller ta paie avec des pétasses qui viennent parfois te raccompagner jusque devant la maison, tu crois que tu es un exemple pour ta fille de 10 ans ? 
Et le père de continuer:
- Et sa grande soeur, cette bonne à rien, avec son copain chevelu et drogué, ... tu crois que c'est un exemple ?
Et ça continue comme ça... 
 
La grand-mère prend sa petite fille par les épaules pour la consoler et lui demande:
- Alors ma petite fille, comment cela est-il arrivé ?
 Et la petite de répondre en étouffant ses sanglots:
- C'est le curé...
 La grand-mère :
- Comment ça le curé ? 
- Le curé a choisi une autre fille pour faire la Vierge dans la Crèche de Noël.


   

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:45
 
 
animaux domestiques
 
 
 
Bonjour mes aminautes ! Stéf Le Poète, du blog "Apocalypse Desire"
 
m'a encore une fois dédié un super poème, il y a quelques jours. Le voici :
 
L'image "étoilée" lui appartient aussi, je la lui ai "piquée".
 
        Apocalypse Desire         :          Lien            link
 
 
 
 
                                                                                                 APOCALYPSE DESIRE
 
 
 
 
 
Jeudi 8 décembre 2011 4:08 /12/Déc/2011 20:03
nappage de flirt sur un papier de lin,
son nom me revenait si souvent
comme la grande étoile du temps.                                                                    
elle n'avait d audace, ni chemin sans retours,                                                                  
elle était semblable dans sa personne, sa volonté et son coeur.
le temps de l'ignorance était dépassé pour nous deux,
mais seul l'image nous reliait.
je sentais comme deux notes de piano
sur un roulement de batterie qui pleure;
une ère de son à langage crypté par le temps
revenait dans mon esprit encore malade.
je lisais sur ses terres
les passages de ses contes survolant délires et une vie plutot électrique.
une bougie s'éteint mais l'aiguille tourne toujours
pour deux poêtes, singulièrement dévoués
pour deux rêveurs qui n'ont comme limite que le respect et l'entente.
 
 
 
dédié spécialement à une amie, Cacao !!
 
 
 
 
                                                        APOCALYPSE DESIRE (Stéf) Décembre 2011          link 
 
 
 
 
 
 
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:46
 
 
 
 
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                 Ce n'est pas le vrai "Beau Gosse", cette photo vient de Flickr !
 
 
 
       Le plus jeune des quatre neveux de Cacao, né après "La Page Sept",
 
"Le Goéland" et "Winter Snow" est appelé "Le Beau Gosse". Il a maintenant
 
21 ans. Au temps de ses années de lycée, il était infernal, et surtout trop
 
"facétieux" avec ses professeurs. Cacao en a honte pour lui, et il reconnaît
 
volontiers aujourd'hui ses exagérations. Il fut pourtant le plus jeune des
 
quatre à avoir son bac, juste avant ses 18 ans, ce dont il est fier, alors
 
qu'il ne s'agit que d'une question de mois de naissance...passons...
 
Voici l'une des horribles anecdotes qu'il se plaisait à raconter :
 
Le Professeur de Maths avait l'habitude de séparer quatre des plus fortes
 
têtes, non en savoir, mais en perturbation de cours. Le "Beau Gosse" était
 
évidemment l'un d'entre eux...
 
Lorsque le pauvre homme avait le dos tourné pour écrire au tableau, les
 
quatre malotrus avaient décidé de prononcer à tour de rôle, d'une voix
 
grave, forte et caverneuse les mots suivants : "Herbert Léonard".
 
Eux-mêmes ne s'expliquent toujours pas pourquoi ils avaient spécialement
 
choisi ce chanteur, pas de leur génération. Le Professeur demandait :
 
" Qui a dit ça ? " Et à tour de rôle, ils recommençaient deux ou trois fois,
 
avant de se taire pour le laisser "tranquillement" finir son cours.
 
Cependant, juste avant la cloche salvatrice (surtout pour le malheureux
 
professeur, qui a tout notre respect, car son métier est bien difficile),
 
la malfaisante "Bande Des Quatre" recommençait deux ou trois fois son
 
manège, dans l'hilarité générale, car "le clou du spectacle" était bien sûr
 
attendu. Il fallait cette fois, proférer de la même voix de stentor, des
 
mots d'une vulgarité bien loin du monde de Cacao, mais qu'elle est obligée
 
de transcrire, pour votre édification :
 
" Tavernier ! A boire ! Ou j'........ ce chien ! "
 
Cacao présente, pour son neveux et ses "copains d'abord", ses plus plates
 
excuses à ce Professeur, et à tous ceux de la Terre, subissant tant de
 
mauvais traitements moraux (et parfois physiques) de la part d'adolescents
 
vaniteux, à côté de la plaque, voulant épater les filles, ou, comme l'avoue
 
son neveu " perchés à cause des tarpés " . . .  
 
 
 
 
                                                                                      A     PLUS     TARD . . . DANS     L' CAR . . .
 
 
 
 
 
 
 
 
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 14:47
 
 
  
 
 
 
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        Aujourd'hui est un grand jour. Avec une amie qui a conduit, Cacao    
   
est allée en montagne, visiter une petite maison meublée, à louer, pour elle,
 
Maurice-Le-Chat (16 ans 1/2 ), Marcella-La-Douce (border-colley, 9 ans),
 
et Sloopy-La-Terrible (croisée Labrador noire, 7 ans).
 
L'affaire a été promptement réglée, le terrain convient parfaitement pour
 
les filles, la maison elle-même est plaisante. Il n'y manque rien, ni
 
vaisselle, ni couettes, ni canapé, puisque c'est un meublé...
 
Si tout va bien donc, vendredi prochain, tôt le matin, Cacao prend la route,
 
avec, au volant, son neveu "Le Goéland", puisqu'elle ne peut pas conduire.
 
L'aller-retour Hautes-Pyrénées-Lot-Hautes-Pyrénées se fera dans la
 
journée. Et le soir, les trois animaux feront connaissance de leur petite
 
maison dans une autre prairie. Pour la première nuit, Le Goéland restera
 
sans doute, surtout si l'on arrive tard.
 
D'ici vendredi, radio sera faite et plâtre changé, si nécessaire, maintenant
 
que l'oedème du bras commence à dégonfler. Dans le Lot, l'ami Actarus,
 
qui  garde les trois bêtes, aura préparé un bon repas de midi, et les
 
bagages du   petit monde : paniers, gamelles, croquettes, boîtes, laisses, 
 
médicaments de Maurice,  qui, insuffisant rénal, prend un cachet par jour.
 
Une fois installés à la montagne, les trois petits lurons tiendront compagnie
 
à leur "maman" pendant sa convalescence, et la regarderont chercher sur
 
Internet leur future maison, qu'elle pourra acheter dès qu'elle aura vendu
 
l'autre. Et puis, dès que possible, elle reprendra son travail. Etonnamment,
 
ses nouveaux employeurs ont été très aimables et compréhensifs, lui disant
 
de prendre le temps de bien se rétablir.
 
Tout va donc pour le mieux, sauf que la maison est en altitude, et que pour
 
retravailler mi-janvier ou début février, il faudra se lever tôt, et être très
 
prudente. Aujourd'hui déjà, les routes étaient enneigées...
 
Mais alors me direz-vous, quelle abrutie, cette pauvre Cacao, d'être allée
 
se percher sur les cîmes ? C'est que vous ne savez pas qu'après trois
 
milliards de coups de fil à toutes les petites annonces, ou aux agences
 
immobilières, elle n'a pas trouvé un seul propriétaire acceptant des
 
chiens...
 
Vous savez quoi ? La petite maison dans la prairie s'appelle en fait "La
 
Maison du Moulin", ce qui fait une jolie adresse, dont Cacao, si vaniteuse,
 
n'est pas peu fière ! Et au bas du terrain, sous la maison, se trouve un
 
moulin (étonnant non ?) dont les meules tournent grâce au torrent qui passe.
 
Allez, dernière anecdote avant de vous dire bonsoir : Le Goéland est le
 
seul, parmi les quatre neveux et deux nièces de Cacao, à avoir peur
 
des chiens.
 
Malheureusement pour lui, étant étudiant, il était aussi le seul à se trouver
 
libre la semaine prochaine. Et comme il aime bien quand même sa vieille
 
tatie... il fera un petit sacrifice : supporter Mau, Mar, et Sloop environ
 
quatre heures dans la voiture...
 
Le Goéland mesure 1,92m. Ressortira-t-il vivant de la cage aux fauves ?
 
Vous ne le saurez, évidemment, que si vous continuez à suivre les horribles,
 
terrifiantes, et époustouflantes aventures de Cacao...
 
 
 
                                        Alors à plus...dans l'bus... 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:48

 

     Bonjour mes "Aminautes". Je vous offre un poème que j'aime beaucoup,

 

   d'Alfred de Musset. J'espère qu'il vous plaira.

 

               Bonne lecture et bonne soirée à vous ! A bientôt ! 

 

 

                                                                Alfred de MUSSET (1810-1857)

 

 

 

La nuit de décembre

 

 

 

LE POÈTE

 


Du temps que j'étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans notre salle solitaire.                                                  2991726590_8cef95f6d0.jpg
Devant ma table vint s'asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Son visage était triste et beau :
A la lueur de mon flambeau,
Dans mon livre ouvert il vint lire.
Il pencha son front sur sa main,
Et resta jusqu'au lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.

Comme j'allais avoir quinze ans
Je marchais un jour, à pas lents,
Dans un bois, sur une bruyère.
Au pied d'un arbre vint s'asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin ;
Il tenait un luth d'une main,
De l'autre un bouquet d'églantine.
Il me fit un salut d'ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline.

A l'âge où l'on croit à l'amour,
J'étais seul dans ma chambre un jour,                                              3477212586_d80870904f.jpg
Pleurant ma première misère.
Au coin de mon feu vint s'asseoir
Un étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il était morne et soucieux ;
D'une main il montrait les cieux,
Et de l'autre il tenait un glaive.
De ma peine il semblait souffrir,
Mais il ne poussa qu'un soupir,
Et s'évanouit comme un rêve.

A l'âge où l'on est libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevais mon verre.
En face de moi vint s'asseoir
Un convive vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il secouait sous son manteau
Un haillon de pourpre en lambeau,
Sur sa tête un myrte stérile.
Son bras maigre cherchait le mien,
Et mon verre, en touchant le sien,
Se brisa dans ma main débile.

Un an après, il était nuit ;                                                       2095970128_79d554ed42.jpg
J'étais à genoux près du lit
Où venait de mourir mon père.
Au chevet du lit vint s'asseoir
Un orphelin vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Ses yeux étaient noyés de pleurs ;
Comme les anges de douleurs,
Il était couronné d'épine ;
Son luth à terre était gisant,
Sa pourpre de couleur de sang,
Et son glaive dans sa poitrine.

Je m'en suis si bien souvenu,
Que je l'ai toujours reconnu
A tous les instants de ma vie.
C'est une étrange vision,
Et cependant, ange ou démon,
J'ai vu partout cette ombre amie.

Lorsque plus tard, las de souffrir,
Pour renaître ou pour en finir,
J'ai voulu m'exiler de France ;
Lorsqu'impatient de marcher,
J'ai voulu partir, et chercher
Les vestiges d'une espérance ;

A Pise, au pied de l'Apennin ;                                                       4420031774_a56c5e44ca.jpg
A Cologne, en face du Rhin ;
A Nice, au penchant des vallées ;
A Florence, au fond des palais ;
A Brigues, dans les vieux chalets ;
Au sein des Alpes désolées ;

A Gênes, sous les citronniers ;
A Vevey, sous les verts pommiers ;
Au Havre, devant l'Atlantique ;
A Venise, à l'affreux Lido,
Où vient sur l'herbe d'un tombeau
Mourir la pâle Adriatique ;

Partout où, sous ces vastes cieux,
J'ai lassé mon coeur et mes yeux,
Saignant d'une éternelle plaie ;
Partout où le boiteux Ennui,
Traînant ma fatigue après lui,
M'a promené sur une claie ;
                                                                                                               3493654067_96a6f2630b.jpg
Partout où, sans cesse altéré
De la soif d'un monde ignoré,
J'ai suivi l'ombre de mes songes ;
Partout où, sans avoir vécu,
J'ai revu ce que j'avais vu,
La face humaine et ses mensonges ;

Partout où, le long des chemins,
J'ai posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme une femme ;
Partout où j'ai, comme un mouton,
Qui laisse sa laine au buisson,
Senti se dénuder mon âme ;

Partout où j'ai voulu dormir,
Partout où j'ai voulu mourir,
Partout où j'ai touché la terre,
Sur ma route est venu s'asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Qui donc es-tu, toi que dans cette vie
Je vois toujours sur mon chemin ?
Je ne puis croire, à ta mélancolie,
Que tu sois mon mauvais Destin.
Ton doux sourire a trop de patience,
Tes larmes ont trop de pitié.                                                   4772438758_c563e831e2.jpg
En te voyant, j'aime la Providence.
L'aile des vents battait à ma fenêtre ;
J'étais seul, courbé sur mon lit.
J'y regardais une place chérie,
Tiède encor d'un baiser brûlant ;
Et je songeais comme la femme oublie,
Et je sentais un lambeau de ma vie
Qui se déchirait lentement.

Je rassemblais des lettres de la veille,
Des cheveux, des débris d'amour.
Tout ce passé me criait à l'oreille
Ses éternels serments d'un jour.
Je contemplais ces reliques sacrées,
Qui me faisaient trembler la main :
Larmes du coeur par le coeur dévorées,
Et que les yeux qui les avaient pleurées
Ne reconnaîtront plus demain !

J'enveloppais dans un morceau de bure
Ces ruines des jours heureux.
Je me disais qu'ici-bas ce qui dure,
C'est une mèche de cheveux.
Comme un plongeur dans une mer profonde,
Je me perdais dans tant d'oubli.
De tous côtés j'y retournais la sonde,
Et je pleurais, seul, loin des yeux du monde,                                               
Mon pauvre amour enseveli.                                                                   A.DE-MUSSET.jpg

J'allais poser le sceau de cire noire
Sur ce fragile et cher trésor.
J'allais le rendre, et, n'y pouvant pas croire,
En pleurant j'en doutais encor.
Ah ! faible femme, orgueilleuse insensée,
Malgré toi, tu t'en souviendras !
Pourquoi, grand Dieu ! mentir à sa pensée ?
Pourquoi ces pleurs, cette gorge oppressée,
Ces sanglots, si tu n'aimais pas ?

Oui, tu languis, tu souffres, et tu pleures ;
Mais ta chimère est entre nous.
Eh bien ! adieu ! Vous compterez les heures
Qui me sépareront de vous.
Partez, partez, et dans ce coeur de glace
Emportez l'orgueil satisfait.
Je sens encor le mien jeune et vivace,
Et bien des maux pourront y trouver place
Sur le mal que vous m'avez fait.

Partez, partez ! la Nature immortelle
N'a pas tout voulu vous donner.
Ah ! pauvre enfant, qui voulez être belle,
Et ne savez pas pardonner !
Allez, allez, suivez la destinée ;
Qui vous perd n'a pas tout perdu.
Jetez au vent notre amour consumée ; -                                            3376424926_0847510f03.jpg
Eternel Dieu ! toi que j'ai tant aimée,
Si tu pars, pourquoi m'aimes-tu ?

Mais tout à coup j'ai vu dans la nuit sombre
Une forme glisser sans bruit.
Sur mon rideau j'ai vu passer une ombre ;
Elle vient s'asseoir sur mon lit.
Qui donc es-tu, morne et pâle visage,
Sombre portrait vêtu de noir ?
Que me veux-tu, triste oiseau de passage ?
Est-ce un vain rêve ? est-ce ma propre image
Que j'aperçois dans ce miroir ?

Qui donc es-tu, spectre de ma jeunesse,
Pèlerin que rien n'a lassé ?
Dis-moi pourquoi je te trouve sans cesse
Assis dans l'ombre où j'ai passé.
Qui donc es-tu, visiteur solitaire,
Hôte assidu de mes douleurs ?
Qu'as-tu donc fait pour me suivre sur terre ?
Qui donc es-tu, qui donc es-tu, mon frère,
Qui n'apparais qu'au jour des pleurs ?

     



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