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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 20:10

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque la foudre est tombée, exactement en même temps que l'énorme coup de tonnerre,

 

comme une grosse explosion, Maurice-Le-Chat n'a pas bougé de sa chaise dans la cuisine.

 

 Avec dédain, il a regardé du coin de l'oeil ses deux petites "soeurs-chiennes"

 

Marcella-La-Douce et Sloopy-La-Terrible qui, sans d'ailleurs la moindre plainte, ou le plus petit

 

aboiement, se sont dirigées vers leurs paniers, dans la salle à manger.

 

Pour n'en plus bouger pendant une bonne heure, la tête entre les pattes... 

 

Toutes deux étaient couchées sur le carrelage, devant la porte-fenêtre ouverte de la cuisine,

 

 lorsque "l'évènement" arriva..

 

Cacao était assise à la table de la cuisine, ravie de cete pluie, que la nature et l'agriculture

 

attendaient depuis deux longs mois. Maurice somnolait d'un oeil sur sa chaise, les filles, 

 

chacune les deux yeux clos, rêvassaient sur le sol.

 

Sur le mur, face à Cacao, se trouvait une prise murale, en excellent état, et où rien

 

n'était branché.

 

 

 

Soudain, par les deux trous de la prise, en un éclair, c'est le moment de le dire, et en même

 

temps que l'énorme explosion, tous les quatre virent sortir, et s'enfuir par la porte ouverte,

 

deux fines lignes de feu parallèles 

 

Tout alla bien ensuite.  Aucun dégât chez eux, hormis la ligne téléphonique, pas encore

 

rétablie. Ce ne fut pas le cas, hélas, chez plusieurs de leurs voisins.L'un d'entre eux, chauffé

 

par géothermie, eut la mauvaise surprise de voir son carrelage se soulever, avec carrément

 

un cratère au point "d'impact".

 

Ainsi vont la nature, la vie, la bonne fortune, ou l'infortune ...

 

Et vous savez quoi ? La  "Dame aux renards" n'eut aucun ennui, même pas de téléphone.

 

Elle en est très fière ! D'ailleurs elle a encore "sévi". . . Vous saurez bientôt comment.

 

 

 

 

 

                                  A     Plus     Tard   . . .

 

 

                                                                                                    Dans     L'car   . . .

 

MAURICE-LE-CHAT N'A MÊME PAS EU PEUR  (Histoire écrite et publiée en Juin 2011)
MAURICE-LE-CHAT N'A MÊME PAS EU PEUR  (Histoire écrite et publiée en Juin 2011)
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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 09:30

 

 

 

Certains soirs, parce que la Page     3483001918_f65f84d794.jpg 

 

Huit avait crié trop fort, en jouant

 

dans le jardin, ou parce qu'il avait

 

mieux à faire, Maurice ne rentrait

 

pas. Ni le lendemain matin.

 

Ni le soir suivant ... On se mettait

 

alors en quête de lui, à travers

 

prés et champs, aux alentours...

 

On savait  où chercher...On finissait

 

toujours par trouver...    

 

                                                                    

 

  On se faisait peur, se persuadant qu'il n'avait rien mangé depuis deux

      

                                                                            

jours. Ce qui était faux, on le savait bien. Comme tous les mulots du coin.   

 

 

3208415360_60f24bf378.jpg  Et tous les petits lapins. Car Maurice-

 

Le-Cruel guettait les naissances devant les terriers. Il y passait des journées et

 

des nuits entières. Pas malheureux du tout. Surexcité au possible. Nous faisions

 

tout pour le dissuader, et sauver quelques lapins.

 

Oui, le côté obscur de Maurice se révélait l'été. Poussé par son instinct, il

 

devenait serial-killer. De cela, nous ne disions mot à la Page Huit. Elle avait trop

 

haute opinion de lui, à quoi bon gâcher la fête.

 

Lorsque nous étions en  "grave"quête du chat, elle avait ordre de ne pas bouger

 

de la maison. Elle faisait donc la lecture à son arrière-grand-mère, pour montrer

 

sa sagesse. Ce sont d'habitude les mamies qui lisent des histoires aux enfants

 

pour les endormir. La Page Huit préférait le contraire.

 

Peut-être dans l'espoir d'endormir la mamie. Qui avait grande patience pour

 

l'écouter lire, à sa façon, et en boucle,  toujours les mêmes histoires. Ses

 

préférées.

 

Les mêmes...pas tout à fait. Car ce qu'elle ne parvenait pas à déchiffrer, La Page

 

Huit l'inventait, n'hésitant pas à changer de version, d'un soir à l'autre. Ce qui 

 

enchantait son arrière-grand-mère.

 

Si toutefois elle entendait tout.

 

" Cette enfant lit très bien, disait-elle."     

 

... Or donc, ce soir-là, nous avions enfin trouvé Maurice. A grands renforts de

 

tintements de cuillère dans les prés. Sûrs qu'il ne voudrait pas rentrer, nous

 

venions de lui ouvrir sur place une boîte de pâtée. Le bruit du couvercle qui

 

saute l'intéressait toujours. Il allait condescendre à manger un peu dans son

 

bol,  juste pour faire plaisir à ses "parents". 

 

C'est le moment que choisit La Page Huit pour surgir en hurlant :

 

--  Venez-vite ! Venez-vite !

 

Comme elle ne semblait ni blessée, ni franchement inquiète nous lui dîmes :

 

--  Mais enfin, pourquoi cries-tu comme ça ! Alors qu'on t'avait recommandé

 

   d'être calme pour ne pas faire fuir Maurice  !

 

--  Ah ! C'est parce que c'est trop grave ! Mamie m'envoie vous dire que les

 

   toilettes sont bouchées, et qu'il y a un crapaud dans la cuisine !

 

 

 

 

                                                                               

 

                                         A     CET     APREM '   . . .

 

 

 

                                                     SUR     MON     TANDEM  . . .

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 05:53

 

          Photo Thibaud Mischler, dit Winter Snow 

                                                                                                                                     

hills by HardDayKid   

                                                       

                                     La Page Huit poursuivait agréablement ses vacances à la

 

campagne, qu'elle animait considérablement. Son arrière grand-mère et le chat

 

Maurice sursautaient souvent sur son passage, mais elle savait aussi les enjôler.

 

Si bien que dans la chaleur de l'été, des jours tranquilles, remplis de tous petits

 

bonheurs, coulaient doucement.

 

Le soir, après dîner, on allait jusqu'au cimetière. On n'avait aucun mort à visiter.

 

On allait y chercher Maurice. A cette heure-là, c'était son territoire.

 

Les chats se plaisent en ces lieux, y trouvant sans doute de petites proies...

 

Ou pour des raisons mystérieuses et obscures, qui leur appartiennent...

 

Le mien aime s'allonger le soir sur les pierres tombales encore chaudes.

 

Lorsqu'on l'appelle, il ne se presse pas. On ne rentre pas dans le cimetière, sauf

 

s'il tarde vraiment. On suppose juste qu'il y est.

 

Le jeu consiste à siffler plusieurs fois, comme un merle, le long du chemin, puis à

 

écouter une réponse lointaine. Qui vient vite, ou pas.

 

En général, on entend un miaulement léger, puis qui se rapproche, jusqu'à ce

 

qu'on arrive vers le haut mur du cimetière.  On s'assied sur le banc, en face.

 

Et l'on attend, plus ou moins longtemps, les yeux fixés sur le sommet.

 

Le chat ne miaule plus, on se demande si on a rêvé l'avoir entendu...

 

On écoute le silence, en surveillant le mur. Tout le long du mur. Ne sachant

 

jamais où il va apparaître. Les paris sont presque toujours mauvais.

 

Dans combien de minutes ? A quel endroit ? Devra-t-on resiffler un peu ?

 

La Page Huit se trémousse, dans la joie et l'inquiétude de l'attente.

 

On fait mine de désespérer, parlant de rentrer. Elle insiste pour rester :

 

" Encore un petit moment, s'il vous plaît, je suis sûre qu'il va venir. " 

 

Elle siffle à son tour, jure qu'elle perçoit un petit miaulement. On prétend ne

 

pas avoir entendu. D'ailleurs, il n'y a plus rien.

 

Et soudain, sur le mur noir, apparaît une silhouette sombre, qui se découpe dans

 

le couchant, et qui nous fascine. Maurice est là. La Page Huit se tait.

 

Il ne faut pas le brusquer, ou chercher à l'attraper. Seulement dire, d'un ton

 

indifférent : " Tu viens Maurice ? "

 

Puis repartir vers la maison, sans trop se retourner, ou alors discrètement.

 

Il suit à distance. Si on le regarde, il s'arrête, subitement intéressé par quelque

 

chose dans les herbes.  

 

Alors on rentre, on le laisse faire. Devant la maison le dernier jeu consiste à dire :

 

" Mais où est donc le petit Maurice ? Il n'est pas là ce chat ? "

 

Ces mots ont le don de le faire jaillir de la nuit, miauler, puis minauder.

 

La Page Huit peut alors annoncer, raisonnablement fort, et sur un ton de

 

plénitude :

 

"Il est là, Maurice ! " 

 

Il ronronne et roucoule. Elle jubile.

 

On dirait que tous deux dansent de joie. Puis il attend, elle le nourrit, le caresse.

 

Il se frotte à ses jambes, vient dans les nôtres. S'installe sur le muret, se lèche

 

tranquillement. On s'assied un peu dehors, à prendre le frais et à le regarder.

 

Il nous surveille un moment. Vérifie que les choses sont en ordre.

 

On ne sortira plus ce soir. Il nous a ramené au bercail.

 

C'est nuit noire. Le moment est venu pour lui. 

 

De disparaître vers d'autres aventures.  

 

 

 

 

 

  

                                      A     DEMAIN  . . .

 

 

 

 

                                                        DANS     LE     SOUS - MARIN . . .

 

                                                                      

 

 

                                                                                                          ( A SUIVRE ... )

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 02:02

 

 

 

 

 

5384476034_15b30c0f2c.jpg       - Prunie l'Aventurière, dit Cacao, tu   

       

       sais que j'ai deux nièces,     

 

       Carotte, dont  je viens de te parler,

 

       et La Page Huit, qui est un peu plus

 

       âgée.

 

       Elles ne sont pas soeurs, elles

 

      sont cousines.

 

       - Oui, oui, bien sûr. Mais ce dont

 

      je me souviens mal, c'est pourquoi elle s'appelle La Page Huit ...

 

       - Oh ! Ceci est une autre histoire !

 

        Voyons d'abord celle-là.

 

 

                                            

 

 

                                                                               

  

 

 

               Pour les "un an" de Maurice-Le-Chat, La Page Huit, qui en avait six, avait

 

décidé qu'il fallait un gâteau à la chantilly, afin qu'on puisse donner au moins de

 

la crème au chat. C'était le huit Juillet. 

 

Nous avions dîné à la fraiche sur la terrasse, et pas vu le chat de la journée. Il est

 

vrai que La Page Huit, très expansive, avait fait pas mal de bruit et poussé force

 

cris ce jour-là. Nous lui expliquâmes que, si elle voulait que Maurice rentre faire

 

honneur à son dessert, il fallait être très calme ce soir-là. Et l'appeler doucement

 

au moment voulu, car il ne devait pas être loin.

 

Elle suivit à la lettre nos instructions, ne disant pratiquement pas un mot à table,

 

et nous recommandant sévèrement de parler à voix basse.

 

Ce n'était pas vraiment facile, car nous recevions aussi ma grand-mère, qui était

 

son arrière-grand-mère, un peu dure d'oreille.

 

A la fin du repas, La Page Huit ne se fit pas prier pour aider à lever le couvert et

 

mettre les assiettes à dessert. Puis elle apporta fièrement le gâteau, sur lequel

 

elle avait mis une bougie, qu'elle alluma.

 

-- C'est un peu tôt pour allumer, dit son arrière-grand-mère. Attends de trouver le

 

   chat d'abord !

 

La Page Huit se mit donc en devoir d'appeler Maurice, très doucement, dans

 

chaque recoin du jardin. Au bout d'une dizaine de minutes, elle revint, dépitée, 

 

souffler elle-même la bougie.

 

A l'étonnement général, ce fut à cet instant que le chat apparut, nonchalamment,

 

au bout de la terrasse. Elle fit sans doute un gros effort pour ne pas crier, comme

 

elle en mourrait d'envie :  "Maurice, voilà Maurice !"

 

A la place, elle prit délicatement une soucoupe, y déposa une bonne ration de

 

chantilly, faisant un peu tinter la cuillère, ce qui attirait toujours l'animal.

 

Déjà, il s'avançait. Elle alla à sa rencontre, déposa très précautionneusement

 

l'assiette par-terre. Puis recula un peu, pour juger de l'effet, et s'accroupit

 

lentement, face à lui.

 

Maurice commença à lécher la crème, avec un empressement et une satisfaction

 

faisant plaisir à voir. Pendant environ cinq secondes.

 

Car ensuite, La Page Huit, au comble du ravissement, ne réussit pas à se retenir

 

de crier bien fort, dans le silence de la nuit tombée :

 

 " Bon anniversaire, Maurice ! "

 

Il détala sur le champ. On ne le revit pas avant le lendemain soir.

 

 

 

 

                  

 

 

                          A       LUNDI   . . .

 

 

 

 

                                                                    DANS       L' TAXI   . . .  

 

 

                                                                                                                      

 

                                                                                                                                        ( A suivre)

 

 

 

 

 

   

 

   

 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:30

 

 

 

 

 

MAURICE 004 

 

 

 

 

        Vous le savez déjà, ( Allo le monde, ici Maurice-Le-Chat ! ) elle a

osé m'attacher !

Moi, Maurice-Le-Vagabond ! L'explorateur des campagnes. Le roi de la

chasse aux lapins ! Dix-sept ans d'expérience dans cette activité. C.V.

sur demande.

Moi, Maurice-Le-Chat, chef d'un immense territoire dans mon Lot natal !

Qu'elle m'ait emmené dans son nouvel appartement, passons. J'accepte.

Après tout, je l'aime bien. L'hiver dernier, on est allé à la montagne avec

elle. Sloopy, Marcella et moi. Et on s'est bien amusé dans la neige. On ne

connaissait pas. Surtout mes idiotes de soeurs, qui n'étaient même pas nées

quand on en a vu une fois dans le Lot.

Cet été, elle avait dit qu'on allait "en ville". Dans la nouvelle maison de

"maman". N'importe quoi. Ce n'est pas du tout une maison, même s'il y a

un petit jardin. A mon avis, elle s'est fait avoir. Une maison, c'est bien

plus grand. Passons. Comme toutes les femmes, elle n'y connaît rien.

Mais question embêter le monde, avec une longue corde ficelée au volet, ça,

elle sait faire ! Enfin, rien qu'une journée. Je vous ai déjà raconté. J'ai

vite réussi à l'en dissuader.

J'avais juré de me venger. Je vous l'avais dit. C'est fait. Et bien fait.

Oh ! Pas tout de suite. J'ai attendu mon heure, fait mon sage, mon "mignon

chat", comme elle dit. Elle trouvait que je m'étais bien adapté, que j'étais 

"raisonnable"... Je buvais du petit lait, dans l'attente de ma revanche.

Au début, elle ne me laissait dehors que lorsqu'elle était là. Puis, devant

ma "sagesse", elle s'est enhardie. Même quand elle partait, "travailler",

soi-disant, ( truc que font les humains pour acheter des boîtes,  des

croquettes, de la litière, des paniers, des coussins, et peut-être des

choses inutiles, pour eux, je ne sais pas) je pouvais rester dehors, sur ma

chaise longue personnelle, ( Méfie-toi, Sloopy !  ). Ou sous la haie, à faire 

mon "gentil chat".

Un jour, je l'ai entendu parler avec Christiane. De "Toulouse". De "danse

orientale". De la fille de Christiane qui allait faire un "spectacle".

Aucun intérêt pour moi dans ces mots. Du chinois. Qui m'empêchait de

faire tranquillement ma sieste.

Pourtant, la fin de ce bavardage pénible a retenu mon attention :

- On partira à 18 H dernier délai, pour avoir de bonnes places.

- Tu as raison, je sortirai les filles un peu avant, je les ferai manger.

Et, hop ! Tout le monde "au lit". Pour Maurice, pas de problème, il est

"mignon" comme tout ! Dès que je l'appelle, il rentre "sagement"...

 

                ...Ah ! Ah ! Ah ! Pas tombé dans l'oreille d'un chat sourd !

Déjà, quand elle est rentrée du travail, vers 17h10, elle ne m'a pas vu 

sur la chaise longue. Elle a un peu regardé sous la haie, pas trop. J'étais

bien planqué au milieu du feuillage. Elle pouvait toujours appeler. De toute

façon, à ce moment-là, elle n'a pas insisté. Elle a dit à mes deux gazelles

de soeurs : il doit faire "dodo" sous la haie, on va aller se promener, on le

réveillera après, et on le fera rentrer...  Pfft ! L'espoir fait vivre...

Espérez un peu les femelles, miaulera bien qui miaulera le dernier !

En plus, d'abord, elle s'est pomponnée. Habillée comme quand elle nous

laisse parfois. Un peu. Et que mes deux idiotes de "soeurs" font une mine

de carême. Comme si le monde allait s'écrouler. Parce que leur "maman"

s'en  va à une heure inhabituelle ! Elles sont si abruties que si on ne leur

dit pas  toutes les dix minutes "elle est mignonne Marcella" ou "elle est

gentille  Sloopy", elles perdent le goût de remuer la queue...

Bref, maquillage, coiffure, laisses aux cous des deux gourdes. Là voilà

partie  "promener" ses chienchiens.

Je me doutais que la sortie serait courte. Elle avait hâte de partir avec

Christiane, à cause de ce truc de "danse orientale". Du grand n'importe

quoi sans doute. Comme d'habitude. Genre "restaurant", "cinéma", "faire

des courses". Concepts inconnus de moi. Donc temps perdu à coup sûr.

Ces  deux-là me fatiguent à placer sans cesse des mots ineptes dans leur

babillage usuel.

Je surveillais le retour des "promeneuses". Du fin fond de la haie. Contre

le fameux grillage. Réputé "inviolable". Balivernes. Bêtises sans nom. J'y

grimpe à ce grillage. Je l'ai fait plein de fois quand elle n'était pas là, ou

croyait que je faisais "dodo". Je connais les pelouses des voisins. Les bacs

à fleurs du rez de chaussée. Sous lesquels on peut s'abriter, embêter des

lézards, surveiller les humains pressés. Qui rentrent et sortent de leurs

drôles de terriers.

Quand elles sont arrivées, je venais de mettre les voiles. Je l'entendais

appeler. Je jouissais. Adieu la "danse orientale", ma fille ! Tu peux couiner

tant que tu veux "Mauriçou, petit Mauriçou ! Viens Maurice, viens !".

Pas prêt "d'obéir" le Maurice ! Tiens, voilà que la Christiane s'en mêle.

Il  ne doit pas être loin de 18H. Elle est sur son 31 elle aussi. Bon, ça

roule. Deux soirées gâchées au lieu d'une ! Non, l'autre va y aller quand

même.  C'est sa fille après tout. Celle qui danse. Mais ma "maman", hein,

niet ! Bien fait ! 

Je la tiens, ma vengeance ! Dans toute sa splendeur.

J'attends avec impatience que Christiane s'en aille... Pour que ma

"maîtresse"  reste seule avec son inquiétude ! Qui c'est qui commande ici ?

Pas elle en  tout cas !

Ben vous savez quoi ? Elle y est allée quand même à sa "danse orientale" !

Quelque part, ça m'a vexé. Elle a dit "il va revenir, je suis sûre qu'il

sera là à notre retour". Bof, j'allais réfléchir à la chose. En attendant, je

me suis bien amusé ce soir-là. J'ai même visité le parking souterrain, qu'ils

croient protégé parce qu'il y a des grilles ! Foutaises !

Lorsqu'elle est rentrée, vers 3H du mat, j'étais effectivement là,

devant la baie vitrée. Nonchalamment assis. Depuis un moment, j'observais

Marcella et Sloopy. Qui roupillaient dans leurs paniers, ces deux grosses

vaches. Lorsqu'elle a ouvert la baie, j'ai pris mon temps. Fait semblant de

n'avoir aucune envie de rentrer. Pendant qu'elle se déshabillait. Puis bon,

comme j'avais un peu faim, et envie de dormir sur son lit, je me suis

décidé à remettre les pattes dans cet ersatz de maison.

Mais, il y a une chose dont je suis sûr : elle a dû se faire des cheveux à la

"danse orientale" ! Et elle n'a pas pu profiter vraiment de sa soirée. . .

Bien fait ! Et c'est pas encore assez ! Je lui en ferai d'autres ! 

L'avait qu'à pas m'attacher ! Quel culot ! M'attacher !

M'attacher ! Moi ! Maurice-Le-Chat ! 

 

 

 

 

MAURICE-002.jpg

MAURICE-001.jpg

 

 

 

  DE RETOUR AU BERCAIL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 P.S. Si vous voulez savoir comment je vivais avant, moi, Maurice-Le-Chat,

 

lisez par exemple :      MAURICE ET LA PAGE HUIT  

 

                           MAURICE ET LA PAGE HUIT ( 2 )                    

                            

                           MAURICE ET LA PAGE HUIT ( 3 )  

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 09:57

       

 

MAURICE-ET-14-JUILLET-026.jpg

 

 

 

 

              Le premier jour, elle m'a

enfermé dans le nouvel appartement.

Je ne me suis pas formalisé. Elle

m'avait déjà fait le coup, cet hiver,

à la  montagne.

Le lendemain, je le savais déjà, avec

mille recommandations  idiotes, elle

me laisserait sortir.

Même pas boudeur, j'ai profité de cette journée  pour visiter par le menu

toutes les pièces.Bon, on a gardé les meubles  d'avant, et elle m'a recréé

mes coins favoris, avec coussins, et tout ce  qu'il faut. Correct.

D'après ce que je voyais par la baie vitrée, il y avait un dehors, avec une

pelouse, petite certes, mais entourée de haies, sous lesquelles faire

quelques siestes un peu tranquille.

Trois fois, ce jour-là, elle a sorti mes idiotes de "soeurs", remuant la

queue, piaffant de joie, ravies, ces imbéciles, qu'on leur mette une laisse.

Car il  paraît qu'on est en ville. Je ne connais pas ce mot.

Le second jour, je la guettais d'un oeil. Elle a dit que j'allais visiter le

nouveau jardin. J'étais prêt. Depuis la veille, j'avais repéré un parterre à

gratter. Tout baignait.

Soudain, ce fut l'horreur. En une fraction de seconde.

Savez-vous ce qu'elle a fait ? Elle m'a "attaché" ! Mot terrible que je ne

connaissais pas. Un peu comme mes soeurs avec leurs laisses, sauf que là

c'était une très longue corde, bien ficelée au crochet du volet de la

cuisine.

Quelle installation mes aïeux. Tout ça à cause du "boulevard", où il y a

des voitures. Il paraît qu'il est "périphérique" en plus. Je m'en fous pas

mal.

Les voitures, je connais, même s'il n'en passait pas beaucoup chez nous,

dans le Lot. Elles ne me font pas peur ! ! ! Quant au "périphérique",

"boulevard"  ou pas, je l'emm...

Bref, je me suis couché, et j'ai boudé et somnolé toute la journée sur

sa pelouse, soi-disant magnifique. Pour l'embêter, j'ai décidé de ne pas

manger. . .

Le soir, elle était désolée. Sûre que j'allais faire une dépression nerveuse.

N'importe quoi. Moi, Maurice-Le-Chat, faire une dépression ! ! ! 

Figurez-vous qu'au milieu de la nuit, quand elle a fini par s'endormir,

après m'avoir baratiné des heures que je devais être "mignon", qu'elle se

faisait beaucoup de souci pour moi, etc...donc quand elle a fermé les

yeux, je n'ai pas manqué d'aller discrètement grignoter une bonne rasade

de ces détestables croquettes, paraît-il bonnes pour les reins des vieux

chats, et qui coûtent un prix genre "la peau des fesses". Même qu'elle me

les met en hauteur, pour ne pas qu'une de mes deux gazelles de soeurs

ne les avale sans qu'elle ait "le temps de dire ouf".

Bon, le troisième jour, elle m'a détaché. Elle avait compris. Je suis sorti

nonchalemment, je voyais qu'elle m'observait. Elle a dit au téléphone à sa

soeur qu'elle me surveillait "comme le lait sur le feu". Encore des mots à la

noix de coco qu'elle affectionne.

Ce jour-là, j'ai été "mignon". Je la voyais qui regardait à travers la vitre.

J'ai fait mon sage, un peu fureté dans les coins, un peu gratté la terre,

puis je me suis choisi un coin sous la haie, là où la terre est chaude et ma

tête à l'ombre. Elle semblait ravie. Tant mieux. Plus tard, elle allait voir

ce qu'elle allait voir...

Elle m'avait attaché, moi, Maurice-L'Explorateur.! Je me vengerai ! En

temps utile... Et, croyez-moi, je l'ai fait ! ! !

 

 

                                                  A    SUIVRE . . .

 

 

 

 

MAURICE-ET-14-JUILLET-024.jpg 

 

 

 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 00:56
 
 
 
STE-MARIE-002.jpg
 
 
      Même s'il semble peu dynamique sur cette photo, Maurice- Le-Chat
s'adapte en douceur à son nouvel environnement. Il organise ses journées
comme il en avait l'habitude, et a retrouvé le plaisir de prendre le soleil
sous les laurières. Celles de son nouveau jardin sont beaucoup plus basses,
mais il s'en contente. Revenant de promenade avec Marcella et Sloopy,
juste avant que le soleil ne tombe derrière la montagne, nous le retrouvons
sous sa petite haie bien orientée, s'étirant, ravi de nous revoir,bien que 
regardant exprès ailleurs. Comprenant que, pour tous, le moment est venu
d'aller se mettre au chaud.
Il a de nouveau bon appétit, choisit ses endroits de repos, le matin un gros
fauteuil inondé de soleil, en fin d'après-midi le canapé, tout près de sa
"maîtresse". (On sait bien que personne n'est "maître" ou "maîtresse" d'un
chat. C'est lui qui "décide".)
Le soir, après la dernière sortie "hygiénique" des deux chiennes, il sait la
minute exacte à laquelle nous irons nous coucher. Dès que je sors de la
salle de bains, il observe le moment où je choisirai un livre, et, me
devançant, se dirige vers la porte de l'escalier menant à la chambre.
Dès que je l'ouvre, il s'élance, et je le retrouve déjà sur le lit, prêt à
se blottir sur mes jambes pour une douce nuit.
Alors, rien de nouveau sous le soleil, ou les étoiles, me direz-vous . . .
Si ! Pendant que je dîne, comme nous n'avons pas de chatière ici, n'étant
pas chez nous,nous ne pouvons en mettre une, je lui ouvre la porte-fenêtre,
et  le laisse sortir pour une dernière exploration "nocturne".
De tout temps, comme tous les chats, il sait, se tenant sur deux pattes,
se montrer à la vitre pour observer, ou signaler son retour. 
Lorsqu'on ne le remarque pas, un miaulement bref, mais éloquent, avertit
de l'intention de Monsieur de poursuivre au plus vite sa soirée sur le canapé.
Gratter aux carreaux, il pourrait le faire. Cela lui arrivait parfois, étant
plus jeune.
Mais maintenant, depuis quelques jours, juché sur deux pattes, le museau
contre la vitre, une patte à plat sur celle-ci, il frappe de l'autre deux ou
trois petits coups secs. Tout à fait semblables à ceux qu'utiliserait un
humain pour demander la permission d'entrer.
Alors, pas besoin d'oeilleton pour vérifier si celui qui frappe si tard est
le bienvenu. La petite bouille tigrée aux oreilles pointues s'est montrée, et,
sûre de son "pouvoir", est "retombée sur ses pattes", cachée à notre vue,
mais prête à rentrer, l'air détaché et nonchalant, dès que j'entrebaillerai
la porte. 
 
 
 
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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 19:26

                        Pour le défi d'Evy    ( N°149 )

              BLOG " PLUME DE POETE ET SES DEFIS"

                 http://plume-de-poete.over-blog.com/

                      Thème : Vous souvenez-vous ?

          . . . D'un grand moment de votre vie,

                                    mais aussi de ces petits riens . . .

       
 

 

   

       Quand Maurice-Le-Chat était jeune, du vivant de mes parents,

lorsque j'allais passer quelques jours chez eux, je l'emmenais.

Il lui arrivait de disparaître dans la journée, mais en règle générale, on

le retrouvait vite. Furetant parfois dans un coin de la cour. Inspectant du

bric-à-brac sous l'abri en tôles. Ou souvent à la cave. Elle était très

vaste et encombrée, mais ma mère n'avait pas son pareil pour l'y dénicher.

N'y descends pas, lui disions-nous, depuis le temps qu'on l'appelle, il n'y

est pas, c'est sûr. Il serait venu ! Elle s'entêtait, et on la voyait revenir,

assez vite, serrant fièrement le chat dans ses bras.

Et il se laissait faire, lui, le sauvage, qui acceptait si peu de bras...

Une fin d'après-midi, ouvrant la porte de la terrasse, elle poussa un cri. 

Maurice venait de déposer à ses pieds un gros pigeon, hélas tout à fait

mort. Elle en fut bien ennuyée, le voisin avait un pigeonnier, et il n'y avait

guère de doute sur la provenance de l'animal.

Elle était en même temps très émue, le chat la regardait avec adoration,

et  elle savait que ce cadeau était pour elle.

Les jours suivants, elle surveilla de près Maurice, pour éviter toute

récidive.

Cela lui fut facile, il ne la quittait pas d'une semelle. Ils faisaient la sieste

ensemble l'après-midi, elle disait que ses ronrons la berçaient.

Une fois, pourtant, à son réveil, elle ne le trouva pas blotti contre elle.

On chercha, on appela. Elle inventoria la cave, sans résultat...

Bien qu'il sembla impossible que le chat ait quitté la maison, les portes

étant toutes fermées, elle alla discrètement "zieuter" dans le jardin du

voisin... Rien...

Ce fut mon père qui le trouva. Dans le lit des poupées, qu'il avait fabriqué

lui-même tant d'années auparavant. Le baldaquin parfaitement fermé ne

laissait rien voir, nous affirma-t-il. 

Maurice s'était faufilé sans rien déranger. Les deux pans du rideau avaient

repris leur place après son passage. 

Papa avait pensé à ce lit, se disant : 

"Si j'étais un chat, où aimerais-je  faire la sieste ? "

Voyant tout en ordre, il n'avait écarté doucement le rideau que par acquit

de conscience. Il aurait été bien dommage qu'il ne l'ait pas fait, non pour

Maurice, qui aurait fait sa réapparition en fin d'après-midi, mais pour

nous tous.

Un doigt sur la bouche, mon père vint nous chercher. Et l'on contempla

Maurice, d'habitude si vigilant, dormant, en toute confiance, dans le lit des

poupées... Indifférent à tout, au comble du bonheur... 

Papa referma doucement le rideau sur ce spectacle, et nous sûmes

tous que cette image, si simple, resterait gravée dans notre esprit.

Parmi les petits moments de douceur dont on aime se souvenir...

 

 

 

                                                               Cacao.

 

                            (Article précédemment publié en février 2012,

                            mais correspondant au thème  de ce défi d'Evy.) 

 

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 18:29
Il y a un an, Maurice-Le-Chat nous quittait...
Il y a un an, Maurice-Le-Chat nous quittait...
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 18:12

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      Je vous souhaite un très bon NOËL !

 

 

 

 

 

Je pense souvent à vous tous. Peu de nouvelles à

 

 

 

vous donner. Le petit Maurice a été endormi par la

 

 

 

vétérinaire le 18 septembre, à l'âge de 19 ans, 2 mois,

 

 

 

10 jours. C'est un bel âge... Marcella et Sloopy vont

 

 

 

bien. Peut-être reviendrai-je de temps en temps en 2015,

 

 

 

l'avenir le dira...

 

 

 

Que cette période de fêtes vous soit douce !

 

 

Avec toute mon amitié.

 

 

 

                                                Cacao.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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